11/11/2005

Sanatana Dharma à Rodrigues


 
 
 
 

Rodrigues Hindu Sabha

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Mon Temple

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10/11/2005

Comme un ami intime

 

 

Badger, Californie, 16 juin 2005                         

 

 

Ceux qui sont avisés et intelligents doivent dès maintenant mettre en pratique ces enseignements. S’il est très facile de parler de ces sujets, il est bien plus difficile de les appliquer. Srila Sukadeva Gosvami nous dit:

ayur harati vai pumsam

vayann astam ca yann as

tasyarte yat-ksano nita

uttama-sloka-vertaya

«A chaque aurore et chaque crépuscule, le soleil écourte la durée de l’existence de tous les êtres, sauf de celui qui consacre tout son temps à s’entretenir du Seigneur, la source de toute heureuse fortune.» (Srimad-Bhagvatam 2.3.17)

C’est l’un des versets choisis par Srila Bhaktivinoda Thakura dans son commentaire du Srimad-Bhagvatam: Bhagavat-arka-maricimala. Vous avez entendu l’histoire des deux rats, l’un noir, l’autre blanc, qui représentent le jour et la nuit. Ils grignotent une branche, imageant l’existence, le temps qui passe. Cette alternance jour-nuit vient du mouvement du soleil, ainsi le soleil réduit-t-il la durée de notre vie. Vous ignorez combien de jours, d’heures ou de moments il vous reste à vivre, mais vous pouvez comprendre que le soleil réduit ce temps. Il peut raccourcir l’existence de chacun, mais pas de celui qui chante et se souvient des gloires du Seigneur Sri Krishna.

 

srnvatah sraddhaya nityam

grnatas cas va-cestitam

kalena natidirghena

bhagavan visate hrdi

 

«Ceux qui écoutent régulièrement le Srimad-Bhagavatam et en prennent au sérieux les enseignements verront Dieu, la Personne Suprême, Sri Krishna, Se  manifester très bientôt dans leur cœur.» (Srimad-Bhagavatam 2.8.4)

 

pravistah karna-randhrena

svanam bhava-saroruham

dhunoti samalam krsnah

salilasya yatha carat

«Dans Sa manifestation sonore, celle du Srimad-Bhagavatam, Sri Krishna, l’Ame Suprême, pénètre le cœur du bhakta réalisé et siège sur le lotus de sa relation d’amour, le purifiant ainsi de la poussière de la concupiscence, de la colère et de la convoitise, accumulée au contact de la matière. Son action est donc comparable à celle d’une pluie d’automne qui assainit les bassins d’eau boueuse.» (Srimad-Bhagavatam 2.8.5)

Si vous avez foi dans les paroles du guru, des sadhus et des sastras, alors, par le simple processus de l’écoute, vous serez facilement libérés de toute difficulté et de tout problème. Si vous avez une telle foi et prenez la peine d’écouter, vous serez immédiatement libérés. Dans le verset ci-dessus, il est précisé «très bientôt», qui signifie après quelques jours ou encore dans un délai très court. Cependant, dès le début du Bhagavatam, Srila Sukadeva Gosvami dit plutôt «immédiatement.»

 

dharmah projjhita-kaitavo ‘tra paramo nirmatsaranam satam

vedyam vastavam atra vastu sivadam tapa-trayonmulanam

srimad-bhagavate maha-muni-krte kim va parair isvarah

sadyo hrdy avarudhyate ‘tra krtibhih susrusubhis tat-ksanat

 

«Rejetant complètement toute activité religieuse motivée par un quelconque désir matériel, ce Bhagavata Purana dévoile la vérité la plus haute, accessible aux dévots dont le cœur est totalement pur. Cette vérité la plus élevée qui soit distingue la réalité de l’illusion pour le bien de tous. Elle met littéralement fin aux trois formes de souffrance. Ce magnifique Bhagavatam, compilé par le grand sage Sri Vyasadeva, suffit en lui-même à conférer la réalisation spirituelle, la réalisation de Dieu. Le Seigneur Suprême s’établit dans le cœur de celui qui écoute attentivement et avec soumission le message du Bhagavatam.» (Srimad-Bhagavatam 1.1.2)

Les mots tat-ksanat cités à la fin du verset ci-dessus signifient «immédiatement». Comme c’est merveilleux! Nous devrions donc écouter hari-katha, mais au lieu de cela nous préférons écouter des sujets favorisant la gratification des sens. Nous devons écouter hari-katha avec foi. Ainsi, sans délai aucun, immédiatement, Sri Krishna viendra dans notre cœur comme un ami intime. Il nettoiera et enlèvera tout désir matériel, anartha (mauvaise habitude) et aparadha (offense) qui s’y trouve. Simplement en écoutant avec foi ce qui Le glorifie, Krishna entrera dans votre cœur et y accomplira ce qui est nécessaire.

Il était une fois un rishi nommé Khatvanga Maharaja qui remporta une bataille contre les démons sur les planètes édéniques. Le fils de Sankara (Siva), Kartikeya, qui était le commandant en chef des devas, lui dit: «Nous sommes très satisfaits de toi, tu peux nous demander une bénédiction».

Khatvanga Maharaja déclara: «Je souhaite la véritable libération, c'est-à-dire le service du Seigneur Krishna. Si vous ne pouvez me l’accorder, eh bien dites-moi alors combien de jours ou d’années il me reste à vivre?» Il lui répondit: «Il ne te reste que 12 minutes». Ce à quoi il répliqua: «Alors emmenez-moi à Vrindavana». Les devas l’y emmenèrent et il dédia le restant de sa vie à Krishna. Il abandonna son royaume et ses attachements à femme et enfants et médita sur Sri Krishna. Il existe de nombreux exemples comme celui-là.

Une âme conditionnée doit suivre la vaidhi-bhakti (voir note 1). Atteindre raganuga-bhakti (voir note 2) est très rare. Nous ne devons pas prétendre être déjà des raganuga-bhaktas.

Dans notre gaudiya-vaisnava-sampradaya, nous lisons et écoutons le Srimad-Bhagavatam et le Caitanya-caritamrita, qui, bien que semblant relever de la vaidhi-bhakti, nous accorderont très rapidement raganuga-bhakti. Nous devons suivre la vaidhi-bhakti et alors la raganuga-bhakti apparaîtra.

Qu’est-ce que la sadhana-bhakti?

krti-sadhya bhavet sadhya

bhava sa sadhanabhidha

nitya-siddhasya bhavasya

prakatyam hrdi sadhyata

 

 «Lorsque le service de dévotion transcendantal par lequel s’obtient le pur amour pour Krishna est accompli par les sens, il a pour nom sadhana-bhakti, c’est-à-dire la pratique réglée du service de dévotion. Une telle dévotion existe éternellement dans le cœur de tout être vivant. L’éveil de cette dévotion éternelle est le résultat de la pratique du service dévotionnel.» (Caitanya-caritamrta, Madhya lila 22.105)

Ce que nous, âmes conditionnées, pratiquons n’est pas la sadhana, parce que nous chantons et méditons, certes, mais sans but véritable. Par l’accomplissement d’une véritable sadhana-bhakti, nous pouvons atteindre bhava-bhakti. Qu’est-ce que bhava-bhakti?

 

suddha tattva visesatma

prema siryamsu samya bhak

rucibhis citta-marnya

krd asam bhava ucyate

«Lorsque le service de dévotion est accompli au niveau transcendantal (la pure vertu), il est pareil au rayon du soleil de l’amour pour Krishna. Il adoucit le cœur de ses diverses saveurs et se nomme alors bhava (émotion transcendantale).» (Caitanya-caritamrta, Madhya-lila 23.5)

Ici, ruci signifie le désir de servir Krishna. C’est à ce moment que cit (le cœur) fond; cela se nomme rati ou bhava. C’est lorsque le cœur est consumé de ce sentiment au cours de la sadhana que bhava se manifeste. Si vous pratiquez le chant et le souvenir après avoir défini votre objectif de même que le sentiment spirituel auquel vous aspirez, bhava-bhakti apparaîtra. Alors que si vous êtes déjà au niveau de bhava, votre souhait sera d’atteindre prema. Tel est le processus, et le progrès peut être très rapide.

 

ko nama loke purusartha saravit

pura-kathanam bhagavat-katha-sudham

apiya karnan jalibhir bhavapaham

aho virajyeta vina naretaram

 

«Qui donc, parmi les humains, peut vivre en ce monde et ne pas s’intéresser au but ultime de l’existence? Qui peut refuser le nectar des récits concernant les activités du Seigneur Suprême, lesquels suffisent pour nous affranchir de toute souffrance matérielle?» (Srimad-Bhagavatam 3.13.50)

Sri Krishna Se déguisa un jour en ange et Il Se rendit au village de Yavat, où Srimati Radhika était assise avec Ses sakhis. Il apparut sous la forme d’une très jolie jeune fille au teint sombre. Radhika demanda à l’une de Ses sakhis: «Qui est cette personne?» La sakhi répondit: «Je ne sais pas, mais elle est très attirante. C’est la première fois que nous la voyons.»

Srimati Radhika Se leva et accueillit la jeune fille. Elle S’enquit: «Qui es-tu et d’où viens-tu? Tu ressembles à un ange.»

La fille garda le silence. Alors Srimati Radhika demanda: «Pourquoi as-tu l’air si triste? Y a-t-il quelque chose qui te perturbe? Tu peux M’en parler et Je te donnerai un remède. Lorsque nous rencontrons une souffrance, celle-ci s’évanouit lorsqu’on en parle à autrui. Peut-être ton mari ne se comporte-t-il pas correctement et, de ce fait, tu ne ressens pas d’amour pour lui. Peut-être ne l’aimes-tu pas et as-tu quelque attraction pour une autre personne. Est-ce là ton problème?»

La jeune fille restait grave et ne prononçait toujours pas un mot. Srimati Radhika lui dit alors: «Peut-être as-tu mal à la tête ou à une autre partie du corps, ce qui explique la raison de ton silence. Mon père M’a donné un peu d’huile de massage maha-narayana. Elle peut soigner n’importe qui et le rendre très heureux. Je t’en mettrai un peu, car tu es Ma sakhi.» Mais la fille ne parlait toujours pas.

Que se passa-t-il ensuite? Je vous en parlerai plus tard. C’est un divertissement très mystérieux et merveilleusement doux que vous pourrez bientôt lire, car je vais le publier. (Cette publication se nomme Prema-samputa. Elle est la traduction de Srila Narayana Maharaja du livre du même nom écrit par Srila Visvanatha Cakravarti Thakura.)

Srila Rupa et Srila Sanatana Gosvamis avaient l’habitude de s’entretenir de doux divertissements comme celui-là. C’est ainsi qu’ils se souvenaient de Sri Krishna et Srimati Radhika. Ils écoutaient et se demandaient: «Que se passa-t-il ensuite? Et après?» Suivez ce principe et vous verrez que vous oublierez tous vos désirs matériels.

Gaura premanande!

Note 1: On doit servir Krishna selon ces principes régulateurs, mais si l’on développe l’amour pour Krishna tel que le vivent au quotidien les habitants de Vrajabhumi, on atteindra la plateforme de raganuga-bhakti. Qui a développé cet amour spontané est éligible pour s’élever à la dimension que savourent les habitants de Vrajabasis. A Vrajabhumi, il n’y a pas de principe régulateur nécessaire au service de Krishna. Au contraire, tout y est accompli par amour spontané pour Lui. (Caitanya-caritamrta, Madhya-lila 8.221 Teneur et portée de Srila Prabhupada)

«Le service d’amour spontané est vivement exprimé et manifesté par les habitants de Vrndavana. Leur service de dévotion s’appelle raganuga-bhakti.» (Caitanya-caritamrta, Madhya-lila 22.154)

Note 2: Ceux qui ont atteint la plateforme de l’attachement spontané dans le service de dévotion l’accomplissent sous la tutelle d’un maître spirituel authentique selon les principes régulateurs mentionnés dans les Ecritures révélées. Ce service se nomme vaidhi-bhakti. (Caitanya-caritamrta, Madhya-lila 22.109)

Edition: Syamarani Dasi     Traduction: Krishna-bhakti Dasi    Saisie: Vishnupriya Dasi

Correction: Syamananda Dasa      Source : mail du forum Krishna Bhakti dasi

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07/11/2005

Satsang du 29 actobre 2005

 

La nature immortelle de l’univers apparaît

Dans le cœur des humains mortels

Et elle les bénit

Dans toutes leurs aspirations sacrées

Par la splendeur spirituelle,

Réfléchissant un amour intense

Et connaissant tous les secrets de la sagesse,

Elle brille infiniment !

Rg.3.1.18

 

 

ENSEIGNEMENT :

 

Ce soir nous célébrons la Dîpa-pûjâ que nous aurions dû faire le soir du Dîpâvali. Mais pour des raisons de calendrier, il ne nous a pas été possible de le faire le jour voulu.

Nous savons tous que le Dîpâvali est la célébration du Bien sur le Mal. Mais si nous regardons de plus près, nous voyons que toutes les cérémonies hindoues ne cessent de célébrer cette Victoire inéluctable. Le mal ne peut en aucun cas triompher définitivement. Le temps, kâla, ramène toujours la raison à ceux qui l’ont perdue.

Nous ne sommes pas ici ce soir, juste pour faire un rituel mécanique mais nous sommes ici pour célébrer la Lumière. Nous sommes comme les habitants d’Ayodhya qui s’apprêtaient à célébrer le retour de leur prince héritier qu’ils allaient couronner roi. Je veux bien sûr parler de Shri Râma, l’incarnation du dharma, qui fut exilé pendant quatorze années au fin fond des forêts denses de l’Inde ancienne.

 

Pendant quatorze années, les citoyens d’Ayodhya qui savaient que Shri Râma avait été exilé injustement, ont patienté car ils savaient qu’Il reviendrait glorieux monter sur le trône des Raghu.

Quelle joie, quel bonheur immense, avaient-ils dans leur cœur lorsqu’ils apprirent la nouvelle du retour du Seigneur.

 

Pour vous comprendre leur tristesse pendant cet exil, lisons le passage du Râmâyana qui décrit le départ de Shri Râma pour la forêt, dans le chant 41 de l’Ayodhya Khanda (p.390) :

« Alors que Shri Râma (ce tigre parmi les hommes) quittait Ayodhya, les mains jointes, un cri plaintif surgit des entrailles des dames du gynécée : « Où va le Seigneur qui était le refuge des faibles, des indigents et des oubliés ? Où va ce Prince pour qui le plaisir et la douleur ne faisaient pas de différence, qui ne perdait pas son sang-froid même lorsqu’il était attaqué, qui évitait les mots provocateurs et qui pacifiaient tous ceux qui étaient en colère ? Où va cette grande âme, Shri Râma, qui est doté des qualités exceptionnelles et qui se comportait avec nous comme si nous étions sa propre mère, Kausalya ? Où part Shri Râma qui est non seulement notre protecteur mais aussi celui du monde entier, Lui que son père, tourmenté par Kaikeyi, a dit de partir en forêt ? Qu’il est insensé ce roi qui exila le vertueux prince Râma qui est le support de la création toute entière et qui est établi dans la vérité ! »

 

Frappées de douleurs, les dames se lamentaient ainsi et criaient au plus fort de leur voix comme des vaches pleurant leurs veaux.

 

En entendant la plainte du gynécée, le roi Dasharatha qui était déjà tourmenté par le chagrin dû à la séparation avec son fils, tomba encore plus dans la détresse. Aucune offrande ne fut faite dans le feu sacré par ceux qui en étaient en charge. Personne ne faisait cuire à manger à la maison. Les gens ne s’occupaient plus de leurs affaires. Et le soleil était hors de vue. Les éléphants laissaient l’herbe tomber de leur bouche. Les vaches refusaient aux veaux de s’allaiter. Les mères ne se réjouissaient plus de voir leurs nouveaux-nés. Se mettant en conjonction avec la lune, Trishanku, Mars et même Jupiter et Mercure, ainsi que tous les astres, assumaient un aspect terne. Les cases lunaires perdaient de leur brillance et les planètes leurs splendeurs. Allant sur une mauvaise voie, elles jetaient une pâle lumière dans les cieux. Poussé par un éclat de vent, une masse de nuages se leva comme un océan turbulent. Shri Râma, parti pour la forêt, la ville d’Ayodhya tremba. Tous les points cardinaux devinrent obscurs comme s’ils étaient enveloppés dans la nuit. Aucune planète, aucun astre n’émettait la moindre lumière. Tout d’un coup, les habitants d’Ayodhya furent réduits au pire désespoir. Personne ne pouvait donner la moindre idée à la nourriture ou au plaisir. Tourmentés par le chagrin, les habitants d’Ayodhya maudirent l’empereur. Les hommes qui marchaient dans les rues avaient leurs visages recouverts de larmes. Personne n’était joyeux, tout le monde était plongé dans le chagrin.

 

Aucune brise fraîche ne soufflait ni la lune n’avait un aspect placide, ni le soleil ne réchauffait les gens de ses rayons. Tout le monde était perturbé. Les fils étaient indifférents envers leurs mères ; les maris n’étaient d’aucune utilité pour leurs épouses, et les frères pour leurs frères. En renonçant à tout, leurs pensées concentrées sur Shri Râma seulement. Tout ceux qui étaient les amis de Shri Râma étaient perplexes, n’avaient plus sommeil et ils avaient un excès de chagrin. Par la peur et le chagrin, la ville d’Ayodhya était perturbée… »

 

Nous comprenons mieux d’après ce passage du Râmâyana pourquoi le retour de Shri Râma est, en fait, le retour de la Lumière. Dans l’hindouisme, Il est la manifestation même de Dieu. Ce texte - comme tous les autres textes hindous d’ailleurs - nous montre comment nous sommes lorsque nous ne sommes pas en présence de la Lumière du Suprême. C’est la raison pour laquelle lorsque le prêtre tourne la lampe au camphre, un des mantras déclare : « Tam eva bhântam anubhâti sarvam ! Lui seul brille, tout brille ensuite ! »

 

Pour réussir notre vie complètement, nous devons réaliser que Sa Lumière est la seule vraie lumière. Nous pouvons le faire que lorsque nous rangeons les lampes que sont nos pensées - embrouillées la plupart du temps.

 

Prions le Suprême pour que Sa Lumière resplendisse dans nos cœurs et dans nos vies afin d’atteindre le vrai but de notre vie sur terre.

 

Source : mail (Satsang du 29 octobre 2005) Swami Paramânanda Shri  Ramakrishna Math


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01/11/2005

Happy Diwali

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31/10/2005

La signification de «Radhe»

La Haie, Pays-Bas, 9 juillet 2005

Comme une invocation pour le 10ème festival en Hollande, Srila Narayana Maharaja demanda aux dévots de chanter la prière de Srila Rupa Gosvami: Radhe, jaya jaya madhava dayite. Il en donna ensuite une explication élaborée.

 

radhe, jaya jaya madhava dayite

gokula-taruni mandala mahite

damodara-rati vardhana-vese!

hari-niskuta-vrndavipinese!

vrsabhanu-dadhi-nava-sasi-lekhe!

lalita-sakhi! guna-ramita-visakhe!

karunam kuru mayi karuna-bharite!

sanaka-sanatana-varnita-carite!

Radhe – Quelle est la signification de Radhe? «Aradyate iti» – le Seigneur Sri Krishna glorifie Srimati Radhika, tout comme Radha Le glorifie. Lorsqu’Elle apparut du côté gauche de Krishna au moment de la rasa-lila, Elle S’empressa de L’adorer et Lui fit de même. «Radhe jaya jaya – Radhe! Toutes gloires à Toi! Toutes gloires à Toi!»

Madhava dayite – Tu es très chère au Seigneur Madhava et très proche de Lui.

 

yasyah kadapi vasanancala-khelanottha

dhanyati-dhanya-pavanena krtartha-mani

yogindra-durgama-gatir madhusudano’pi

tasya namo’stu vrsabhanu-bhuvo dise’pi

«Je rends hommage au lieu où se tient la fille de Sri Vrsabhanu. Lorsque la brise qui vient de cette direction fait onduler les voiles de Son vêtement, Le Seigneur Krishna, que ne peuvent même atteindre les plus parfaits des yogis, pense que Sa vie est un véritable succès.» (Radha-rasa-sudha-nidhi 2)

Un jour, Sri Krishna fit quelque chose qui vexa Srimati Radhika et Elle Se mit à bouder. Elle était assise sur les bords du Radha-kunda et Krishna Se trouvait de l’autre côté. La brise qui soufflait emporta avec elle les effluves du parfum de Radha jusqu’à l’endroit où Se tenait Krishna. Il S’exclama: «Ma vie est un succès! Ma vie est un succès!»

De nombreux sages et saints rois sont à même de contrôler leur mental et de le purifier. Cependant, même dans leur méditation, ils ne peuvent toucher les pieds de lotus de Sri Krishna. Par contre, le moindre contact avec Radhika, comme ici, le parfum émanant de Son voile, a submergé d’amour Krishna. Radha est si glorieuse.

 

venu karan nipatitah skhalitam sikhandam

bhrastam ca pita-vasanam vraja-raja-sunoh

yasyah kataksa-sara-ghata-vimurchitasya

tam radhikiam paricarami kada rasena

 

«Quand aurai-je l’immense joie de servir Srimati Radharani? Fasciné par Son regard langoureux, Krishna s’évanouit, Sa flûte tombe, les plumes de paon se détachent de Sa tête et Son châle jaune glisse de Son cou.» (Radha-rasa-sudha-nidhi 39)

Srila Prabodhananda Sarasvati écrit: «Quand aurai-je la chance de servir Srimati Radhika, totalement imprégné de rasa, manjari-rasa, qui est si élevé, bien plus encore que le sont les degrés d’amour transcendantal de sneha, man, raga et anuraga

 

akhila rasamrta murtih prasmara

rucir uddha taraka palih

kalita syama lalito

radha preyan vidhur jayati

 

«Toutes gloires au Seigneur tout-puissant Sri Krishnacandra, qui possède toutes les excellences et personnifie la félicité transcendantale caractérisée par les douze formes de rasa – les cinq principaux (mukhya rasasanta, dasya, sakhya, vatsalya et madhura) et les sept secondaires (gauna rasa – le rire, l’émerveillement, la compassion, la colère, la peur, l’héroïsme et le dégoût). Par l’éclat de Ses membres, qui rayonne dans toutes les directions, Il a subjugué les yuthesvaris, les chefs de file des différents groupes de gopis, nommément Taraka (vipaksa – représentant un groupe rival de celui de Sri Radha) et Pali (tatastha paksa – représentant un groupe neutre). Il a rallié à Lui Syamala (suhrta paksa – représentant un groupe ami) et Lalita (svapaksa – appartenant au propre groupe de Srimati Radhika). Il est radha-preyan, le bien-aimé de Radha, ce qui signifie qu’étant sous le contrôle du prema de Srimati Radhika, qui est la personnification du mahabhava des yuthesvaris, Il est sans cesse consciemment absorbé à Lui inspirer de l’amour pour Lui.» (Bhakti-rasamrita-sindhu 1.1.1)

Lorsque Sri Krishna joue de la flûte, Il contrôle toutes les gopis. Il est un océan de rasa. Par Sa beauté et la mélodie de Sa flûte, Il contrôla Taraka, Pali, Candravali, Bhadra, Syamala et Lalita. Il contrôla également les vaches et les veaux. Pourtant, lorsqu’Il vit Srimati Radhika, Sa flûte Lui glissa des mains et Sa plume de paon tomba à Ses pieds de lotus.

Brasdanca pita vasanam – Il ne Se rendait pas compte que Son châle jaune glissait aussi. Il devint comme fou et S’évanouit aussitôt. Srimati Radhika est si glorieuse que Srila Rupa Gosvami chante: «Radhe! Jaya jaya madhava dayite!»

Srila Sukadeva Gosvami a cité Sri Krishna dans le Srimad-Bhagavatam:

 

na paraye’ham niravadipa-samyujam

sva-sadhu-krtyam vibudhayusapi vah

ya mabhajan durjara-geha-srnkhalah

samvrscaya tad vah pratiyatu sadhuna

 

«Je ne pourrai jamais rembourser la dette que j’ai envers vous, même durant toute une vie de Brahma. Votre service est exempt de tout reproche, parfaitement pur. Vous M’avez adoré, brisant tout attachement familial si difficile à rompre. Aussi, que vos glorieuses activités soient votre récompense.» (Srimad-Bhagavatam 10.32.22)

Srila Jayadeva Gosvami a fait de même dans son Gita-govinda:

 

smaragerala kaudanam

mama sirasi mandanam

dehi pada pallavam udbharam

 

Sri Krishna mendie auprès de Srimati Radhika: «O Devi, Je Me tiens les oreilles (voir note 1). J’ai commis une erreur. Je promets que dans le futur, Je n’accomplirai plus aucune offense à ton encontre. Sois satisfait de Moi. J’offre Ma flûte et Ma plume de paon à Tes pieds. Je ne peux tolérer Ta séparation même pour un instant. Je mourrai sans Toi. Je T’en prie, pardonne Mes erreurs.»

Sri Jayadeva Gosvami ne pouvait pas écrire cela (voir note 2), mais nos Gosvamis, comme Srila Rupa Gosvami, qui est aussi Sri Rupa Manjari, purent le faire. Combien Radha est glorieuse! «Jaya jaya madhava-dayite – Sri Krishna est sous le contrôle de l’amour de Srimati Radhika.»

Gokula taruni mandala mahite – Beaucoup de gopis vivent à Gokula. Elles sont vraiment très jolies et tout particulièrement Candravali. Néanmoins, elle n’est pas aussi jolie que Radhika. Personne ici-bas n’est aussi proche et aussi cher à Krishna que Radhika.

Damodara rati vardhana-vese – Damodara est habituellement contrôlé par Sa mère, mais ici cela signifie qu’Il est maintenant sous le contrôle de Radhika. Vardana vese – C’est afin d’accroître l’amour et l’affection de Krishna qu’Elle apparaît de manière si charmante. 

Hari-niskuta-vrndavipinese – Hari signifie Krishna qui vole le cœur de tous les êtres, particulièrement celui des gopis. Son jardin est Vrindavana, où coule la rivière Yamuna, où les paons dansent et les coucous chantent. Partout, il y a des fleurs beli, cameli et kadamba. Tous les stimulis sont présents à Vrindavana. Krishna n’y est pas Vrindavanesvara (le Seigneur de Vrindavana). Parce que Vrinda a offert Vrindavana à Srimati Radhika, Celle-ci est Vrindavanesvari. Sri Krishna n’est pas Rasesvara (le Seigneur de la rasa-lila), c’est Radhika qui est Rasesvari! Le Seigneur Krishna est l’un des participants alors que Radhika est le tout. 

Jaya jaya – «Toutes gloires à Toi, Devi! Toutes gloires à Toi! Accorde-moi une goutte de Ta miséricorde.»

 

vrsabhanudadi-nava-sasi-lekhe

lalita sakhi guna ramita visakhe (verset 3)

 

«Tu es comme la lune qui est sortie de l’océan d’amour de Vrsabhanu Maharaja» (Le Srimad-Bhagavatam nous apprend que la lune est née du barattage de l’océan.)

 

Lalita sakhi guna ramita visakhe – «Tu es la sakhi de Lalita.» Qu’est-ce que cela signifie?

 

dhurte vrajendra-tanaye tanu susthu-vamyam

ma daksina bhava kalankini laghavaya

radhe giram srnu hitam siksayantim

devim gunaih sulalitam lalitam namami

 

«J’offre mes pranamas à Sri Lalita-devi, source d’abondantes vertus. Elle instruit Srimati Radhika: ‘O Kalankini, Radhe! Ecoute mes instructions, cela pour Ton plus grand bien! Vrajendra-nandana est très rusé et habile, aussi ne Lui dévoile pas Ton tendre attachement et Ta soumission (daksina bhava). Feins plutôt le désaccord en toutes circonstances.’» (Sri Lalitastakam 4)

 

Srimati Lalita-devi est si proche de Srimati Radhika que parfois elle La contrôle.

Dhurte vrajendra – dit Lalita. «Vrajendra-nandana (Sri Krishna, le fils de Nanda Maharaja) est un trompeur de première classe. Il est aussi noir à l’intérieur qu’à l’extérieur. Tu ne dois donc pas Lui être soumise. Agis toujours de manière à ce que ce soit Toi qui Le contrôle. N’abandonne pas ton man (Ta colère transcendantale).»

Radhika désire abandonner Son man, mais Lalita Lui demande de ne pas céder.

Radhe giram srnu hitam iti siksayantim – Lalita est le guru de Radhika. Et elle peut donner à quiconque le désire vraiment le dasya-prema, le service d’amour personnel de Srimati Radhika.

 

yam kam api vraja kule vrsabhanu jayah

preksya sva-paksa-padavim aniruddhayamanam

sadyas tad-isoa-ghadarena krtarthayantim

devim gunaih sulalitam lalitam namami

«J’offre mes hommages à Sri Lalita-devi, source d’abondantes vertus. Si elle sait qu’une jeune fille a ne serait-ce qu’un soupçon de désir pour servir sa priya-sakhi, sa chère amie, Srimati Radhika, elle en fait aussitôt part à Radha pour qu’Elle l’accepte parmi Ses proches. Radhika lui obéit et comble ainsi la prière de cette jeune servante.» (Sri Lalitastakam 7)

Visakha prit naissance le même jour que Radhika, ainsi sa beauté et ses autres qualités sont-elles similaires à celles de Radhika. Sa voix est très douce, plus douce même que celle de Krishna. Je prie pour qu’elle fasse de moi son disciple et m’apprenne à servir Radha et Krishna.

 

karunam kuru mayi karuna-bharite

sanaka-sanatana-varnita-carite

Dans ce verset, Srila Rupa Gosvami dit que même les brahmavadis de première catégorie comme Sukadeva Gosvami (lorsqu’il apparut en ce monde) et les quatre Kumaras (qui ont éternellement cinq ans, vont toujours nus et sont les premiers fils de Brahma) glorifient Srimati Radhika.

Nisanta-lila (les divertissements de Radha et Krishna qui précèdent l’aube) et les autres divertissements de l’asta-kala-lila (les 24 heures de la journée de Radha et Krishna) furent exposés au Seigneur Siva par les quatre Kumaras, qui les écrivirent ensuite dans le Brhat-vamana Purana.

Ainsi, Srila Rupa Gosvami glorifie Sanaka, Sananda, Sanat et Sanatana-kumaras. Dans un sens, Sanatana signifie Sanatana-kumara. Mais Srila Sanatana Gosvami a lui aussi glorifié Radhika, particulièrement dans son Brihad-bhagavatamrita et dans son commentaire du Srimad-Bhagavatam: Vaisnava Tosani.

Et nous glorifions nous aussi Radhika, afin que ce festival de Hollande soit un succès. Je sais que plus de 1000 dévots sont venus de différentes parties d’Europe, d’Australie, d’Angleterre, de Russie et d’autres pays. Il se peut qu’il y ait parfois des problèmes. Nul n’est à même de satisfaire tout le monde, et il est particulièrement impossible de satisfaire pleinement un enfant. Si certains problèmes surviennent, que ce soit l’hébergement ou le prasadam, je vous demande de tolérer. Vous êtes tous venus afin d’écouter les gloires de Krishna, hari-katha, et c’est ce que nous allons vous offrir. Nous vous donnerons ce hari-katha que Srila Bhaktivedanta Svami Maharaja, votre Prabhupada, a laissé pour moi. Il m’a dit: «Donne cela.» Essayez de boire ce nectar avec les deux récipients que sont vos oreilles. Srila Sukadeva Gosvami en a parlé, non pas ouvertement comme je le fais. Il n’a jamais mentionné clairement le nom de Radhika dans le Srimad-Bhagavatam, ni d’ailleurs les noms de Candravali ou Lalita et Visakha. Mais Srila Bhaktivinoda Thakura, lui, les a révélés, et c’est dans sa parampara, en marchant sur ses traces, que je vous répète de nombreux noms secrets et les doux divertissements qui s’y rapportent. Essayez de prendre tout cela dans votre cœur et de prêcher notre mission partout dans le monde. Ne faiblissez pas.

Radhe! Jaya jaya madhava dayite!

Note 1: tirer sur ses propres oreilles avec ses mains signifie qu’on admet avoir commis une offense et qu’on demande pardon.

Note 2: Jayadeva Gosvami hésitait à écrire le verset complet parce qu’il avait en lui quelques traces de sentiments d’opulence vis-à-vis de Krishna. Aussi, lorsqu’il s’absenta, Krishna Lui-même, sous la forme de Jayadeva, Se rendit chez lui et écrivit le reste du verset.

Edition: Syamarani Dasi      Traduction: Krishna-bhakti Dasi      Saisie: Vishnupriya Dasi

Correction: Syamananda Dasa    Source : mail du forum Krishna Bhakti dasi

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30/10/2005

A ne pas manquer


 
Lundi 31 octobre, Canal+,
le grand journal, à 19h 10 avec Michel Denisot :
interview de Mata Amritanandamayi, invitée exceptionnelle.
Pendant une vingtaine de minutes (en clair)

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Satsang du 29 octobre 2005

 

 

 

Infinis sont Tes pouvoirs

Et Ta capacité d’attirer et de rejeter,

Comme les océans !

Par Ta radiance, Tu protèges la création toute entière !

Comme l’océan, Tu rassembles

Et comme les rayons du soleil, Tu disperses !

Ôg Veda.1.8.7

DIPÂVALI

La Fête hindoue de la Lumière

 

Dipâvali est probablement la plus grande fête au niveau national en Inde. Cette fête est célébrée par tous les gens quels que soient leurs niveaux dans la société, des Himâlayas au nord au Cap Kanyakumârî à la pointe sud de l'Inde. C'est aussi l'une des plus importantes fêtes du calendrier tamoul. Les gens attendent avec ferveur le mois d'Ayippasi, débutant vers la mi-octobre pour se terminer vers la mi-novembre du calendrier grégorien, car c'est un jour synonyme de joie et de bonheur. C'est un grand jour pour les nouveaux mariés car le couple est invité chez les parents de la femme où ils célèbrent leur premier Dipâvali après le mariage. Le mari reçoit de nombreux cadeaux. Les garçons font exploser des pétards toute la nuit et les filles reçoivent en cadeau des bracelets et des rubans. Tout le monde s'offre des sucreries.

 

LE BAIN

 

Les bains sont toujours associés aux fêtes en Inde, et plus particulièrement dans le Tamil Nâdu qui se situe dans la zone intertropicale. Pour toute fête de temple, il y a un bain, le tirthavâri, le dernier jour où la statue métallique symbolisant la divinité scellée dans le temple, est amené à la rivière ou au bassin du temple et y est baignée cérémonieusement. Mâsi magham est dévoué à un bain de mer alors que âdi-perukku est pour le bain de rivière. De la même manière, Dîpâvali, bien qu'étant la fête de la lumière (dîpa : lampe - âvali : rangée) est célébrée à l'aube par les Tamouls par un bain d'huile de noix de coco, la plupart du temps.

 

Dipâvali arrive le quatorzième jour de la quinzaine lunaire sombre où la lune décroît, dans le mois tamoul d'Aïppasi (octobre-novembre). Le jour suivant est la nouvelle lune, amavâsya ou amavâsai, pour lequel un bain rituel est prescrit.

 

En plus du bain, les membres de la famille doivent porter de nouveaux habits ce jour-là. La troisième chose importante à faire est la préparation et la dégustation de gâteaux et de sucreries. Les choses ayant évolué, les pétards sont devenus une tradition pour les plus jeunes.

 

Chaque partie de la fête a son importance. A moins qu'il y ait eu un deuil, toute la famille prend son bain d'huile. L'utilisation du sikkay (poudre de la noix à savon) pour éliminer l'huile des cheveux et du corps est une invention moderne. Les ruraux utilisent plutôt la poudre de la noix iluppai, obtenue après avoir retiré l'huile des graines, car c'est un bon produit pour éliminer l'huile du corps. Iluppai est aussi utilisé  pour éliminer la raideur dans les articulations chez les personnes âgées.

 

UNE FETE POPULAIRE

 

Dans les familles rurales, Dipâvali est non seulement une fête populaire mais aussi communautaire. La veille au soir, des cadeaux sous forme de riz, d'huile, et de savons, de veshtis et de serviettes sont faits aux artisans du village, ainsi que les paysans pauvres, le coiffeur, le charpentier, le maréchal-ferrand, etc. Les femmes des travailleurs agricoles reçoivent de nouveaux saris. Ainsi le jour du Dipâvali, personne dans le village ne peut s'empêcher de prendre un bain d'huile et de porter de nouveaux vêtements, à cause de sa pauvreté. Les bains avant le lever du soleil sont considérés comme aussi méritoires que celui que l'on pourrait faire dans la Ganga, d'où son nom Gangasnânam.

 

LES HABITS NEUFS

 

Dans le passé, en Inde, les gens vivaient pour atteindre certains buts dans la vie mais certaines choses étaient primordiales : manger et s'habiller. Tout comme la nourriture était dédiée à Dieu, de même les habits étaient aussi offert au Suprême avant d'être portés. A cette époque-là, beaucoup de gens avaient  le strict minimum pour s'habiller correctement. Ils s'achetaient une paire de saris ou de vestis pour toute l'année car le linge n'avait pour but que de se couvrir le corps, pas pour la mode ou montrer sa richesse.

 

Juste après le bain, la mère de famille allume une lampe et invoque le Seigneur Vishnou sous la forme de Lakshmi-Narayana ; elle y dépose tous les habits nouvellement achetés en signe d'offrande, de même que tous les gâteaux et les sucreries et ensuite, toute la famille s'habille et partage le copieux petit déjeûner.

 

LA FETE DE LA NOURRITURE

 

Les jeunes membres de la famille habillés de neuf, se prosternent devant leurs aînés et reçoivent leurs bénédictions avant le petit déjeûner. Dans les maisons orthodoxes, le petit déjeûner est pris avant l'aube. Il est constitué de plats habituels tels les idlis, dosais, etc., mais en ce jour de fête, une bonne dizaine de gâteaux et de sucreries améliorent l'ordinaire. C'était une question de prestige pour les populations rurales de faire leurs propres sucreries bien que maintenant beaucoup achètent les gâteaux à la pâtisserie du coin.

 

Dipâvali qui est une fête annuelle est l'occasion d'exprimer sa joie, d'où la cascade de gâteaux que l'on consomme pendant des jours entiers, ce qui devient une fête inoubliable. Ces gâteaux sont aussi distribués aux travailleurs du village. Il faut savoir que dans le Tamil Nâdou, la moyenne des agriculteurs fait deux récoles annuelles, la première s'appelant " kuruvai  "est faite au moment du Dîpâvali et l'autre, " samba ", est faite au Pongal. Ainsi, le surplus de dépenses occasionnées lors de ces fêtes est compensé par les ventes de riz.

 

Nous avons vu que le bain fait lors du Dîpâvali était considéré comme un bain dans le Gange que l'on appelle Gangâsnânam ; aprés celui-ci, les gens se rendent visite et se souhaitent les voeux en disant : " Gangasnânam acha ? Avez-vous terminé votre bain dans la Ganga ? "

 

L'autre particularité du Dîpâvali, nous l'avons vu, est l'apparition des pétards et des feux d'artifice pour le plus grand plaisir des enfants. Ceux-ci n'hésitent pas alors à ruiner leurs parents pour satisfaire leur goût et s'amuser. Par contre les filles qui craignent en général les explosions de pétards, se jettent plus sur les bracelets et les robes ou saris.

 

LES HISTOIRES

 

Le jour du Dîpavali est connu comme le Naraka Chaturdasi Dina, en mémoire de l'asura Naraka. On dit qu'il fut la progéniture de Vishnou et Bhudevi lorsque celui-ci s'était incarné en sanglier pour sauver la terre que le démon Hiranyaksha avait caché au plus profond des océans. Narakâsura régnait sur Prâgjyotishapura, " la ville de la lumière de l'est ". Etant né de Vishnou, il avait donc d'immenses pouvoirs qu'il utilisait malheureusement pour harasser les humains et les dieux. De plus, il avait dérobé la boucle d'oreille d'Aditi, la mère des dieux, ainsi que le parapluie de Varouna le dieu des océans. Les dieux prièrent donc Vishnou pour qu'il les débarassse de la menace de Narakâsura. Le Seigneur descendit sur terre avec Satyabhama, son conducteur de char. Il le tua le quatorzième jour après la pleine lune de ce mois d'Ayippasi, avant l'aube. Dans sa dernière volonté, Narakâsura demanda que celui qui se baigne rituellement ce jour-là et fait la fête, gagnera le ciel. Son souhait fut accordé et depuis les gens célèbrent ce jour-là sous le nom de Naraka-chaturdasi-snânam.

 

 Il y a une autre signification rattachée à ce jour. L'histoire de Bali est aussi très connue. Bien que de naissance asurique (non-divine), il fut un grand souverain qui avait acquis le droit de monter sur le trône d'Indra, le chef des dieux, de par ses actions vertueuses et ses austérités. Les dieux implorèrent donc Vishnou de venir à leur secours et d'humilier Bali. Le Seigneur vint donc sur terre sous la forme de Vâmana, un nain. Bali avait alors sacrifié ses biens en les distribuant à qui les lui demandait. Vint alors un nain qui lui demanda trois pieds de terre. Bali accepta la requête. D'un pas, le nain couvrit toute la terre, d'un second pied il couvrit les cieux. Ne manquait que le troisième pied, Bali comprit qu'il ne s'agissait pas d'un nain ordinaire mais du Seigneur Vishnou. Le souverain offrit sa tête pour que le dieu y posa son pied. Cela veut dire que des deux premiers pieds, Vâmana prenait possession de l'univers externe et qu'avec le troisième pied, il prenait possession du monde intérieur de Bali. C'est cela le plus grand sacrifice : l'offrande du monde intérieur, à savoir son cœur à Dieu. La plus grande prière de tout dévot est que Dieu entre dans son coeur même s'il doit se mettre à genou et plier la tête.

 

Telle la merveilleuse histoire de Bali. On dit qu'il continue de régner dans les mondes inférieurs et que Vishnou lui accorda la faveur que tous les mérites des bonnes actions faites sur terre lui reviendrait si les gens ne font pas les libations rituelles le jour d'amavâsai, la nouvelle lune du mois d'Ayippasi, en mémoire de leurs ancêtres. Ainsi une offrande rituelle d'eau à la mémoire des anciens est considérée par les Hindous comme très importante le lendemain du Dîpâvali.

 

Dîpâvali n'est pas célébrée de la même façon dans le Tamil Nâdou. Les gens près de Madras ne le célèbrent pas avec les nouveaux habits, ils les gardent pour la fête de la moisson ou Pongal. De plus le Dîpa-ârati, la rangée de lampes, est célébrée plus le jour du Kartigai Dipâm que le jour du Dîpâvali. Même le bain d'huile ne semble pas être suivi d'une manière générale surtout chez les habitants du delta de la Kâveri.

 

De plus chaque Etat de l'Inde a ses fêtes spécifiques : le Tamil Nâdou a son Pongal, le Kérala son Onam, le Mahârâshtra son Ganeshchaturthi, le Bengale sa Durgapûjâ, l'Orissa son Rathayâtra, et le nord de l'Inde son Holi. Mais Dîpâvali semble la fête populaire de tous les Hindous quelle que soit leur origine.

                Le Saurâshtra et le Râjâsthân commencent leur nouvelle année à compter de cette date où les commerçants font leurs bilans annuels et ouvrent de nouveaux livres après avoir invoqué Lakshmi, la déesse de la Prospérité et offert de la nourriture et des vêtements aux pauvres.

 

LE DIPAVALI POUR LES AUTRES COMMUNAUTES

 

Pour les Jaïns, le Dîpâvali est le jour où leur ving-quatrième " prophète ", Shrî Vardhamana Mahâvîra, atteignit l'illumination, le nirvâna. Il avait prêché pendant six jours à Bhavapuri, près de Patna, et quitta son enveloppe mortelle le septième jour. Le mythe dit que les êtres célestes allumèrent des rangées de lampe à huile pour célébrer son illumination. Cet événément marque le début de l'ère jaïne commencée il y a 2529 années de cela.

 

DIPAVALI A TRAVERS LES AGES

 

Dîpâvali n'est pas seulement une fête pan-indienne mais est aussi célébré au Népal, en Birmanie, en Thaïlande, et dans les pays où l'Hindouisme a été présent ou est encore pratiqué du fait de l'émigration indienne.

 

Il semblerait que cette fête a été célébrée en Inde depuis la nuit des temps et qu'elle serait même une fête pré-aryenne. On trouve sa trace dans certains anciens textes jaïns et hindous.

 

Dans le sud de l'Inde, il semble que cette fête ait eu du succès sous le règne des empereurs de Vijayanâgar. Un texte du XVème siècle, l'Akshabhairava Kalpa, décrit  la célébration par le souverain d'alors ; il mentionne le bain rituel, les habits neufs, la nourriture riche, les feux d'artifice et les rites au temple. Un texte sanskrit du XVIIème siècle dit même que les pétards servent à illuminer le chemin des ancêtres pour qu'ils visitent la maison de leurs descendants. Probablement, les pétards et les feux d'artifice viennent de Chine tels que le suggère le mot tamoul " sinavedi ", " pétard de Chine " tel qu'il est encore connu dans certains villages du Pays Tamoul.

 

Aucune mention du Dîpâvali dans les anciens écrits tamouls de l'époque pré-Sangam et Sangam. Ce n'est seulement qu'à partir du XVIème siècle que nous trouvons des références sur le Dîpâvali dans le Tamil Nâdou.

 

DIPAVALI DANS DIFFERENTES REGIONS

 

Dans le Karnataka, Etat voisin du Pays Tamoul, les gens croyent que Lakshmi demeure dans l'huile et Gangâ dans l'eau. Ce jour-là, ils préparent deux récipients : l'un contenant l'eau, décoré de fil jaune et de koumkouma, et l'autre contenant l'huile et un peu de poivre, coloré au safran (curcuma). Il y a des chants spéciaux pour le Dipâvali. Le jour aprés la nouvelle lune, amavâsai, s'appelle Bali pattimai, où l'on observe un jeûne spécial en l'honneur de Mahâbali.

 

Le Kérala a enrichi la littérature du Dipâvali par l'histoire du roi qui avait trois filles. Les deux premières étaient des hypocrites qui faisaient croire au roi qu'elles l'aimaient. Celui-ci maria sa troisième fille à un pauvre brâhmine. Ce dernier ne devait jamais rentrer chez lui le soir les mains vides. Un jour qu'il n'avait rien gagné, il ramena un serpent mort que son épouse jeta sur le toît de leur case. Un aigle qui avait volé le collier de perles favori du roi l'échangea contre le serpent. La fille ramena le collier à son père et lui demanda en échange que le jour du Dîpavali, aucune lampe ne doit briller dans son royaume. Il accepta mais Lakshmi qui rend visite aux foyers ce jour-là, ne trouva qu'une seule maison où la lumière brillait. Elle fit donc pleuvoir la richesse sur la case de la pauvre princesse qui fut ainsi réconciliée avec son royal père. Depuis ce jour, les gens du Kérala allument des lampes pour accueillir la Prospérité, Mahâlakshmi.

 

Une fête très importante, appelée Tiruvadira, a lieu à cette époque de l'année au Kérala, dont les acteurs principales sont les femmes.

 

Dans d'autres endroits de l'Inde, la fête dure trois jours. Le premier jour est le Naraka Chaturdashi. Le second jour est la nouvelle lune, amavâsya, dédié aux défunts et le troisième jour est plus important pour les Hindous du nord de l'Inde que pour les Tamouls. C'est la célébration du couronnement du roi Vikramâditya de la dynastie Gupta en 57 aprés J.C.

 

Le Dipâvali est aussi la célébration du retour du prince Râma à Ayodhya aprés 14 années d'exil tel que cela est décrit dans le Râmâyana.

 

SIGNIFICATION DU DIPAVALI

 

Dîpâvali ou rangée de lampes peut avoir une signification ésotérique pour les Tamouls hindous. Nous savons que les trois premiers Ajvars ont allumé la lampe de l'esprit et ont eu la Vision de Vishnou. Pour Poyhai Ajvar, l'univers était la lampe de Dieu, l'océan l'huile et le soleil la mèche. Pour Bhuttattajvar, l'amour de Dieu était la lampe, la sincérité le beurre clarifié et le mental la mèche. Dans la lumière produite par la flamme, Peryâjvar voyait  Lakshmi et la forme glorieuse de Vishnou.

 

Karaikkalammayar, une sainte shivaite, chanta un poème où elle déclare que sa langue est la lampe, les mots et leurs sens la mèche et l'huile Dieu.

 

Le mot tamoul pour une petite lampe est ahal. Le verbe ahal signifie éliminer l'obscurité et surtout l'ignorance spirituelle.

 

Pour l'Hindou ordinaire, le Dîpâvali est seulement la destruction de Narakâsura ou le retour de Râma à Ayodhya.

 

Si nous recherchons plus en profondeur nous voyons que Naraka signifie " enfer ". Il représente ici l'homme, fils de Dieu, qui transgresse les lois de la terre pour la dominer par des moyens âsurikas, démoniaques.

 

Source : mail (Satsang du 29 octobre 2005) Swami Paramânanda Shri  Ramakrishna Math


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28/10/2005

Bangladesh Human Rights

http://www.hrcbm.org/


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26/10/2005

Shubh Deepawali (Sampurn Pujan Vidhi) mp3

01. Sampurna Deepawali Mahatmay & Samigri
02. Shri Maha Laxmi Poojan Vidhi
03. Swasti Vachan
04. Sankalpa
05. Ganpati Poojan
06. Kalash Sthapna
07. Navgrah Avam Shodesh Matrika Poojan
08. Shri Mahalakshmi Poojan
09. Shri Kuber Poojan
10. Deep Mala Poojan
11. Aarti Laxmi Mata

12. Mantra Pushpanjali
13. Shhama Prathna
14. Vishesh Gyan Sutra

15. Shri Ganesh Dhun
16. Lakshmi Mantra
17. Shri Ganesh Aarti

 

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25/10/2005

premier novembre : DIWALI

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premier novembre : DIWALI

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23/10/2005

Satsang du 22 octobre 2005

 

 

 

PRÂTASMARANAM

Prière du matin

 

Om

 

Tu es grand, Seigneur !

Plus grand que le plus grand,

Au-delà de toute mesure !

Tu es sans limites,

Bien au-delà de l’espace céleste !

En fait, Tu es la source de toutes les grandeurs !

Ôg Veda.1.8.5

 

La perception de l'individu

 Vivre pleinement consiste à être pleinement conscient de ce qui est, percevoir les choses telles qu’elles sont. J’ai devant les yeux un monde dont je ne suis pas responsable. Il m’a été donné un corps physique, un jeu d’organes des sens, un mental. Peut-être que si j’avais pu donner mon avis à ce sujet, je les aurais fait différemment, mais ce n’est pas le cas. Ce décor ou ce cadre qu’on appelle le monde nous a été donné. Remarquez le mot “donné”. Cet homme, c’est mon père, donné. Cette femme, ma mère, donnée. Je suis né à une date donnée, un lieu donné. Cet autre homme, c’est mon oncle, donné. Celui-là, mon voisin, donné. Il se trouve que j’ai des relations diverses avec des gens divers, donné. Cette création est un décor ordonné, un ensemble organisé, donné. Ce n’est pas moi qui l’ai créé. C’est quelque chose qui est là et je me trouve confronté à ce monde.

 

Le monde se prête au regard de tout le monde. Mais est-ce que je vois le monde comme il est supposé être vu ? Est-ce que je le regarde tel qu’il est ou est-ce que je regarde un monde issu de mon imagination individuelle, construit par mon mental, mes limitations, mes peurs, mes anxiétés et mes inquiétudes ? En réalité, chacun vit dans son propre monde, un monde de projections, un monde élaboré par son propre mental. On ne voit pas au-delà de ce que l’on sait, et nos peurs et nos anxiétés conditionnent notre perception. En conséquence, un monde qui est simple, sans danger peut être pris pour un monde qui me veut du mal, qui semble avoir conspiré contre moi. C’est ainsi que l’on en arrive à condamner le monde. Une autre personne que moi, se trouvant dans ce même décor, portera un regard tout à fait différent sur le monde. La même personne peut aussi porter un regard différent sur le monde à des moments différents. Pourquoi ? Parce que l’on ne voit rien d’autre que ce que notre mental nous permet de voir.

 

La création individuelle

Nous avons dans la Gîtâ  une présentation claire de cette perception individuelle du monde, un monde coloré et déformé par les deux facteurs suivants : râga et dvesha, c’est-à-dire nos attractions et nos répulsions, nos préférences et nos aversions, nos attachements et nos dégoûts. L’aspect psychologique de l’individu est présenté en ces deux termes, râga et dvesha. J’ai un râga pour un objet quand je le trouve désirable, car en sa présence, je m’attends à être plus heureux, plus en sécurité que je ne le suis à présent. Dvesha est simplement le contraire, l’aversion pour un objet en présence, expérience ou possession duquel, j’ai le sentiment d’une menace à mon bonheur, à ma sécurité. Je veux acquérir et posséder les choses pour lesquelles j’ai un râga et je veux éviter ou éloigner de moi celles pour qui j’ai un dvesha. En fin de compte, ma vie toute entière se résume à exprimer ces râga et dvesha. Vous pouvez très bien vouloir partir de votre maison parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez vous. Cela est dvesha. Puis vous pouvez avoir le choix de l’endroit où aller et vous décidez alors d’aller écouter un Swami, c’est un autre type de râga – il est important pour vous de participer à ces conférences. Votre vie toute entière, vos efforts, vos luttes quotidiennes, ne sont qu’une expression de ces râga et dvesha.

 

J’ai lu et étudié la psychologie moderne, et je trouve que ce que présente la Gîtâ  convient aux besoins d’une personne normale. Comprenez, s’il vous plaît, que je ne parle pas de psychothérapie ou de psychologie clinique, qui est un domaine complètement différent. Je parle ici de la disposition psychologique d’une personne qui est décrite par ces deux termes, râga et dvesha. Ce que dit la Gîtâ  à ce sujet est suffisant pour découvrir et vivre une vie de maturité.

 

Quand il y a un râga pour quelque chose, vous voulez l’acquérir, si vous ne l’avez pas encore. Cela peut être de l’argent, une maison, un endroit où vous voulez vous rendre. Il y a de nombreuses choses que vous n’avez pas actuellement et que vous aimeriez bien posséder. Et il y a de nombreuses choses que vous avez déjà, que vous voulez conserver – vous voulez garder votre santé, votre argent, votre travail, vos cheveux sur la tête, etc... Vous voulez garder votre fonction, votre utilité. La tentative d’acquérir ce que vous n’avez pas est appelée yoga et la tentative de sauvegarder ou de protéger ce que vous avez est kshema. Le râga se transforme en yoga et kshema, l’obtention de ce que vous n’avez pas et la sauvegarde de ce que vous avez.

 

C’est à cela que se résume votre lutte, l’ensemble de vos efforts. Il vous faut lutter non seulement pour acquérir ce qui vous manque mais aussi pour préserver ce que vous avez. Conserver quelque chose n’est pas non plus facile. Vous devez dépenser de l’énergie dans ce but. Supposez que vous avez réduit votre poids à un certain niveau ; mais pour conserver ce poids, mon Dieu, que d’efforts ! Les gens font du jogging, de l’exercice, qu’est-ce qu’ils ne font pas ! Vous devez aussi travailler dur pour conserver votre poste. Ainsi, l’obtention et la conservation exigent tous deux un travail considérable.

 

De la même manière, éviter, éloigner de vous ou vous débarrasser de ce que vous n’aimez pas, exige aussi beaucoup de travail. Il n’est pas évident d’accomplir ce que vous désirez ou ce que vous voulez éviter. Qui souhaite avoir un mal de tête ? Mais le mal de tête vous saisit. Vous êtes supposé prendre des précautions pour éviter d’attraper certaines maladies. Ainsi, beaucoup d’argent et d’efforts sont aussi mis en jeu dans le but d’éviter les choses. Il faut produire de nombreux efforts pour se débarrasser des choses. Laver le linge, nettoyer le sol, vider les poubelles, etc... ne sont rien d’autre que des efforts pour se débarrasser des choses.

 

La vie toute entière est donc une lutte pour  satisfaire les râga et dvesha. Il n’y a rien de bon ou mauvais en cela, comprenez le bien. Je dis simplement que c’est en cela que la vie consiste. Nous avons acquis ces préférences et aversions en grandissant dans un environnement donné, qui consiste en culture, religion, famille, éducation, etc...L’environnement exerce une grande influence sur l’individu. Ce qui arrive quelque part dans le monde vous atteint aussi. Je suis étonné par les moyens de communication qui transportent de New-York à Berkeley en quelques mois les modes et les fraudes, puis vers Ahmedabad et Baroda en une année, et enfin à Bombay ! Quand un événement se produit dans la mode ou la musique, il semble se transporter jusqu’ici. Et il y a cette “ campus connection ” qui fait que ce qui arrive sur un campus d’université parvient rapidement à un autre campus. C’est ainsi que nous collectons des râga et dvesha sans aucune volonté ou effort particulier. La famille, la culture, la société, tout donne naissance à des râga et dvesha, et certains de ces attachements et dégôuts ont une emprise sur nous, et nous dictent notre comportement. Ils colorent notre vision des choses.

 

Au cours de notre quête pour satisfaire les râga et dvesha, nous collectons également des peurs et des craintes, etc... parce qu’il n’est pas toujours possible de les satisfaire tous.

 

Y a-t-il quelqu’un qui puisse affirmer qu’il a pu réaliser tous ses râga et dvesha et qu’il était dépourvu de râga et dvesha, un seul jour ? Vous souvenez-vous d’un jour – douze heures de veille – pendant lequel vous étiez complètement dénué de râga et dvesha, c’est-à-dire libre de tout désir provenant d’attractions et de répulsions ?

 

Je ne me souviens pas, enfant, d’avoir vécu un seul jour pendant lequel j’étais dénué de désirs. Je voulais manger quelque chose, et on me disait que ce n’était pas bon pour ma santé. Si j’avais pu, j’aurais complètement vidé le magasin de jouets et je l’aurais ramené à la maison ! Je n’ai pas eu tous les jouets que je voulais, je n’ai pas pu avoir tous les crackers que je voulais acheter, ou les bonbons que je voulais manger ! J’ai toujours dû me contenter de peu ou de moins par rapport à ce que je voulais et c’est ainsi que la plupart de mes désirs sont restés insatisfaits, quand j’étais enfant. Qui n’espère pas être le meilleur lors des compétitions sportives ? Qui ne voudrait pas être classé toujours premier à tous les examens ? Mais personne n’y parvient. Vous vous contentez toujours de quelque chose de moins, de moins, de moins… Vous trouvez que la concurrence est trop dure et vous êtes sans cesse humilié. A l’adolescence, vous avez eu, bien-sûr, de nombreux désirs non réalisés. Avez vous jamais passé douze heures de veille – je ne parle pas de sommeil car en dormant vous êtes totalement libre de désirs – pendant lesquels vous étiez dépourvu de râga et dvesha ? Jamais. Cela, c’est vous.

 

La plupart de ces râga et dvesha insatisfaits restent à l’intérieur de vous ; certains d’entre eux sont mutilés, blessés, certains saignent encore, d’autres donneront le jour à de nouveaux râga et dvesha !  Ils déforment votre perception. Vous ne voyez pas le monde tel qu’il est. Il y a de la peur, de l’anxiété, de l’insécurité et de l’inquiétude en vous et tout ceci pollue votre perception. Ainsi, vous ne vous trouvez pas en face du monde créé par le Seigneur, Îshvara srishti, mais vous vous retrouvez plutôt confronté à jîva srishti, au monde créé par votre perception individuelle. Vous pouvez faire face aux problèmes s’ils sont bien réels, mais les peurs, les angoisses, les inquiétudes, etc... sont créés par vos propres perceptions, ils sont votre manière de voir les choses. En d’autres mots, vous faites rarement face à la réalité, à ce qui est. Vous faites face à ce que vous pensez être la réalité. Il s’agit du problème de ce qu’on appelle l’empirisme et la subjectivité.

 

Quand je dis que “ un plus un égal deux ”, cela est empiriquement vrai. Quand je dis que “ ceci est une fleur ”, c’est empiriquement vrai, “ ceci est une rose ”, est aussi empiriquement vrai. Mais la manière dont vous la regardez est une question différente. Votre subjectivité est généralement absente quand vous êtes avec la nature, les montagnes, le ciel, les étoiles, la lune, etc.... Quand vous regardez le ciel, vous ne voulez pas qu’il soit différent de ce qu’il est. Vous acceptez le ciel tel qu’il est ; vous ne voulez pas qu’il soit vert par exemple. Alors il y de l’empirisme, de l’objectivité, il y a une véritable appréciation de ce qui est. Le ciel, les étoiles, les montagnes, les oiseaux, les buissons, les arbres, les fleurs sont tous pris comme ils sont ; vous ne voulez pas qu’ils soient autres, différents de ce qu’ils sont. Cela signifie que vous n’interprétez pas les choses. Vous restez dans le vrai aussi longtemps que vous n’interprétez pas. Tout vous paraît clair et beau aussi longtemps que votre mental apeuré, votre mental anxieux, votre mental désirant n’entre pas en jeu pour vicier votre perception.

 

Quand vous prenez votre bébé dans vos bras, vous êtes heureux, si vous ne pensez pas à son avenir, sa santé, etc... Vous retirez de la joie à être avec cet enfant tel qu’il est, quand vous ne vous inquiétez pas à son sujet. Mais la situation change dès que vous vous inquiétez pour lui. Vous voudriez qu’il soit plus actif, qu’il ne pleure pas et ainsi de suite. Dès lors, cela devient entièrement différent, vous ne pouvez pas éprouver de la joie à être avec votre bébé.

 

Ainsi, quand il s’agit de situations où des gens sont impliqués, quand ma propre vie est impliquée, alors je ne fais pas réellement face aux faits, à ce qui est. Je fais plutôt face aux situations telles qu’elles sont projetées par mon mental, qui est contrôlé par ses propres râga et dvesha. La perception claire et discriminante, la compréhension de ces râga et dvesha, ainsi que la capacité de les gérer, de rester libre de leur emprise, constituent la maturité émotionnelle, et c’est cela dont parle la Gîta. C’est pourquoi je trouve que la Gîtâ  suffit parfaitement. Nous n’avons  besoin d’aucune autre approche psychologique.

 

Quand je suis sous l’influence, l’emprise des peurs, etc... produite par les râga et dvesha, seule jîva srishti, la création individuelle, est présente et non Îshvara srishti, la création du Seigneur. Îshvara srishti est ce qui est donné, le monde empirique. Si je permets à ma vision d’être viciée par mes propres peurs, etc..., alors je vis dans un monde qui est ma propre création.

 

Supposons que je perde énormément d’argent dans les affaires. Le marché boursier s’est effondré et c’est un désastre. Alors ce qui devient important, c’est avec quelle objectivité je suis capable d’apprécier la situation. Une situation de ce genre exige une action de ma part. Je devrais être objectif. De la même manière, quand je suis dans une situation qui implique pour moi un deuil , du déshonneur, une certaine perte de sécurité, etc..., alors il est important que je sois objectif, aussi objectif que lorsque je vois une montagne.

Source : mail (Satsang du 15 octobre 2005) Swami Paramânanda Shri  Ramakrishna Math




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21/10/2005

La Haute Cour lève l'interdiction du livre de Taslima Nasreen

Il y a deux ans, le gouvernement communiste de l'Etat du Bengale occidental avait ordonné la confiscation du livre en vertu de la section 295A du Code Pénal indien (actes délibérés et malveillants dans l'intention d'outrager les sentiments religieux de tout groupe de personnes en insultant la religion ou les croyances religieuses). Les trois juges siégeant au Tribunal spécial de la Haute Cour de Calcutta ont fait observer que le livre ne remplissait aucun des critères décrits dans l'article invoqué et que l'interdiction n'était pas en accord avec la loi. La Cour a également noté que les passages controversés du livre se limitaient à deux pages seulement (pp. 49 et 50 - lesquelles ne jouaient pas un rôle central dans l'ensemble du livre qui compte 359 pp.) et que l'interdiction ne se justifiait donc pas. En outre, le livre avait circulé pendant un bon moment sans causer le moindre incident de violence collective.

Dwikhandita ("Coupée en deux")est paru en 2003 en bengali à Kolkata (Calcutta), c'est la troisième partie de l'autobiographie de Taslima Nasreen. l'auteur critique la transformation de son pays d'origine, le Bengladesh voisin, qui d'Etat laïque est devenu un Etat islamique, et elle décrit sans ménagement la manière brutale dont les femmes sont traitées sous l'Islam. Taslima Nasreen a dû fuir son pays en 1994, lorsque des militants fondamentalistes l'ont menacée de mort, et elle vit toujours en exil actuellement.

La levée de l'interdiction est un revers pour le gouvernement du Front de Gauche partisan de la censure dirigé par le Premier Ministre Buddhadev Bhattarcharjee. Cherchant à plaire à l'électorat musulman de son parti, il s'était empressé de jeter l'interdit sur le livre dérangeant. Dans la nuit du 28 novembre 2003, il fit opérer une razzia sur les librairies de Calcutta pour saisir tous les exemplaires disponibles. Cet acte de censure fut apprécié de l'opposition (Parti du Congrès) mais fortement critiqué par l'Association Rationaliste Internationale et d'autres défenseurs de la liberté d'expression.

Taslima Nasreen est membre honoraire de Rationalist International.

Source : Rationalist International, Bulletin #148, 19 octobre 2005

11:19 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Islam's not for me



They tried to tell me
my religion was wrong.

They tried to tell me
to follow Islam.

They said their "Prophet"
was a righteous dude,

But I found out
none of their words were true.

I read the Qur'an
and I read the Hadith,

And the sickness of Mohammed
was apparent to me.

He justified perversion
in the name of Allah,

When he married a girl
too young for a bra.

She was playing with dolls
when the "Prophet" came.

Her childhood was stolen
in Allah's name.

Aisha was nine
when he took her to bed.

Don't tell me that fool's
not sick in the head.

I ain''t gonna follow no child molester, sex offender, Prophet pretender.

I ain''t gonna follow no child molester! Islam's not for me!

Islam's not for me!

The sickness of
the Islamic mind,

Has caused some mullas
to be blind.

To justify their "Prophet"
they will justify sin,

So the sins of the "Prophet"
are repeated again.

All over the world
in Islamic states,

Nine year old girls
suffer cruel fate,

Sold into marriage
to twisted men,

And Aisha's sad story
is repeated again.

I ain''t gonna follow no child molester, sex offender, Prophet pretender.

I ain''t gonna follow no child molester! Islam's not for me!

Islam's not for me!

Do you care about women
all over the world?

Do you care about those
little girls?

Better stand up and fight
for human rights,

Speak out against
the laws of Islam!

I ain''t gonna follow no child molester, sex offender, Prophet pretender.

I ain''t gonna follow no child molester! Islam's not for me!

Islam's not for me!

Islam's not for me


Poème de Vishal Saxena, forum HinduUnity


 



09:18 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/10/2005

Un vœu pour plaire à Sri Radhe

Mathura, Inde, 9 octobre 2005

Par la grâce du Seigneur Suprême, nous nous sommes assemblés ici afin d’observer kartika-vrata (le vœu suivi lors du mois de Kartika, octobre-novembre), niyama-seva (les régulations durant Kartika) et urja-vrata. Certains commencent kartika-vrata le jour d’Ekadasi, d’autres le lendemain, Dvadasi, ou encore le jour de Purnima, la pleine lune. Dans notre filiation spirituelle, Srila Bhaktisiddhanta Saravati Gosvami Thakura Prabhupada le faisait à partir de Purnima. Une fois, alors qu’un Maharaja dont je tairai le nom commençait son vœu le jour de Dvadasi, je lui demandai: “Tu es un disciple de Srila Prabupada, aussi pourquoi observes-tu kartika-vrata le jour de Dvadasi?” Ce à quoi, il répondit: “Srila Sanatana Gosvami nous l’a demandé.” Je rétorquai: “Srila Sanatana Gosvami a énoncé les deux possibilités, mais tu suis Srila Prabhupada. Mon Guru Maharaja, de même que Srila Prabhupada et toute la guru-parampara sannyasi agissent ainsi”.  Il resta perplexe.

Nous commençons donc le jour de Purnima, c’est la juste manière d’agir. Durant ce mois, nous ne consommons ni tomates, ni miel, aubergines, loki (variété de courge indienne) ou de graines de sésame.

Toutefois, je crois que le plus important est de faire le vœu de n’avoir aucun désir de gratification des sens, que notre mental ne nourrisse d’autre désir que celui de satisfaire Krishna, qui ici porte le nom de Damodara. Nous devons aussi essayer de suivre ce que Srila Sanatana Gosvami préconise pour ce mois particulier dans son livre Hari-bhakti-vilasa, de même que nous devons mettre en pratique les enseignements de l’Upadesamrita de Srila Rupa Gosvami et du Manah-siksa de Srila Raghunatha Dasa Gosvami.

Urja signifie énergie. Srimati Radhika est l’urja-sakti, l’énergie de Krishna. Urja-vrata (vrata signifie vœu) est identique à radha-vrata. Durant ce mois, nous récitons et méditons matin et soir sur Sri Damodarastakam; nous devons parallèlement méditer sur ce bhajana comme correspondant à sri radha-vrata. Nous observons le vrata de Srimati Radhika et suivons les classes quotidiennement pour Son seul plaisir. Matin et soir, nous chanterons donc des kirtanas de Radhika et nous visiterons aussi les lieux des divertissements de Sri Sri Radha-Krishna.

Pourquoi observons-nous ce Vraja Mandala Parikrama? Parce que Sri Krishna a accordé la bénédiction suivante à Narada Risi: qui médite sur ces lilas ou visite les lieux de Ses divertissements dans le dhama, le lieu saint de Vrindavana, les verra se manifester dans son cœur. Le dhama a la même puissance que Krishna, il peut aussi satisfaire tous les désirs des dévots.

Nous irons à Radha-kunda, Syama-kunda, Govardhana, Bandhiravana, Bhandiravata, Varsana, Nandagaon, Visakha-kunda, Purnamasi-gupha, puis à Uddhava kiyari, l’endroit où Srimati Radhika chanta Brahmara-gita (en S’adressant à un bourdon), à Ter-kadamba, Yavat et Kokilavana. Nous nous rendrons également aux trois lieux où se trouvent les empreintes de pieds de Krishna: Carana-pahari. L’un d'eux se trouve à Kamyavana, l’autre à Nandagaon et le troisième près de Baithana. Nous prierons Srimati Radhika partout. Nous irons aussi à Rasa-sthali, le lieu de la danse rasa à Vrindavana, et dans bien d’autres endroits.

Nous essaierons d’abandonner toutes ces choses qui sont défavorables à la bhakti et nous accepterons avec conviction et fermeté tout ce qui lui est favorable. Ne recherchez pas la gratification des sens. Ceux qui ne souhaitent que le bonheur matériel et une vie facile ne doivent pas aller en parikrama. Il nous arrivera sûrement de prendre le prasadam (le repas) en retard et parfois il n’y aura que du kitchri (une préparation de riz et dhal mélangé) et rien d’autre; quelquefois n’y aura pas de salle de bain contigüe à la chambre, pas d’air conditionné ou d’autres facilités. Il y aura des austérités. Il se peut qu’il y ait quelques difficultés. C’est en cela que consiste l’austérité. Il s’agit de ne suivre le parikrama que dans le but d’obtenir la bhakti.

Ne vous querellez avec personne et surtout ne profitez pas de ce parikrama pour rechercher le partenaire de votre vie. Ne soyez ici que pour la bhakti. Ne pensez pas: “Je suis venu pour trouver un mari ou une femme”, cela me décevrait beaucoup. Je souhaite que les dévotes ainées guident les plus jeunes dans leur groupe. Vous devez prendre la résolution de cesser tout ce qui est défavorable pendant au moins ce mois. Les hommes et les femmes peuvent rechercher leur conjoint dans leur propre pays, mais pas ici.

J’ai parlé de Bhajana-rahasya les années précédentes, jusqu’au chapitre 6. Je continuerai peut-être à discourir sur ce sujet et aussi sur le Madhurya-kadambini. Nous parlerons aussi des lieux que nous aurons visités.

Conseillers à l’édition anglaise: Sripada Madhava Maharaja et Sripada Brajanatha Dasa

Edition anglaise: Syamarani Dasi      Transcription anglaise: Vasanti Dasi

Saisie anglaise: Janaki Dasi        Traduction française: Krishna-bhakti Dasi

Correction: Jayanta-krishna Dasa et Syamananda Dasa 

Source : mail du forum Krishna Bhakti dasi

18:31 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/10/2005

Mata Amritanandamayi en France

A PARIS LES 29 ET 30 OCTOBRE

Espace Jean Monnet 47, rue des Solets Silic157-94150RUNGIS

www.espacejeanmonnet.com à 10 mn au sud de Paris, à 5 mn de l'aéroport d'Orly (navettes gratuites d'Orly sur réservation)

infos :

Christine : 01 60 75 11 76 (français) de 9 h 30 à 21 h 30 (ne pas laisser de message)

Atulya : 01 48 93 85 72 (français-anglais-italien) 19 h-21 h 30

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A TOULON DU 1ER AU 3 NOVEMBRE

ZÉNITH - OMÉGA Boulevard du Commandant Nicolas 83000 TOULON

infos :

Punyavathi : 04 42 01 31 97 (français) de 13 h à 20 h (ne pas laisser de message)

Atulya : 01 48 93 85 72 (français-anglais-ltatien) 19 h-21 h 30

 

Extrait du documentaire Darshan

21:00 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/10/2005

Source : http://www.hindurashtra.org/

Dear Dr. Shiv Kumar Poojari Ji,

Here it is: Please mention "Compiled by P. Deivamuthu, Editor, Hindu Voice .... " in your mail.

P. Deivamuthu

Editor, Hindu Voice.

Preface

Secularism is a new religion developed by anti-Hindus, in addition to Islam, Christianity, Communism, etc. The followers of this Religion call themselves Secularists. But we, Nationalists, call them Pseudo-Secularists. Their holy book is called the Constitution of India. But, you are not supposed to question "how come this holy book has been changed, altered and mutilated nearly 90 times so far", because the holy book (Constitution) has to be used selectively and whenever and wherever it suits them.

However, there are some Secularists who are really ignorant of the facts. And if the facts are presented before them in proper perspective, they may reconvert to Nationalism. If you are one, this booklet is really for you.

In order to enlighten such ignorants, I have compiled some questions which are given in the following pages. Please ponder over these questions, keeping your conscience open.

If you are already an enlightened person and have come out of the grip of the pseudo-secularists, please help in reconverting others too to Nationalism. Spread this message far and wide to all ignorants, so as to make them Nationalists. By doing so, you will be rendering a yeoman’s service to a national cause.

If you are a staunch Hindu, then next time when you come across someone professing and promoting this new religion - Secularism - please ask some of these questions and demand his reply.

In fact, the first 23 questions were compiled by me in March 2004 and was published in HINDU VOICE, April 2004 issue on the outside back cover. Since then, many people have emailed this to their friends and other group members. Some have even prepared a beautiful Power Point Presentation of these questions. I have been receiving these questions at least once a week! A few persons came to me with a printed copy of these questions and requested me to publish it in Hindu Voice!!

Looking at the interest created on these questions, I have enlarged the list and have now come out with 121 questions. The list is only a beginning of our research work, which continues on a day-to-day basis. Please therefore await continuous updating of this list. If you have some more points to add, please write to us. We will include them in our next edition.

The Hindi version of this booklet is also available with us at the same rate. However, we intend to take this message to the masses. Therefore, if any one is interested in getting it translated and printed in their mother tongue, he/she is free to do so.

Initial print order of 1,000 copies in Jan. 2005 were sold out in just 15 days. The next print order of 5,000 copies have also been sold out. We have now ordered another 10,000 copies. If the bulk orders we receive from India and abroad are any indication, we will be able to sell about 1 lakh copies by the end of the year 2005. You too can place bulk order @ Rs.5/- per copy (postage free) and distribute among your friends and wellwishers. Many gullible Hindus are shocked to know the facts, after reading the booklet. Come, join us in the propagation of truth.

Dtd. January 2005 Price Rs.6/- per copy (printed version)

P. Deivamuthu, B.Com., LL.B.

Editor, Hindu Voice

(A Monthly in English and Hindi, espousing the cause of Hindutva).

4, Alakjyoth, Aarey Road, Goregaon East, Mumbai 400063.

Tel: 022-28764418, 28764460, 28742812

Email: hinduvoice@vsnl.net www.hindu-voice.com

 

1. There are nearly 52 Muslim countries. Show one Muslim country which provides Haj subsidy.

2. Show one Muslim country where Hindus are extended the special rights that Muslims are accorded in India?

3. Show one Muslim country which has a Non-Muslim as its President or Prime Minister.

4. Show one country where the 82% majority craves for the indulgence of the 18% minority.

5. Show one Mullah or Maulvi who has declared a ‘fatwa’ against terrorists.

6. Hindu-majority Maharashtra, Bihar, Kerala, Pondicherry, etc. have in the past elected Muslims as CMs; Can you ever imagine a Hindu becoming the CM of Muslim- majority J&K or Christian-dominated Nagaland/Mizoram?

7. Today Hindus are 85%. If Hindus are intolerant, how come Masjids and Madrassas are thriving? How come Muslims are offering Namaz on the road? How come Muslims are proclaiming 5 times a day on loudspeakers that there is no God except Allah?

8. When Hindus gave to Muslims 30% of Bharat for a song, why should Hindus now beg for their sacred places at Ayodhya, Mathura and Kashi?

9. Why temple funds are spent for the welfare of Muslims and Christians, when they are free to spend their money in any way they like?

10. When uniform is made compulsory for school children, why there is no Uniform Civil Code for citizens?

11. In what way, J&K is different from Maharashtra, Tamil Nadu or Uttar Pradesh, to have Article 370?

12. Why Gandhiji supported Khilafat movement (nothing to do with our freedom movement) and what in turn he got?

13. Why Gandhiji objected to the decision of the cabinet and insisted that Somnath Temple should be reconstructed out of public funds, not government funds, when in January 1948 he pressurised Nehru and Patel to carry on renovation of the mosques of Delhi at government expenses?

14. If Muslims & Christians are minorities in Maharashtra, UP, Bihar, etc., are Hindus not minorities in J&K, Mizoram, Nagaland, Arunachal Pradesh, Meghalaya, etc?. Why are Hindus denied minority rights in these States?

15. Do you admit that Hindus do have problems that need to be recognized. Or do you think that those who call themselves Hindus are themselves the problem?

16. Why post-Godhra is blown out of proportion, when no- one talks of the ethnic cleansing of 4 lakh Hindus from Kashmir?

17. In 1947, when India was partitioned, the Hindu population in Pakistan was about 24%. Today it is not even 1%. In 1947, the Hindu population in East Pakistan (now Bangladesh) was 30%. Today it is about 7%. What happened to the missing Hindus? Do Hindus have human rights?

18. In contrast, in India, Muslim population has gone up from 10.4% in 1951 to about 14% today; whereas Hindu population has come down from 87.2% in 1951 to 81.5% in 2001. Does any politician have the guts to ask Muslims to go for family planning?

19. Do you consider that - Sanskrit is communal and Urdu is secular, Mandir is communal and Masjid is secular, Sadhu is communal and Imam is secular, BJP is communal and Muslim League is secular, Dr. Praveen Thogadiya is anti-national and Bhukari is national, Vande Matharam is communal and Allah-O-Akbar is secular, Shriman is communal and Mian is secular, Hinduism is communal and Islam is secular, Hindutva is communal and Jihadism is secular, and at last, Bharat is communal and Italy is secular?

20. When Christian and Muslim schools can teach Bible and Quran, why Hindus cannot teach Gita or Ramayan?

21. Abdul Rehman Antuley was made a trustee of the famous Siddhi Vinayak Temple in Prabhadevi, Mumbai. Can a Hindu - say Mulayam or Laloo - ever become a trustee of a Masjid or Madrassa?

22. Dr. Praveenbhai Thogadiya has been arrested many times on flimsy grounds. Has the Shahi Imam of Jama Masjid, Delhi, Ahmed Bukhari been arrested for claiming to be an ISI agent and advocating partition of Bharat?

23. When Haj pilgrims are given subsidy, why Hindu pilgrims to Amarnath, Sabarimalai & Kailash Mansarover are taxed?

24. In 2003-2004 - A Muslim President, a Hindu Prime Minister and a Christian Defence Minister, running the affairs of the country, with a unity of purpose. Can this happen any where except in a Hindu Nation - Bharat?

25. In Kerala, MLAs, MPs & Ministers take oath in the name of Allah and Infant Jesus, which is against the Constitution. Can a Hindu take oath in the name of Ram or Krishna?

26. Arabic language is promoted in India at Govt. expenses. but not Sanskrit? Is Arabic more national than Sanskrit?

27. IMTD act in Assam gives legal rights to Bangladeshi Muslims to settle and become Indian citizen, whereas Indians cannot settle in Jammu & Kashmir. Why this double standard?

28. J&K with about 1 crore population has been provided with aid worth Rs.24,000 crores, i.e. Rs.24,000/- per head, whereas in other states the per head aid is less than 5% of this amount. Is this not a reward for anti- nationalism?

29. If painting is un-Islamic, why there is no Fatwa issued against MF Hussain? If he still persists with painting, is he not doing an un-Islamic act?

30. If music, singing and dancing are un-Islamic (because Islam is a serious religion), why no Fatwa is issued against the many Khans in the cinefield. What will they give up - Islam or Acting?

31. Do you think that India will remain secular and democratic if Muslims become majority?

32. When Deepavali & Janmashtami are celebrated at White House, House of Commons, Australian Parliament, etc. why are they not celebrated in Indian parliament? Are we more secular than USA, UK & Australia?

33. If the communal riots is due to RSS, VHP, Bajrang Dal, etc. why there are riots in Bangladesh, Pakistan, Saudi Arabia, Iraq, Turkey, Afghanistan, Indonesia, Chechhnya, China, Russia, UK, France, Spain, Cyprus, etc. - where there is no RSS/VHP.

34. If Islam is a religion of peace, why Quran-reading and Gun-wielding is taught in tandem?

35. How do you explain the Muslim psyche : Enjoying the freedom in a democratic country like India, USA, UK, France, etc. and still trying to make it an Islamic nation, where they lose all freedom.

36. A former President, two former PMs, Sadhus and Sants have demonstrated against the arrest of Kanchi Shankaracharya, but the media says there is absolutely no protest. Do you think violence is the only yardstick to measure people’s agony?

37. When Quran does not believe in negotiation (it believes only in defeating Kafirs in a war), do you think that the Ayodhya problem will be solved by negotiation?

38. Do you trust that Islam and Christianity believe in Sarva Dharma Samabhav? If yes, why do they believe in conversion.

39. Don’t you believe that Islam and Christianity are political ideologies, out to grab nations. They - through their Mullahs and Fathers - achieve what Army, Navy and Air Force cannot, by converting locals and destroying their culture.

40. Ishwar Allah tere naam - Can you show me one Muslim who has agreed to this?

41. Don’t you think that ‘Secular Muslim’ is a misnomer? A person can either be Secular or a Muslim, and not both? A Muslim (who believes in the only God, Allah) cannot be secular (believing in many Gods).

42. UN Charter says that minority means less than 10% of the population. How can Muslims, who are nearly 14% in India be called a minority?

43. Do you believe that Communists love our country, when they refuse to admit that China was the aggressor in 1962?

44. Do you agree with the thesis of Communists that India is a State of different nations, like the former USSR, (and not a Nation of different states) and therefore is bound to break up?

45. How come a Muslim family peacefully lives in a predominantly Hindu locality, whereas a Hindu family is not able to do so in a Muslim locality?

46. Why Hindu dominated Bharat is secular for ages and Muslim dominated countries are only Islamic with no powers to minorities?

47. Why Christian Missionaries do not go to Muslim- dominated areas and start their social service there? Is it because they will not get sufficient return to their ‘investment’?

48. Are you aware that India is the only country which openly invites infiltrators from Bangladesh. Bihar, UP and West Bengal Govts. provide them with immediate ration cards and make them voters.

49. Riots take place mostly after the Friday prayers (e.g. Marad, Kerala). Is it not because of the fiery sermons of the Imams?

50. All Hindu-majority regions are peaceful. But all Hindu- minority regions have become problematic - like J&K, North Eastern parts, etc. Can you explain why?

51. A MLA, C.P. Shaji, said in Kerala Assembly that "the hands that touches even a syllable of the Shariat will be chopped off then and there" (Mathrubhumi, July 3, 1985). Do you concur with this?

52. Do you agree that the policies of all political parties are contradictory to the aim of uniting all sections of the people by a stream of thought?

53. Are you aware that illegal Muslim immigrants have become a deciding factor in the election of nearly 25 Lok Sabha and 120 MLA seats in India? - And they are voting for a particular party lump sum - Congress, RJD, SP, ML or Communists - whichever is likely to form the Govt.?

54. Are you aware that according to KPS Gill some of the NGOs or even media organisations were actually front offices for terrorist groups? He says there is a nexus between some of the terrorist outfits parading as NGOs and human rights group.

55. Are you aware that the so-called secular Maulana Wahiduddin, when asked to pray for the Indian soldiers fighting at Kargil, refused, under the pretext that he cannot pray for people who are fighting the Muslims? (Sonia and Priyanka attended his funeral later).

56. A Pakistani becomes Indian when he marries a Muslim girl from J&K. But when the same girl marries a Hindu from any part of India, he does not become a J&K citizen, but on the contrary, she loses her J&K citizenship. What kind of law is this?

57. In the Ayodhya case, the Supreme Court questioned the locus standi of Vishwa Hindu Parishad. But the SC did not question the locus standi of the Babri Masjid Action Committee or the All India Muslim Personal Law Board. Is this not double standard on the part of SC?

58. In the Ayodhya dispute, you say that Hindus must abide by law. Do you know how many times the constitution has been amended to overturn verdicts of the High Courts and Supreme Court? - Shah Bano, unseating of Indira Gandhi, etc.

59. When you are asking for the resignation of CMs like Narendra Modi, Uma Bharti, etc. on trivial grounds, why are you not demanding the resignation of the CM of J&K, where thousands of security personnel have been killed by terrorists? - where nearly 4 lakhs Hindus have been ethnic cleansed.

60. The UP govt. confessed that it cannot abide by Supreme Court judgement of 1986 on the Varanasi burial ground dispute between Sunni and Shia Muslims. The Karnataka Govt. refused to abide by the SC’s order on the Cauvery water dispute. Is this respecting court judgement?

61. When one Graham Staines is killed, the English press goes overboard in condemning his killers. But when 58 Hindus, including 30 women and children, were burnt aline in Sabarmati Express, they kept silent. The victims are depicted as the villain. Is this responsible journalism?

62. Farooq Abdullah, former CM of J&K who has married a Christian, rejoiced at the marriage of his son Umar with a Hindu girl. But when his daughter married a Hindu boy, he disowned her. Is he the icon of secularism?

63. Have you ever visited a Muslim ghetto? If not please make it a point to have a Darshan Yatra of place like Mumbra (near Mumbai) or Mallapuram in Kerala. If you are a real secularist, you will really ‘feel good’.

64. When Islam and Secularism/democracy have nothing in common, why Hindus are made to watch this ugly dance in their stupor?

65. According to law, human organs cannot be an election symbol of any party. Then how come ‘Hand’ symbol is allotted to Congress. Is it not against the law?

66. Delhi Imam Syed Bhukari declared that Taliban is the ideal for all Muslims and Osama Bin Laden is the hero? Do you consider him a secular icon?

67. Delhi Imam Syed Bhukari is rearing a Black Buck in his courtyard, which is against law. The Delhi police team which went there to arrest him, came back calmly. Is he above law?

68. If Muslims do not want common civil code, will they clamour for the Quaranic code of criminal justice? - eye for eye, leg for leg, hand for hand, etc.

69. In J&K, about 2 lakh Hindu adults are voters for the parliamentary elections, but not for the assembly. Why?

70. The duration of the J&K assembly is six years and not 5 years as in other states. Why?

71. Do you support the building of a Memorial for Afzal Khan, who plotted to kill Chatrapati Shivaji, in Pratapgarh (Maharashtra)?

72. Do you support the building of a Masjid for Babar, a looter and invader, at Ayodhya?

73. Do you consider that celebrating Valentine (Lovers) Day on 14th Feb. is in tune with our culture? - when exactly after 9 months, i.e. on 14th Nov. you celebrate Children’s day.

74. What is so special about Nehru liking children? Children are liked by one and all. Is it not absurd to celebrate his birth day as Children’s’ Day? The real Children’s’ Day should be Gokulashtami - Yes Lord Krishna. along with his colleagues did all the antics of a child.

75. Hindu girls are molested and gangraped in Bangladesh. Temples are burnt or destroyed almost every day. Why none of our secularists and Human Rights Activists raise their voice for Hindus in Bangladesh. Are Human Rights only for Muslims?

76. Are you aware that Islam does not believe in nationalism and national boundaries. It wants to bring the whole world under Islam - from Darul Harab to Darul Islam?

77. A 65 years old Muslim has remarried his first-divorced wife for the 54th time. What could have happened to the other 50+ wives he divorced. What type of society it would be, can you just imagine? Do you want this type of society in India?

78. Why Muslims go after building Masjids and Madrassas, and not schools and colleges? Do you think Madrassas churn out Scientists and Engineers?

79. Mohurram processions are being taken out in Hindu majority areas. But Hindu religious processions are not allowed through Muslim localities. Why? Does this not perpetuate the communal divide?

80. Is a Dist. Magistrate/Police Commissioner justified in treating a particular area in our country as alien territory (by not allowing Hindu processions there)? Is he not violating our constitution? Is he not abetting communal divide?

81. In six states - J&K, Punjab, Arunachal Pradesh, Meghalaya, Mizoram and Nagaland - where Hindus are minorities, they do not have minority rights. But others who are in majority still enjoy minority rights there? Is this not ridiculous?

82. In which Islamic States are Hindus extended the special rights that Muslims are accorded in India? Likewise, in which Christian State, the Christian majority accorded Hindus the special rights that India accords the Christians?

83. Do you know that Mother Teresa projected a negative image of India - of dying without dignity - to make money. Did she ever attempt to counter-balance this image?

84. Do you think that Nehru family is the only family which fought for freedom or there were other freedom fighters too? - like Bhagat Singh, Chandrasekhar Azad, Madan Lal Dingra, Vaanchinathan, Chapekar Brothers, Veer Savarkar, Raj Guru, Subhash Chandra Bose, Udam Singh, etc.

85. There are some pockets in Godhra where Sales Tax/ Income Tax/Electricity Personnel cannot enter. Even policemen do not tread, unless in huge numbers. This is not the case where Hindus are in majority. Can you explain the reason?

86. In support of Ishrat Jahan, the lovely terrorist from Mumbra shot dead by the Ahmedabad police, the whole locality observed a Bandh and every one participated in her funeral. If this is not supporting terrorism, what it is?

87. China is still showing Arunachal Pradesh as its territory. Will you please ask a Communist to condemn this? He will not. For Left outfits, Communist camaraderie comes before the interest of the nation. Are Communists nationalists?

88. "The list of those I want to kill is very long, but I will shoot Modi if I am given a pistol" said Vijay Tendulkar. Do you consider him a Human Rights Activist or a terrorist?

89. In Mallapuram (Kerala), a doctor found that 3 generations of Muslim women - daughter-13, mother- 26 and grandmother-39 - all pregnant being admitted for delivery. Do you still think that family planning is unnecessary for Muslims?

90. Lalu Prasad Yadav gave a resounding slap on the face of judiciary by derisively and openly notifying his palatial house as Jail. Do you still feel all are equal before law?

91. The author of Ramanayan, Rishi Valmiki, was a bandit. Same way, the author of Mahabharat, Veda Vyas, was a fisherman. Both the epics and the authors are revered by all Hindus. Do you still think that Hinduism supports casteism?

92. In 2002, the Karnataka Govt.’s revenue from temples was Rs.72 crores. Out of this, 50 crores were given to Madrassas, 10 crores to Churches and only 10 crores to Temples. Why Hindus should pay for development of Madrassas (terrorist factories) and Churches?

93. When Taliban demolished the Buddha statue in Afghanistan, Times of India wrote that it was in reaction to the demolition of Babri mosque. Do you agree to this justification by TOI? Is tit-for-tat OK? Then why do you criticize Gujarat riots in reaction to Godhra carnage?

94. "Genocide" "Holocaust" are the words used by the media for the riots in Gujarat. But do you know that Jews and Parsis were never persecuted and lived and prospered in total freedom in India?

95. In Pondicherry a Muslim was denied burial because he constructed a temple for Lord Muruga. Do you still think "Religions do not teach to hate one another"?

96. Why Mother Teresa did not stay in her native country, Albenia, and help poor there? Why Greham Staines did not stay in Australia and help needy people there? Why Sonia Gandhi selects India, and not Italy, for her service to the poor? Why do you want imported leaders - like imported religion and imported products? Is India a land for all and sundry?

97. Are you aware that illegal immigrants from Bangladesh are settled in an area where Hindu candidates win by a narrow margin, so as to change the trend in the next election?

98. In 1989 election manifesto of Congress, Rajiv Gandhi declared that if the people of Mizoram voted the Congress to power, it would run the govt. on the basis of teachings of Bible. If this is not communalism, what it is?

99. Shaikh-al-Sayeed Yusuf Sayed Hashim al Rifai of Kuwait, the chairman of the World Muslim Minority Community, was allowed to land in Kerala without visa. He was not only not arrested but was given royal treatment as a guest of the govt. of Kerala and was provided with govt. cars to enable him to carry on conversion. Is this promoting nationalism?

100. If a Muslim in Britain or USA (secular countries) cannot marry more than one woman, why should he be allowed in India to marry more?

101. The Pope was invited to visit India, but the King of Nepal, Mahendra, was not allowed to participate in the Makar Sankaranti function at Nagpur in 1965? Is this secularism?

102. In the Hindu Code Bill, a Hindu is defined as not being a Muslim, Christian, or Parsi. It is an inclusive and unifying definition - to include all others - Sikhs, Jains, Buddhists, etc. Then how come our present- day politicians have fragmented the Hindu society, can you ponder?

103. Tipu Sultan wanted to Islamise the entire south India. He was prevented from doing so by the British, as British wanted to rule them. So he had to fight the British first. Is he a Indian freedom fighter? If yes, are Babar, Aurangazeb, Afzal Khan, Gazhni, etc. too?

104. An English daily published Sonia Gandhi’s speech on Hinduism under the column of spiritualism! Is this not ridiculous, and insulting Hinduism too? Have our presspersons become intellectually bankrupt?

105. Ashoka and Kanishka ruled Afghanistan. Khandari, mother of Duryodhana, came from Khandar, now in Afghanistan. Do you believe that Afghanistan was once an integral part of India?

106. Our Sanatan Dharm was time immemorial. But still Bharatvarsh was continually partitioned - Iran, Afghanistan, Burma, Nepal, Sri Lanka, Pakistan, Bangladesh, etc. Today Kashmir is with India not because of Sanatan Dharma but because of our security forces. Do you agree that for dismembering Bharat, one has to target our Sanatan Dharm.

107. The Baptist Church in Tripura was set up by missionaries from New Zealand 60 years ago. Do you think the Church will promote nationalism?

108. Students in Pakistan are taught from the very beginning that Hindus are our enemies, that Hindus can never be our friends and that Kafirs (Hindus) are to be killed. Do you still think that friendship is possible with Pakistan?

109. The defence establishment of secular America observes Church services for Good Friday, a pure religious ritual, and deliberately asks evangelists to address security personnel. Can you imagine the Indian Army or Navy or Air Force doing a puja and inviting a Shankaracharya to address them?

110. Pakistan is an Islamic country. But for a by-pass surgery or cancer operation, they come to India. How come a country, which has developed nuclear weapon, did not develop good hospitals and world class doctors? Does this mean that Pakistanis are only trigger happy, at the cost of development and health services?

111. Communist leader Stalin’s daughter, Swetlana, wished to marry Dinesh Singh’s brother and settle in India. Our Communists and Indira Gandhi opposed this. How do they now support an Italian lady?

112. When Yoga has become a multimillion dollar industry in USA, why our govt. is blind to this human- development technology? Is it because it is a part of Hindu culture?

113. In a Pooja, the ‘sankalpa’ begins with "Bharata varshe, Bharata kande ...". What are they? Do you still think that spiritualism and nationalism are different or are they the two eyes of the nation?

114. Spiritualism and nationalism are inseparable in Bharat. Don’t you think that without spiritualism Bharat will be like a body without soul?

115. Why should practising my religion or wearing my religious symbol hurt the feelings of other religionists, when their practising their religion or wearing their religious symbol does not hurt me at all? If this is not religious hatred, what else is?

116. Is it not true that from 1920, the Britishers, knowing that their rule is going to end soon, started doling out large plots of land to Christian organisations and Churches at throw away prices?

117. Kanchi Shankaracharya is not allowed to perform pooja and eat the food he likes, but Pappu Yadav is allowed all facilities inside Jail, including Mobile phone facility for contacting even Bihar Jail Mantri. Is this equality before law?

118. Muslims convicts in jail are allowed time for Namaz and also given all facilities for observing Ramzan fasting. Then why Kanchi Shankaracharya, only an accused, is denied facilities for performing Puja in jail?

119. Armstrong, the US astronaut, landed in moon in 1969. Since then many astronauts have done so. Can you inform this to your Muslim friend and see whether he admits this fact?

120. Temples are over-crowded in TN. Durga pooja is celebrated on a grand scale in West Bengal. Still in both the states, the God-fearing people vote for atheists. Why?

121. In Hinduism, you find a lot of ‘Reformers’. Why such reformers are not found in other religions? Do they not need reform?

Compiled by:

P. Deivamuthu, B.Com., LL.B.

Editor, Hindu Voice

(A Monthly in English and Hindi, espousing the cause of Hindutva).

4, Alakjyoth, Aarey Road, Goregaon East, Mumbai 400063.

Tel: 022-28764418, 28764460, 28742812

Email: hinduvoice@vsnl.net www.hindu-voice.com

Article à traduire s'il vous plaît, Dharma Today (dharmatoday@gmail.com) merci


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16/10/2005

Satsang du 15 octobre 2005

 

Om

O Seigneur resplendissant,

Toi qui contrôles la justice impartiale,

C’est Toi qui coordonnes tous les éléments !

A Ton commandement, toutes les énergies cosmiques

Sont attelées au chariot richement décoré de l’univers ;

Elles viennent à toute vitesse de partout à notre aide !

Ôg Veda.1.7.2

Dans le Mahâbhârata, Yudhishthira, l'aîné des Pândava, à la fin de la guerre s'approche de Bhîshma, alors que le puissant ancêtre de la famille des Kuru est couché sur un lit de flèches, non vaincu et invincible, attendant l'heure si effrayante de son départ pour atteindre les pieds du Seigneur. Yudhishthira, le juste, pose six questions et Bhîshma, l’ami fidèle de Krishna, le gigantesque homme d'action, répond calmement. C'est ainsi que nous trouvons "les Mille Noms de Vishnu" dans l’immortel Mahâbârata des Hindous.

« Pour la pacification de tous les obstacles, je médite sur Vishnu, qui porte un linge blanc, qui a de la couleur de la lune, qui a quatre bras et qui a le visage souriant ! »

Shrî Vaishampâyana uvâcha :

Shruthvâdharmânaséshéna pâvananicha sarvashaha

Yudhishtara shânthanavam punarévâbyabashatha

Vaisampayana, le narrateur, dit à Dhritarâshtra :

Yudhishthira, qui est un homme juste, qui possède l’inclination spirituelle, avec l'intégrité d'un mortel prudent, demande à Bhîshma une série intéressante de questions qui sont les questions typiques auxquelles le cœur des chercheurs demandera toujours .

Yudhishtira uvâca

Kimékam daivatham loke kim vápyekam pairâyanam

Sthuvantha kam kamarchanda prapnuyur mânavâshubam

    1. Qui est le plus grand Seigneur dans le monde ?

    2. Qui est l'unique refuge pour tous ?

    3. En glorifiant qui, l'homme peut-il atteindre ce qui est bon (la paix et la prospérité) ?

    4. En adorant qui, un homme peut-il atteindre ce qui est vraiment bon (la paix et la prospérité) ?

    5. Quel est, à votre avis, le plus grand Dharma ?

    6. Par quelle prière les créatures peuvent-elles aller au-delà des obligations du samsâra ?

Shrî Bhîshma uvâca

Jagat prabhum deva devam anantam purushottamam

Sthuvan nâma sahasréna purushasathathothithaha

L’Etre suprême qui agit sans cesse pour le bien de tous, le Seigneur du monde, l'infini - Sri Mahâ Vishnu !

Tameva chârchayan nityam bhaktyâ purusham avyayam

Dhyâyan sthuvan nâmasyamscha yajamânas tamevacha 10

En méditant sur Lui et en L’adorant et en se prosternant aux pieds de cet Etre, l'homme peut atteindre la vraie prospérité !

Anâdhinidhanam Vishnum sarva lokamahesvaram

Lokâdhyaksham sthuvan nithyam sarva dhukkâthigo bhavéth

Le plus grand Dharma est Vishnu, qui n'a ni commencement, ni fin, le Seigneur suprême du monde ! Toutes les créatures peuvent aller au-delà des asservissements du samsâra, et celui qui, tous les jours, récite le Sahasranâma et glorifie "le maître du monde, va au-delà de toutes les misères !

Brahmanyam sarva dharmajnyam lokânâm kîrthivardhanam

Lokanâtham mahatbhûtham sarva bhûtha bhavothbhavam

Esha mé sarvadharmânâm dharmodhikathamo mathaha

Yath bhakthyâpundarikâksham sthavair archén nara sadâ

Paramam yo mahat teja paramam yo mahat tapaha

Paramam yo mahat brahma paramam yah pairâyanam

Lui qui est la grande brillance ; Lui qui est le grand contrôleur ; Lui qui est l’ Unique Vérité Suprême, Lui qui est le But suprême – Lui le Seigneur Vishnu.

Pavitrânâm pavitram yo mangalânâm cha mangalam

Daivatam dévatânâm cha bhûtânâm yo-vya yah pitâ

Lui qui est la sainteté même qui sanctifie toutes les choses sacrées ; Lui qui est le plus propice ; Lui qui est le dieu de dieux ; Lui qui est l'éternel père de toutes les créatures est l’unique Dieu – Vishnu !

Yatha sarvâni bhûthâni bhavanthyâdhi yugâgamé

Yasmimscha pralayam yânthi punaréva yugakshayé

Tasya loka pradhânasya jagan-nâthasya bhûpathé

Vishnor nâma sahasram mé srunu pâpabhayâpaham

Yâni nâmâni gounâni vikhyâtâni mahâtmanaha

Rishibhi parigîrthâni thâni vakshyâmi bhûthayé

Rushir nâmnâm sahasrasya védhavyâso mahâmunihi

Chchando-nushtup tatha dévo bhagavân dévakî-sutaha

Amrithâm shudbhavo bhîjam shaktir dévaki nandanaha

Thrisâmâhrudhayam tasya shânthyarthé viniyujyathe 20

Vishnum jishnum mahâVishnum prabhavishum mahéswaram

Anaika rûpa daityântham namâmi purushotthamam

Yudhistirau uvâcha :

(Question 1.) Kim ekam daivatam loke ?

Qui ("Kim") est le plus grand ("ekam") Seigneur ("daivatam") dans le monde ("loke") ?

(Réponse 1)

Pavitrânâm pavitram yo mangalânâm cha mangalam

Daivatam devatânam cha Bhûtânam yo avyayah pitâ.

Lui qui est ("yo") la sainteté même ("pavitram") qui sanctifie toutes les choses sacrées ("pavitrânâm"); Lui qui est le plus propice ("mangalam"); Lui qui est le dieu ("devatâ") de dieux ("daivatam"); Lui qui est l'éternel ("avyayah") père ("pitâ") de toutes les créatures ("bhûtânâm") est Le Dieu - VISHNU.

Question 2 : Kim vâpyekam parâyanam ?

Qui est l'unique ("ekam") refuge ("parâyanam") pour tous les êtres ?

(Réponse 2 )

Paramam yo mahat-tejah paramam yo mahat-tapah

Paramam yo mahat-brahma paramam yah parâyanam.

Lui qui est la grande ("mahat") brillance ("tejah"); Lui qui est le Grand contrôleur ("tapah"); Lui qui est la Vérité Suprême et Unique ("brahma"), Lui qui est le But (Para-ayanam) le plus élevé - le Seigneur Vishnu.

Question 3

Stuvantam kam prâpnuyuh (mânavah shubham) ?

En glorifiant ("sthuvantah") qui ("kam") l'homme ("manavah") peut-il atteindre ce qui est bon ("shubam") (la paix et la prospérité) ?

Réponse 3.

Jagat-prabhum deva-devam anantam purushottamam

Stuvan nâma-sahasrena purushah satatotthitah.

L’Etre suprême (Purushottama), qui œuvre toujours pour le bien de tous, le Seigneur ("prabhum") du monde ("jagat"), l'infini ("anantam") - Shrï Mahâ Vishnu.

Question 4.

(Kam archantah) prâpnuyuh mânavâh shubham ?

En adorant ("archantah") qui, un homme peut-il atteindre le bien (la paix et la prospérité) ?

Réponse 4.

Tameva cha archayan nityam bhaktyâ purusham avyayam

Stuvan nâma-sahasrena Purushah satatothitah.

En chantant Ses mille noms ("sthuvan nâma"), en L’adorant ("archayan") et en se prosternant aux pieds de ce Purusha, l'homme peut atteindre le vrai

Question 5.

Ko dharmah sarva-dharmânâm Bhavatah paramo matah ?

Quel ("ko") est, à votre avis, le Plus grand Dharma ?

Question 6.

Kim japan muchyate jantuh janma-samsâra-bandhanât ?

En faisant le japa de qui ("kim japan") les créatures (jantu) peuvent-elles se libérer ("mutchyate") des attaches ("bandhanâth") du samsâra ?

Réponses 5*6.

Anâdi-nidhanam Vishnum sarvaloka-maheshvaram

Lokâdhyaksham stuvan nityam sarva-duhkha-atigo bhavet.

Toutes les deux questions sont répondues ici : - le plus grand Dharma est l’unique Vishnu, qui n'a ni commencement (anâdi), ni fin (nidhanam), Il est le Seigneur suprême ("maheshwaram") du monde. En chantant ("stuvan") tous les jours ("nityam") les Sahasranâmas et en glorifiant le Maître du monde (Lokâdhyaksha), toutes les créatures se libérent des liens du samsâra et vont au-delà de toutes les misères.

Le suprême est décrit comme cela d’où le monde entier de noms et de formes est apparu au commencement de la création, dans lequel le monde continue à exister, et dans lequel le monde se fusionera lors de la Dissolution (Pralaya); ce Suprême est VISHNU.

Ainsi après avoir répondu à toutes les questions, Bhîshma dit:: "Ses mille Noms, je vais te les nommer maintenant . Écoute-les avec toute l'attention requise! ". C'est ainsi que l'hymne sacré, connu comme "les mille noms du Seigneur Vishnu", est présenté dans le Mahâbhârata.

Commentaires supplémentaires : le Suprême ne peut pas être défini et puisqu'Il est la base même de toutes les qualités, Il ne peut pas être dénommé par aucun nom, ou indiqué par n'importe quel terme, ou défini en n'importe quelle langue, ou meme exprimé, même vaguement, dans n'importe quelle forme littéraire. Il est au-delà de tout, “du Connu et de l'Inconnu”. Il est le Principe même de Conscience qui illumine toutes les expériences.

Et de plus, Il possède beaucoup de manifestations et, donc, Il peut avoir des noms infinis en termes de Ses manifestations. Les définitions doivent directement décrire la chose définie, et ici, nous avons mille définitions indirectes grâce auxquelles le Réel, l'Infini, est indiqué en termes de non-réel et de fini. Ces "Mille noms du Seigneur" ont été conçus et donnés par le sage Véda-Vyâsa. Ils ont été rassemblés et mis ensemble dans un Hymne joyeux à Vishnu, une guirlande de dévotion et de révérence, par le voyant-poète Vyâsa.

Puisque chacun d'entre eux est ainsi une définition qui nous indique l'Inconnu en termes connus, on pense que chaque terme ici "nous lance" dans des royaumes de l'expérience divine, seulement quand nous avons élevé notre esprit par la contemplation. Ainsi le Vishnu Sahasranâma est employé non seulement par les fidèles de Vishnou, avec un esprit de joueur avec le Seigneur, mais ceux-ci sont aussi employés par les contemplatifs, comme des planeurs pour errer dans les royaumes de la Conscience la plus élevée.

Autre commentaire :

Dans le Kâli-Santarana Upanishad - qui est une des Upanishads mineures - nous trouvons le grand dévot Nârada s'approchant de Brahmâ pour lui demander comment faire pour que l'homme qui vit en cette période difficile du fait de son extroversion naturel et inévitable dans l'Âge de fer (Kaliyuga).

" La répétition des noms de Nârâyana suffit !" fut la réponse donnée. On doit soigneusement noter ici que dans la sixième question, le problème était de savoir comment les créatures pouvaient comprendre le Plus-Haut. Jantu signifie ' ce qui est né ' (Janana-dharman). Donc toutes les créatures vivantes sont aptes pour ce chemin facile. ' Les créatures pourraient même inclure le règne animal comme il est décrit dans les Purânas en leur propre langue poétique. Dans le lac Trikutâchala, l'éléphant qui a été attrapé par le crocodile est décrit comme ayant été sauvé par le Seigneur (Gajendra Moksha). L'histoire de Jadabharata est encore un autre exemple.

Shankara dans son commentaire décrit ici le Japa comme étant de trois types:

  1. Celui que les autres peuvent entendre ;

  2. Celui que nous entendons;

  3. Celui qui est mental.

Le Vishnu Sahasranâma peut être employé dans les trois sortes de japas.

Dans les "Mille Noms", nous nous rencontrons, quoique rarement, quelques répétitions. Exactement 90 noms sont répétés dans ce grand hymne; et parmi eux, 74 sont répété deux fois, 14 sont répété trois fois et 2 d'entre eux se retrouvent répétés quatre fois. Parfois, les termes sont doublés comme Vishnu-Vishnu, Siva-Siva etc. et des mots parfois différents avec la même signification sont aussi employés (Srîpati-Mâdhava; Pushkarâksha-Kamalâksha). Cela ne doit pas être considéré comme un défaut, puisque cet Hymne est un chant à Sa Gloire. Dans un chant de gloire (stuti) les répétitions sont "acceptables " – ce n'est qu'un style du cœur ému pour répéter des déclarations d'Amour à Dieu.

Il y a exactement 1,031 "noms" simples du Seigneur dans le 1000-Name-Chant (Sahasranâma). Supplémentaires 31 Noms doivent être considérés chacun comme un adjectif qualifiant (Viseshana) le nom immediatelyfollowing. Quand on fait Archanâ au Seigneur le datif correct doit être employé. Il y a 20 noms double dans les 500 premiers Noms et 11 noms double dans la deuxième moitié du chant scandé. Il y a un indeclinable (Avyaya) le mot employé et il (896ème) doit être employé dans le datif pour Archanâ comme Sanât Nâmah; donc aussi le 929ème Nom dans le chant scandé, étant un nom pluriel, doit être employé dans Archanâ comme Sadbhyo Nâmah. Il sera aussi trouvé, comme nous étudions les significations de ces noms Divins, que Vyâsa a employé le genre parfois masculin, à d'autres occasions le genre féminin et quelques autres temps le genre même neutre. Partout où c'est masculin., il dénote Vishnu, le Seigneur de Lakshmi. et quand c'est féminin c'est indicatif de Sa Force. La gloire ou le pouvoir(puissance) (devatâ) qui est le manifeste partout et quand le terme est dans le genre neutre, cela signifient Brahman Pur, la Réalité infinie. Cet Archanâ est généralement exécuté par des partisans quotidiennement; si ce n'est pas commode ils exécutent cette adoration au moins sur leurs propres anniversaires, sur l'éclipse des jours et le jour sur lequel le Soleil se déplace d'un zodiaque à un autre (le Samkrânti-jours). Cette exécution(performance) a été prescrite par le Sastra pour la parade d'ennuis résultant de la position de planètes, la colère des dirigeants(règles), des maladies incurables et des ennemis impitoyables. L'effet le plus haut est pour épurer l'avis(esprit) et gagner ainsi de plus en plus l'équilibre intérieur pour le Sâdhaka dans la méditation.

 

Source :  Swami Paramânanda Shri  Ramakrishna Math

15:23 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/10/2005

«Prenez la responsabilité…»

Inde, 4 septembre 2005

Radhe-Syama Prabhu a très bien parlé des qualités propres à un vaisnava. Je souhaite voir chacun posséder ces qualités. Le simple fait d’en parler ne suffit pas.

Il est très important de ne pas s’attarder sur les fautes d’autrui. Il s’agit plutôt de voir leurs bonnes qualités et de les développer nous-mêmes. Nous devons rechercher la compagnie de vaisnavas qui sont plus avancés que nous et qui possèdent la nature spirituelle à laquelle nous aspirons. Alors seulement pourrons-nous réaliser la bhakti.

Une personne qui n’a pas nistha (une foi ferme) pour son guru ou les vaisnavas, n’ayant d’attachement ni pour eux, ni pour les servir et qui ne prend pas la responsabilité d’accomplir un seva particulier est comme un animal à deux pattes. Prendre cette responsabilité peut même faire d’un animal un être humain. Restez dans les temples sous la tutelle du guru et des vaisnavas. Respectez-les et servez-les avec une foi ferme et beaucoup d’attachement.

Les dévots doivent prendre leur responsabilité quant au service. Quelque soit l’endroit où Gurudeva envoie un disciple, il doit accomplir ce service avec toute la responsabilité que cela implique. Gurudeva m’a envoyé à Mathura et j’ai accepté toutes les responsabilités pour le temple, y compris les problèmes juridiques inhérents, la prédication, les kirtanas, la cuisine, le porte, la publication de Bhagavat Patrika (magazine mensuel), écrire les livres. J’ai mis tout cela sur ma tête. C’était mes responsabilités pour Gurudeva.

Vous êtes tous venus ici de différents pays pour guru-seva. Quelle responsabilité avez-vous pris pour le seva? Vous devez réaliser si vous avez accepté des responsabilités et si oui ou non vous êtes attachés à votre service. Vous devez tous méditer sur la question.

Prenez votre vie en main et accomplissez guru-seva. La bhakti n’est pas si facile à obtenir. Valmiki a accompli de sévères austérités pendant 60 000 ans et il a reçu le fruit de la dévotion au Seigneur Rama. O combien a-t-il servi son guru, Sri Narada, et suivi ses instructions! Narada lui a dit de s’asseoir à un endroit et de s’engager dans le chant des noms de Rama. Il s’assit pendant 60 000 années et ne se releva jamais.

Ekalavya n’était pas une personne ordinaire. Son erreur était de ne pas suivre correctement son gurudeva, mais il n’hésita pas à donner son pouce à son guru aussitôt qu’il le lui demanda, car il était devenu expert au tir à l’arc sans son accord. Dronacarya connaissait l’intention d’Ekalavya de vaincre Arjuna au tir à l’arc et de devenir ainsi le meilleur archer.

Krishna transporta Lui-même un gros fagot de bois sur sa tête pour Son guru. Il resta sous la pluie la nuit entière et, bien qu’Il soit Dieu, Il fut complètement trempé pour le service de son guru. Telle est la manière d’accomplir guru-seva.

Les Upanisads nous relatent l’histoire d’Upamanyu. Son guru lui avait demandé de conduire les vaches aux pâturages. Après un certain temps, son guru l’interrogea: «Pourquoi es-tu si grassouillet?» Upamanyu répondit: «Je consomme le lait que les veaux ne prennent pas.» Son guru dit alors: «Ne  bois pas ce lait!», mais il ne lui dit pas ce qu’il pouvait prendre. Quelques jours passèrent et lorsqu’il revit Upamanyu, il lui demanda à nouveau: «Comment fais-tu pour être si gras et bien portant? Que manges-tu?» Upamanyu répondit: «Je prends l’écume du lait de la bouche des veaux.» Son guru rétorqua: «Ne fais pas cela.»

Il n’avait maintenant plus d’issue. Que faire? Il aperçut quelques feuilles desquelles sortait un liquide blanc. Il le consomma et tomba ensuite dans un puits. Ne le voyant pas revenir, Gurudeva partit à sa recherche; il l’appelait: «Où es-tu?» A ces mots, il répondit: «Je suis dans le puits.»

«Que t’est-il arrivé?»

«Gurudeva, j’ai bu le lait de ces feuilles, sans réaliser que ce pouvait être du poison. Je suis devenu aveugle et je suis tombé dans ce puits.»

Gurudeva dit: «Non seulement tu vas recouvrer la vue, mais toute la connaissance védique te sera immédiatement révélée dans le cœur.»

Les Vedas, plus particulièrement les Upanisads, donnent de tels exemples de guru-seva.

 

yasya deva para bhaktir

yatha deve tatha gurau

tasyaite kathita hy arthah

prakasante mahatmanah

 

«Ce n’est qu’aux seules grandes âmes qui ont une foi implicite à la fois dans le Seigneur et dans le maître spirituel que la teneur de la connaissance védique est automatiquement révélée.» (Svetasvatara Upanisad 6.23)

Nous devons être de tels disciples. La bhakti n’est pas chose facile. Elle ne viendra pas simplement parce qu’on prononce le mot «bhakti». Qui plus est, gopi-bhakti, la dévotion des gopis, est très difficile à atteindre. Vous êtes extrêmement fortunés d’être arrivés jusqu’ici. Préservez votre bonne fortune en développant une foi ferme en Sri Guru, en accomplissant le service de dévotion et en suivant Ses instructions le mieux possible, même si vous devez aller en enfer pour cela. Passez un contrat. En d’autres termes, où que vous soyez, gardez toujours votre engagement envers Gurudeva avec vous et mettez-le en pratique. Mettez les instructions du guru dans votre cœur et ainsi vous obtiendrez la bhakti.

Traduction: Krishna-bhakti Dasi       Saisie: Vishnupriya Dasi         Correction: Syamananda Dasa

Source : mail du forum Krishna Bhakti dasi

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13/10/2005

Mohunlall Mohith, une vie au service de l’Arya Samaj

En 1924, il met sur pied une fédération des branches mokasiennes de l’Arya Samaj. Elle comprend également des sociétés tamoules, télégues et marathies. Elle aide au développement de l’hindouisme dans ce district, contrecarrant les évangélisations des chrétiens et des sectes.

L’arrivée, toujours en 1924, de Kunwar Maharaj Singh, venu enquêter sur les conditions de vie des immigrants indiens à Maurice, est un autre événement important de l’époque. L’année suivante voit la fondation de deux publications samajistes, Mauritius Arya Patrika et The Mauritius Mitra. Un prédicateur védique, Mehta Jaimini, donne du relief à la célébration du centième anniversaire de la naissance du swami Dayanand Saraswati (1824-1883) fondateur de l’Arya Samaj.

Prennent, entre autres, la parole, à cette occasion, Rajcoomar Gujadhur et les pandits Gayasingh et Kishtoe. Un appel est lancé en faveur de la construction d’un quartier général pour l’Arya Samaj, donnant lieu à des offrandes substantielles. Mohunlall Mohith se signale à tous en organisant une procession de participants de Saint-Pierre au Champ de Mars.

Suivent une série de fondations de mouvements religieux, signes révélateurs de la renaissance de l’hindouisme à Maurice. On peut citer à cet effet : le Hindu Mahasabha, le Tilak Vidyalaye de Montagne-Longue, le Hindu Pracharami Sabha, le Gita Mandal. La communauté hindoue est fière et heureuse d’accueillir son premier lauréat en la personne de Ramparsad Neerunjun, futur chef juge de Maurice.

Ces succès sont assombris par une scission au sein du mouvement. L’Arya Paropkarini Sabha se divise en deux groupes, le premier dirigé par les frères Bissoondoyal, le swami Vijayanand, le pandit Benimadho Suteeram et H. Surnam et le second par les pandits Kishtoe et Gayasingh, Mohunlall Mohith et Guruparsad Duljeetal. Ceux-ci créent l’Arya Pratinidhi Sabha ainsi que l’Arya Vir dont le rédacteur en chef est le pandit Kishtoe.

En 1926, Mohunlall Mohith épouse Jaswantee Ramdhuny qui lui donnera trois fils, Jugdishand, Rajendra et Subash, et quatre filles, Padmawtee, Yaswantee, Saraswati et Bagwantee. Les trois fils Mohith marchent sur les traces de leur père et, en sus de leurs activités professionnelles – médecin, planteur-homme d’affaires, fonctionnaire-planteur respectivement – s’impliquent comme lui dans le travail social. Rajendra sera longtemps le trésorier de l’Arya Samaj.

À l’âge de 27 ans, Mohunlall Mohith décide de se rendre en Inde pour approfondir ses connaissances religieuses et linguistiques. Le jour prévu de son embarquement, son frère Ramchandra tombe malade et meurt. Il remet son voyage à une date ultérieure. À partir de 1930, il devient le secrétaire de l’Arya Pratinidhi Sabha et conservera ce poste jusqu’en 1950. Les branches et les écoles pour filles se multiplient notamment à Mesnil, Riche-Mare, Bon-Accueil, Plaine-Magnien, Route-Robinson, Curepipe, Bois-Chéri, Rivière-des-Anguilles.

Pendant le secrétariat de Mohunlall Mohith, a lieu la célébration, en octobre 1933, du 50e anniversaire du décès du swami Dayanand Saraswati. L’Arya Pratinidhi Sabha inaugure son Shradhanand Bhawan à la rue Jacob, Port-Louis. En 1935, année du bicentenaire de la ville de Port-Louis et du centième anniversaire de l’arrivée des premiers travailleurs engagés indiens, un obélisque est dévoilé dans la cour de Dayanand Dharamshala.

En octobre 1949, Mohunlall Mohith a, enfin, l’occasion de se rendre en pèlerinage en Inde. Il est accompagné de Ramparsad Bheenick, Mahesh Sardar et de Jaikisson Ramesar. Ils profitent de leur séjour en Inde pour nouer des contacts fructueux avec les dirigeants indiens de l’Arya Samaj. Pendant leur séjour en Inde, des Mauriciens de toutes cultures, religions et ethnies, célèbrent à Maurice, en janvier 1950, au Champ-de-Mars, l’accession de l’Inde au statut de république.

La célébration est rehaussée par la présence de Manilall Doctor, et du swami Swantandranand, venant d’Aden et de l’Inde respectivement. Prennent aussi la parole à cette occasion, le gouverneur, Hilary Blood, le commissaire de l’Inde, Dharam Yash Dev et Seewoosagur Ramgoolam.

À l’issue de cette célébration, le swami Swantandranand rencontre les dirigeants des deux ailes dissidentes de l’Arya Samaj de Maurice, le Pratinidhi et le Paropkarini Sabha, et leur conseille de procéder à la réunification du mouvement samajiste. La prochaine chronique fera l’historique de l’échec de cette tentative plutôt superficielle de la réconciliation ainsi que la contribution de Mohunlall Mohith au bon fonctionnement de l’Arya Samaj, au sein duquel il reçoit la délicate mission de succéder à l’irremplaçable pandit Kashinath Khistoe, décédé le 18 avril 1947.

 
Image : Mohunlall Mohith (le digne successeur du pandit Kashinat Khistoe)
Source : l'express.mu

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10/10/2005

Les sept Mères

 

O Adorable Seigneur !

Tu es le protecteur du sacrifice cosmique sans défense !

Que de tous côtés, Tes bénédictions

Atteignent sûrement celui qui recherche la Vérité !

Ôg Veda.1.1.4

 

L’hindouisme ne conçoit pas Dieu comme seulement transcendant. Il est aussi Elle ! Elle peut être conçue comme ayant une forme masculine, féminine ou autre.

               

En ce moment, beaucoup d’hindous célèbrent les Navarâtris, les Neuf Nuits dédiées à la Déesse.

 

Celle-ci est aussi symbolisée comme Sept Mères que l’on appelle souvent à la Réunion, les Sept Sœurs. Essayons de comprendre un peu plus ce symbole unique dans les grandes traditions religieuses actuelles.

 

Remplie de symbolisme complexe, l’adoration de la Déesse Suprême révèle seulement le principe de la beauté et de l’unité dans toutes ses créations et ses manifestations.

 

Le concept du Suprême – de la Souveraine - comme Déesse-Mère est un phénomène universel. En Inde, le culte de Shakti a une histoire longue et complexe depuis la préhistoire. Bien qu’une littérature complète sur ce sujet soit disponible depuis le début de l’ère chrétienne, il y a des évidences de traces et de textes antiques de cette tradition qui a été ensuite incluse dans la série de textes shâktas, appelés Âgamas ou Tantras. Ces traités, en tant que Purânas, apportent beaucoup de lumière sur le concept et l’adoration de Shakti.

 

Les différentes formes représentant Shakti dans ces textes doivent être perçues et comprises  correctement. Nous allons essayer de comprendre le concept et le symbolisme des sept Mères (saptamâtrikas) et de Durgâ.

Les Sept Mères

 

Ces formes de Shakti portent le nom de Brâhmî, Mâheshwarî, Kaumârî, Vaishnavî, Varâhî, Aindrî et Châmundâ. Ce sont principalement les compléments féminins dynamiques de leurs contreparties statiques, à savoir, Brahma, Maheshvara, Kumâra, Varâha, Vishnu, et Indra. Celles-ci sont connues à partir de la litanie de leurs noms respectifs et aussi des caractéristiques iconographiques associées avec elles dans les versets de méditations respectifs (dhyâna-shlokas).

                Les Sept Mères doivent donc être visualisées comme suit :

 

1) Brâhmî (l’énergie provenant de Brahma) doit être visualisée comme ayant quatre bras, assise sur un cygne. Elle est de couleur jaune, décorée de différents bijoux et porte un corsage fait de peau d’animal. Dans deux de ses mains droites, elle tient une corde, une cuillère sacrificielle et fait le mudra du don de la troisième main. Du côté gauche, elle tient un livre, un pot à eau (kamandalu) et fait le geste de protection (abhaya mudra).

 

2) Mâheshwarî chevauche un taureau, a cinq visages et trois yeux. Elle est de couleur blanche et porte le croissant de lune dans la chevelure. Dans ses dix mains, elle tient l’épée, le foudre, le trident, la hache, la corde, la cloche, le serpent et la pique et fait le geste de protection.

 

3) Kaumârî a six visages et est de couleur rouge. Elle chevauche un paon. Dans ses mains droites, elle tient une lance, un étendard, un bâton, un pot à eau, un arc et fait le geste du don. Cinq de ses mains gauches tiennent la flèche, le lotus, le coq, la hache et fait le geste de protection de sa sixième main.

 

4) Vaishnavî chevauche Garuda, porte une guirlande de fleurs sauvages et est de couleur noire. Elle tient la conque la roue, la massue et le lotus (shankha-chakra-gadâ-padma) et fait les gestes de protection et de don.

 

5) Varâhî est de couleur noire et a un visage de sanglier. Elle a un gros ventre et chevauche un buffle. Dans quatre de ses mains, elle tient un bâton, une épée, une masse et un pot. Elle fait aussi les gestes de protection et de don.

 

6) Aindrî est gentille, brillante comme l’or, chevauche un éléphant et a mille yeux. Elle a six mains et, à droite, elle tient la corde et le foudre et fait le geste du don. A gauche, elle tient le lotus, le pot à eau et fait le geste de protection.

 

7) Châmundâ est de couleur noire, défigurée, elle chevauche un cadavre et est décorée de serpents. Elle peut prendre n’importe quelle forme à volonté. Son corps est de la couleur de la laque. Elle a de grandes dents, des yeux creux et un ventre maigre. Ses dix bras s’étendent dans les dix directions. Dans ses mains droites, elle tient un pilon, une roue, un chasse-mouche, un crochet et une épée. A gauche, elle tient une massue, un corde, un arc, un gourdin et une hache.

 

Les sept Mères mentionnées ci-dessus en tant qu’énergie personnifiée (shakti) des divinités « masculines » sont acceptées et intégrées aux lexiques hindous, aux Purânas et aux Âgamas. Par exemple, le Mârkandeya Purâna dit que pour aider Candikâ à tuer les démons, les sept énergies émergèrent des dieux et assumèrent leurs formes au féminin, prirent les mêmes ornements et montèrent les mêmes véhicules que leurs correspondances masculines.

 

Caractéristiques intéressantes

 

Cependant les points suivants doivent attirer notre attention :

a)       La forme et la nature de Brâhmî, de Mâheshwarî, de Kaumârî, et Vaishnavî et d’Aindrî sont sans équivoque.

b)       De plus, la Shakti de Vishnu incarné, Varâhâ, est aussi considérée comme Déesse Mère.

c)       Le concept de Châmundâ ne rentre pas dans cette optique. Elle a une forme unique et n’est pas associée à aucune divinité masculine particulière.

 

Le nom de Châmundâ viendrait des histoires des terribles asuras Canda et de Munda, les subordonnés de Shumbha et de Nishumbha, qu’elle aurait anéantis. Les asuras sont bien sûr les symboles de l’ignorance spirituelle qui est la source de l’égoïsme, de la haine et de la méchanceté.

Mais en relation avec ses dévots, son rôle est celui de l’Illuminatrice et de destructrice de l’ignorance. Elle apporte la prospérité à ceux qui sont dans le chemin de la vertu. Elle est le principe de la beauté totale. La beauté de la nature et celle de l’être humain sont ses manifestations partielles de cette infinie beauté. Ces aspects positifs sont symbolisés dans le mantra à neuf syllabes associé à Châmundâ : Aim, hrîm, klîm Châmundâyei vicche.

Dans cette formule sacrée, les trois bîjamantras sont respectivement associées à Mahâ Sarasvatî (représentant la connaissance (jnâna shakti) et l’existence (sat), à Mahâ Lakshmî l’activité (kriyâ shakti ) et la conscience (chit) et Mahâ Kâlî ( icchâ et ânanda). Châmundâ  est conçue comme étant la Déesse suprême combinant les trois aspects (sat chit ânanda) et aussi jnâna, kriyâ et icchâ.

Cette Suprême Shakti a d’innombrables noms dont Châmundâ, Dûrgâ et Chandî.

 

Qui est Durgâ ?

 

Selon l’étymologie, Elle est la Déesse que l’on peut approcher avec difficulté « duhkhena gamyate prâpyate ». Mais la conceptualisation de la Déesse comme étant celle qui élimine totalement les maux physiques, mentaux et spirituels, a nécessité l’acceptation de l’étymologie superficielle que Durgâ  veut dire calamité, destruction. En allant un peut plus loin dans l’étymologie, il est dit que chaque lettre du nom, à savoir, D.U.R.G.Ä. est synonyme de destruction respective des démons, des obstacles, des maladies et de la peur.

 

Cependant Durgâ est vénérée comme étant Mahâ Sarasvatî, Mahâ Lakshmî et Mahâ Kâlî dans le Durgâ-Saptashati. Elle est visualisée comme étant assises sur un lotus et tenant différents objets tels le rosaire, la hache, le lotus, l’arc, le pot à eau, le bâton, le trident et la corde,etc. dans ses dix-huit bras. Elle est aussi celle qui a détruit Mahishâsura, le démon-taureau. Ce concept se retrouve dans la Durgâpûjâ au Bengale où sa statue est flanquée des statues de Sarasvatî et de Lakshmî. Dans le sud de l’Inde aussi, lors des Navarâtrîs célébrées lors de l’Ashvina shukla paksha (septembre-octobre), Shakti sous ses trois aspects de Mahâ Kâlî, Mahâ Lakshmî et Mahâ Sarasvatî, est vénérée. Chacun des aspects de Shakti est associé à trois nuits.

 

On peut donc appeler la Déesse Suprême Durgâ, Châmundâ ou Kâlî et L’adorer. Elle imprègne l’univers de son Etre d’énergie et se révèle dans les êtres, dans les choses et les situations. C’est surtout l’attitude du dévot qui compte. Cela s’appelle Devi Darshana.

 

Source : Satsang du 8 octobre 2005

18:40 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/10/2005

Un cobra s'installe dans un temple hindou

L'arrivée d'un cobra de cinq mètre de long dans le temple de Puchong, en banlieue de Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, n'a pas fait fuir les fidèles, au contraire. Des milliers de fidèles défilent devant lui pour lui faire des offrandes.

Le serpent, découvert il y a près d'une semaine lové autour d'une statue de divinité, reçoit tous les jours du lait, des oeufs, des fleurs et même des dons en espèce apportés par des milliers de fidèles et de simples curieux, rapporte le quotidien "Star". Le serpent n'est apparemment pas dérangé par toute cette agitation et n'a encore attaqué personne.

Le cobra, un des serpents les plus dangereux du monde, est une figure puissante de l'hindouisme. "Je suis venu trois fois depuis lundi soir", explique Tamilselvai Murugaian, un fidèle de 40 ans. "J'ai vu son visage et je crois que cela va me porter chance."

14:04 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Espoir du Divali : victoire sur la drogue et l’alcool à Maurice

Mot d’ordre de la fédération des temples hindous : que le Divali soit célébré autour d’un thème. Celui de la lutte contre la drogue et l’alcool. Les responsables des 250 mandirs du pays en ont été informés et les préparatifs sont en cours pour célébrer l’événement.

Cette fête, connue comme la fête de la Lumière, car des centaines de lampes sont allumées dans la nuit, sera célébrée cette année le 1er novembre, a indiqué, hier, Somduth Dulthumun, président de la Mauritius Sanatan Dhama Temple, Federation.


D’autres manifestations telles que des concours de dissertation, de peinture et de récital des versets du Ramayana seront aussi organisées par la fédération. La célébration de la fête au niveau national sera animée par des vedettes venues de l’Inde.

Le Divali symbolise la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres. Les fidèles de l’hindouisme ont aussi commencé depuis hier la Durga Pooja, des sessions de prières qui dureront jusqu’au 12 de ce mois.

“La Durga Pooja a pris une telle ampleur ces dernières années qu’on peut la comparer aujourd’hui au Maha Shivaratree”, a affirmé hier Somduth Dulthumun. La fédération compte aussi célébrer une autre fête qui a pris de l’ampleur ces derniers temps : le Ganga Asnan prévu pour le 5 novembre.
 

Source : http://www.lexpress.mu/display_article.php?news_id=51558

14:01 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Que le Nouvel An tamoul & le Dipavali soient fériés

L’association régionale Tamij Sangam souhaite que le Nouvel An tamoul et le Dipavali soient inclus dans le calendrier des jours fériés. C’est ce qu’a déclaré hier son président, Selvam Chanemougame. Cette revendication, formulée maintes fois revient d’actualité, avec le passage dans l’île ce jeudi 29 et ce vendredi 30 septembre 2005, du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. L’association demande au ministre d’établir un comité de réflexion sous l’égide du préfet, avec la participation du groupe de dialogue inter-religieux, afin de proposer un calendrier des fêtes "plus fidèle aux pratiques cultuelles de l’île". Selvam Chanemougame précise que cette revendication n’est pas communautaire. Il s’agit pour lui, "d’une œuvre d’intégration, afin d’éviter toute marginalisation et donc tout repli sur soi". Les membres de l’association se disent confiants du fait que Nicolas Sarkozy aura un regard plus attentif à ces revendications. "On a trop tendance à oublier qu’à La Réunion, l’hindouisme est la deuxième religion de l’île, par le nombre de pratiquants. Cette religion a failli disparaître des terres réunionnaises par la politique d’évangélisation et de conversion pratiquée lors de la période de l’engagisme", souligne Selvam Chanemougame.
À l’heure actuelle, ajoute-t-il, sur les télévisions de service public, l’hindouisme ne bénéficie d’aucune émission, contrairement à d’autres religions. "Les responsables de RFO nous renvoient aux accords signés entre le Ministère de l’Intérieur et la Direction d’Antenne 2". Une situation qu’il juge "injuste et frustrante".

 

Source : http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=11095

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05/10/2005

Pourquoi à des moments spécifiques?

Darsana à Birmingham, Angleterre, juin 2003

[Il existe plusieurs raisons scripturaires aux règlements. En voici quelques-unes dévoilées par Parama-pujyapada Srila Narayana Maharaja lors d’un petit darsana, entrevue transcendantale, accordé à des nouveaux venus.]

Un dévot: pourquoi recevons-nous le gayatri-mantra à un moment précis? Quelle en est la signification?

Srila Narayana Maharaja: nous constatons le même phénomène dans ce monde. Pourquoi les gens débutent-ils leurs spéculations financières en avril? Ici-bas, chaque chose est organisée en fonction de ces moments favorables. D’après l’Ayurvéda, suivant le graha-naksatra (les positions des étoiles et des planètes), certains moments sont propices pour accomplir certaines activités. Alors, il fallait choisir la période adéquate pour chaque activité.

Le dévot: pourquoi ces périodes sont-elles propices?

Srila Narayana Maharaja: certains moments sont favorables pour une personne en fonction de son janma-naksatra (les dispositions des planètes et des étoiles d’une personne à la naissance), ainsi que d’autres critères. De la même façon, l’initiation diksa doit être donnée lors d’un jour de bon augure.

Le dévot: pourquoi réciter quotidiennement les diksa-mantras à ces moments particuliers?

Srila Narayana Maharaja: il y a plusieurs raisons. Le matin, pendant le brahma-muhurta (une heure et demie avant et jusqu’au lever du soleil), notre esprit et notre cœur sont calmes. Il y a moins d’anxiété à cette heure-là. Nous n’avons encore rien entendu du monde matériel. C’est un moment très apaisant. Il en va de même à midi, lorsque le soleil est au zénith. Ce moment-là est particulièrement propice. C’est l’occasion d’essayer de s’absorber dans les mantras, car la concentration viendra facilement. Cela est également vrai au crépuscule.

Ces périodes ont été découvertes par nos rsis (sages). Nous ne pouvons entrer dans les détails maintenant, mais il y a tant de facteurs essentiels qui sont connus et considérés en Inde. Dans d’autres endroits, les gens ne font pas attention à cela, mais les scientifiques indiens, les rsis, connaissaient toutes ces choses.

Si nous ne devons pas prendre d’aubergines et certains autres aliments durant Caturmasya et Ekadasi, c’est parce que des microbes particuliers les infectent naturellement à ces périodes. Nos rsis ont découvert que cela se produit dans quelques plantes et fruits pendant une période précise. Par exemple, nous ne devons pas consommer de yaourt durant le mois de Bhadra (août-septembre), car beaucoup de microbes y pullulent. En Inde, ce sont des microbes propres à nos contrées, et en Amérique, les microbes qui pénétreront dans les aubergines et les yaourts seront propres aux Américains.

Aliments proscrits durant les 4 mois de Caturmasya:

Tomates, aubergines, loki, parmal, urad dahl et miel.

Aliments proscrits spécifiquement pendant chaque mois de Caturmasya:

1er mois: légumes à feuilles, salades et tous types de choux, tisanes diverses.

2ème mois: yaourt (si besoin, pour raison de santé, il peut être mélangé avec de l'eau).

3ème mois: lait (si besoin, pour raison de santé, il peut être mélangé avec un peu de jus de citron).

4ème mois: huile de moutarde et huile de sésame.

Edition: Syamarani Dasi

Traduction: Vrajavilasini Dasi Correction: Krishna-bhakti Dasi et Syamananda Dasa

Source : mail du forum Krishna Bhakti dasi

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04/10/2005

La création individuelle

 

Nous avons dans la Gîtâ  une présentation claire de cette perception individuelle du monde, un monde coloré et déformé par les deux facteurs suivants : râga et dvesha, c’est-à-dire nos attractions et nos répulsions, nos préférences et nos aversions, nos attachements et nos dégoûts. L’aspect psychologique de l’individu est présenté en ces deux termes, râga et dvesha. J’ai un râga pour un objet quand je le trouve désirable, car en sa présence, je m’attends à être plus heureux, plus en sécurité que je ne le suis à présent. Dvesha est simplement le contraire, l’aversion pour un objet en présence, expérience ou possession duquel, j’ai le sentiment d’une menace à mon bonheur, à ma sécurité. Je veux acquérir et posséder les choses pour lesquelles j’ai un râga et je veux éviter ou éloigner de moi celles pour qui j’ai un dvesha. En fin de compte, ma vie toute entière se résume à exprimer ces râga et dvesha. Vous pouvez très bien vouloir partir de votre maison parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez vous. Cela est dvesha. Puis vous pouvez avoir le choix de l’endroit où aller et vous décidez alors d’aller écouter un Swami, c’est un autre type de râga – il est important pour vous de participer à ces conférences. Votre vie toute entière, vos efforts, vos luttes quotidiennes, ne sont qu’une expression de ces râga et dvesha.

 

J’ai lu et étudié la psychologie moderne, et je trouve que ce que présente la Gîtâ  convient aux besoins d’une personne normale. Comprenez, s’il vous plaît, que je ne parle pas de psychothérapie ou de psychologie clinique, qui est un domaine complètement différent. Je parle ici de la disposition psychologique d’une personne qui est décrite par ces deux termes, râga et dvesha. Ce que dit la Gîtâ  à ce sujet est suffisant pour découvrir et vivre une vie de maturité.

 

Quand il y a un râga pour quelque chose, vous voulez l’acquérir, si vous ne l’avez pas encore. Cela peut être de l’argent, une maison, un endroit où vous voulez vous rendre. Il y a de nombreuses choses que vous n’avez pas actuellement et que vous aimeriez bien posséder. Et il y a de nombreuses choses que vous avez déjà, que vous voulez conserver – vous voulez garder votre santé, votre argent, votre travail, vos cheveux sur la tête, etc... Vous voulez garder votre fonction, votre utilité. La tentative d’acquérir ce que vous n’avez pas est appelée yoga et la tentative de sauvegarder ou de protéger ce que vous avez est kshema. Le râga se transforme en yoga et kshema, l’obtention de ce que vous n’avez pas et la sauvegarde de ce que vous avez.

 

C’est à cela que se résume votre lutte, l’ensemble de vos efforts. Il vous faut lutter non seulement pour acquérir ce qui vous manque mais aussi pour préserver ce que vous avez. Conserver quelque chose n’est pas non plus facile. Vous devez dépenser de l’énergie pour atteindre ce but. Supposez que vous avez réduit votre poids à un certain niveau ; mais pour conserver ce poids, mon Dieu, que d’efforts ! Les gens font du jogging, de l’exercice, qu’est-ce qu’ils ne font pas ! Vous devez aussi travailler dur pour conserver votre poste. Ainsi, l’obtention et la conservation exigent tous deux un travail considérable.

 

De la même manière, éviter, éloigner de vous ou vous débarrasser de ce que vous n’aimez pas, exige aussi beaucoup de travail. Il n’est pas évident d’accomplir ce que vous désirez ou ce que vous voulez éviter. Qui souhaite avoir un mal de tête ? Mais le mal de tête vous saisit. Vous êtes supposé prendre des précautions pour éviter d’attraper certaines maladies. Ainsi, beaucoup d’argent et d’efforts sont aussi mis en jeu dans le but d’éviter les choses. Il faut produire de nombreux efforts pour se débarrasser des choses. Laver le linge, nettoyer le sol, vider les poubelles, etc. ne sont rien d’autre que des efforts pour se débarrasser des choses.

 

La vie toute entière est donc une lutte pour  satisfaire les râga et dvesha. Il n’y a rien de bon ou mauvais en cela, comprenez le bien. Je dis simplement que c’est en cela que la vie consiste. Nous avons acquis ces préférences et aversions en grandissant dans un environnement donné, qui consiste en culture, religion, famille, éducation, etc...L’environnement exerce une grande influence sur l’individu. Ce qui arrive quelque part dans le monde vous atteint aussi. Je suis étonné par les moyens de communication qui transportent de New-York à Berkeley en quelques mois les modes et les fraudes, puis vers Ahmedabad et Baroda en une année, et enfin à Bombay ! Quand un événement se produit dans la mode ou la musique, il semble se transporter jusqu’ici. Et il y a cette “ campus connection ” qui fait que ce qui arrive sur un campus d’université parvient rapidement à un autre campus. C’est ainsi que nous collectons des râga et dvesha sans aucune volonté ou effort particulier. La famille, la culture, la société, tout donne naissance à des râga et dvesha, et certains de ces attachements et dégoûts ont une emprise sur nous, et nous dictent notre comportement. Ils colorent notre vision des choses.

 

Au cours de notre quête pour satisfaire les râga et dvesha, nous collectons également des peurs et des craintes, etc... parce qu’il n’est pas toujours possible de les satisfaire tous.

 

Y a-t-il quelqu’un qui puisse affirmer qu’il a pu réaliser tous ses râga et dvesha et qu’il était dépourvu de râga et dvesha, un seul jour ? Vous souvenez-vous d’un jour – douze heures de veille – pendant lesquelles vous étiez complètement dénué de râga et dvesha, c’est-à-dire libre de tout désir provenant d’attractions et de répulsions ?

 

Je ne me souviens pas, enfant, d’avoir vécu un seul jour pendant lequel j’étais dénué de désirs. Je voulais manger quelque chose, et on me disait que ce n’était pas bon pour ma santé. Si j’avais pu, j’aurais complètement vidé le magasin de jouets et je l’aurais ramené à la maison ! Je n’ai pas eu tous les jouets que je voulais, je n’ai pas pu avoir tous les Crackers que je voulais acheter, ou les bonbons que je voulais manger ! J’ai toujours dû me contenter de peu ou de moins par rapport à ce que je voulais et c’est ainsi que la plupart de mes désirs sont restés insatisfaits, quand j’étais enfant. Qui n’espère pas être le meilleur lors des compétitions sportives ? Qui ne voudrait pas être classé toujours premier à tous les examens ? Mais personne n’y parvient. Vous vous contentez toujours de quelque chose de moins, de moins, de moins… Vous trouvez que la concurrence est trop dure et vous êtes sans cesse humilié. A l’adolescence, vous avez eu, bien-sûr, de nombreux désirs non réalisés. Avez vous jamais passé douze heures de veille – je ne parle pas de sommeil car en dormant vous êtes totalement libre de désirs – pendant lesquels vous étiez dépourvu de râga et dvesha ? Jamais. Cela, c’est vous.

 

La plupart de ces râga et dvesha insatisfaits restent à l’intérieur de vous ; certains d’entre eux sont mutilés, blessés, certains saignent encore, d’autres donneront le jour à de nouveaux râga et dvesha !  Ils déforment votre perception. Vous ne voyez pas le monde tel qu’il est. Il y a de la peur, de l’anxiété, de l’insécurité et de l’inquiétude en vous et tout ceci pollue votre perception. Ainsi, vous ne vous trouvez pas en face du monde créé par le Seigneur, isvara srsti, mais vous vous retrouvez plutôt confronté à jiva srsti, au monde créé par votre perception individuelle. Vous pouvez faire face aux problèmes s’ils sont bien réels, mais les peurs, les angoisses, les inquiétudes, etc... sont créés par vos propres perceptions, ils sont votre manière de voir les choses. En d’autres mots, vous faites rarement face à la réalité, à ce qui est. Vous faites face à ce que vous pensez être la réalité. Il s’agit du problème de ce qu’on appelle l’expérience et la subjectivité.

 

Quand je dis que “ un plus un égal deux ”, cela est empiriquement vrai. Quand je dis que “ ceci est une fleur ”, c’est empiriquement vrai, “ ceci est une rose ”, est aussi empiriquement vrai. Mais la manière dont vous la regardez est une question différente. Votre subjectivité est généralement absente quand vous êtes avec la nature, les montagnes, le ciel, les étoiles, la lune, etc.... Quand vous regardez le ciel, vous ne voulez pas qu’il soit différent de ce qu’il est. Vous acceptez le ciel tel qu’il est ; vous ne voulez pas qu’il soit vert par exemple. Alors il y a de l’expérience, de l’objectivité, il y a une véritable appréciation de ce qui est. Le ciel, les étoiles, les montagnes, les oiseaux, les buissons, les arbres, les fleurs sont tous pris comme ils sont ; vous ne voulez pas qu’ils soient autres, différents de ce qu’ils sont. Cela signifie que vous n’interprétez pas les choses. Vous restez dans le vrai aussi longtemps que vous n’interprétez pas. Tout vous paraît clair et beau aussi longtemps que votre mental apeuré, votre mental anxieux, votre mental désirant n’entre pas en jeu pour vicier votre perception.

 

Quand vous prenez votre bébé dans vos bras, vous êtes heureux, si vous ne pensez pas à son avenir, sa santé, etc... Vous retirez de la joie à être avec cet enfant tel qu’il est, quand vous ne vous inquiétez pas à son sujet. Mais la situation change dès que vous vous inquiétez pour lui. Vous voudriez qu’il soit plus actif, qu’il ne pleure pas et ainsi de suite. Dès lors, cela devient entièrement différent, vous ne pouvez pas éprouver de la joie à être avec votre bébé.

 

Ainsi, quand il s’agit de situations où des gens sont impliqués, quand ma propre vie est impliquée, alors je ne fais pas réellement face aux faits, à ce qui est. Je fais plutôt face aux situations telles qu’elles sont projetées par mon mental, qui est contrôlé par ses propres râga et dvesha. La perception claire et discriminante, la compréhension de ces râga et dvesha, ainsi que la capacité de les gérer, de rester libre de leur emprise, constituent la maturité émotionnelle, et c’est cela dont parle la Gîta. C’est pourquoi je trouve que la Gîtâ  suffit parfaitement. Nous n’avons  besoin d’aucune autre approche psychologique.

 

Quand je suis sous l’influence, l’emprise des peurs, etc... produite par les râga et dvesha, seule jiva srishti, la création individuelle, est présente et non isvara srishti, la création du Seigneur. Isvara srishti est ce qui est donné, le monde empirique. Si je permets à ma vision d’être viciée par mes propres peurs, etc..., alors je vis dans un monde qui est ma propre création.

 

Supposons que je perde énormément d’argent dans les affaires. Le marché boursier s’est effondré et c’est un désastre. Alors ce qui devient important, c’est avec quelle objectivité je suis capable d’apprécier la situation. Une situation de ce genre exige une action de ma part. Je devrais être objectif. De la même manière, quand je suis dans une situation qui implique pour moi un deuil, du déshonneur, une certaine perte de sécurité, etc..., alors il est important que je sois objectif, aussi objectif que lorsque je vois une montagne !

source : Satsang du premier octobre 2005 Swami Paramânanda Shri  Ramakrishna Math


09:48 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/10/2005

3 500 indiens chrétiens se reconvertissent à l'Hindouisme

Ce dimanche, 3 500 indiens chrétiens se sont retournés vers Dharma hindou dans l' Etah, et 40 églises ont été remises à Dharma Raksha Samiti du VHP( Parishad hindou Vishwa) , qui les transformerait en temples hindoues de Maharishi Valmiki. Ces temples seraient en outre ouverts aux intouchables.

 

Lors de la cérémonie de purification, au mandir Saraswati Vidya, menée par le député Gorakhpur et le Yogi Aditya Nath (saffron flag-bearer), il y a une foule de 3 200 villageois venue de 70 villages d'Etah.

 

En février, environ 5 000 chrétiens avaient rejoint l'Hindouisme à Etah.

 

Parlant aux premiers chrétiens reconvertis, le coordinnateur régional du VHP d' Indrajit Arya (Jagran Vibhag) a dit que les missionnaires ont induit en erreur les dalits, particulièrement les Valmikis d'Agra en les mettant sur le chemin du Christ.

 

Il a dit que même les "dalits christianisés" étaient toujours considérés comme parias alors que les missionnaires leur avaient promis une importante somme d'argent, et l'égalité sociale et il ajouta qu'ils avaient été  induits en erreur depuis trop longtemps par les missionnaires bien que le VHP ait, depuis quelques années déjà, entrepris la reconversion à l'Hindouisme.

 

Des familles chrétiennes l'avaient été depuis 2 à 3 générations , il affirma qu’ elles ont voulu se tourner vers le Dharma Hindou pour reprendre leur héritage culturel perdu.

 

Les leaders du VHP, y compris le député du Gorakhpur (Yogi Adityanath) ont par la suite dîné avec les "nouveaux Hindous".

 

Les leaders aspirent à remettre sur le chemin du Dharma au moins 80 000 chrétiens pour l'année prochaine.

 

Source : forum HinduUnity              Traduction : Dharma Today


19:27 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/10/2005

Swami Advayananda Sarasvati

Après ses études au lycée de Guéret, (Creuse) puis à l'IUT de Paris et deux années de langue chinoise à Paris-Dauphine, il retourne dans son île natale pour travailler. Voulant apprendre la langue tamoule, il prend des cours avec le prêtre du temple hindou de St Paul (Réunion) et s'initie au fur et à mesure aux prières et aux rites hindous. Il participe activement aux différentes pénitences hindoues de la Réunion (Kâvadi, Marche sur le feu, ect.)

Il fait la rencontre de Brahmachari Pranava Chaitanaya (aujourd'hui Swami Pranavananda) de la Chinmaya Mission de l'Ile Maurice, qui l'initie à la philosophie du Védânta.
Ayant la possibilité d'aller apprendre en Inde, il n'hésite pas à quitter son poste de Chef du Personnel d'une grande entreprise locale, la SAPMER, pour se rendre à Mumbai (Bombay) pour étudier la langue sacrée de l'hindouisme, le sanskrit, et les textes sacrés de cette tradition, principalement les Upanishads, la Bhagavad-Gita aux pieds des Swamis Chinmayananda, Dayananda et Viditatmananda pendant trois ans en internat.

Après ses études en Inde, il retourne à la Réunion où il enseigne la religion hindoue dans les différents temples de l'Ile, et intervient dans les grandes cérémonies de temple pour y apporter une dimension spirituelle aux rituels.
Avec la coopération de nombreux élèves et l'appui des autorités locales, il fonde un ashram dans la ville du Port. Cet ashram est devenu un des lieux d'enseignements hindous locaux les plus actifs.

Avec Monseigneur Gilbert Aubry, M. Idriss Issop Banian - et bien d'autres personnes encore - il participe à la création du Groupe de Dialogue Inter-religieux de la Réunion qui se rencontre régulièrement pour discuter des différents sujets communs aux différentes traditions. Ce groupe organise aussi des conférences publiques dans différentes villes de la Réunion. L'an dernier, une conférence a eu lieu à l'Hôtel de Ville de Paris où plus de quatre cents personnes furent intéressées par cette rencontre. A la Réunion, ce groupe est à l'initiative de plusieurs marches pour la paix dont l'une - contre la guerre en Irak - a vu tous les responsables religieux locaux (catholiques, protestants, musulmans, hindous, bouddhistes, ect.) ouvrir la marche main dans la main, suivis de plus de 15000 personnes. Ce groupe a été reçu par la Mission Stasi pour donner son avis sur la laïcité, vécue différemment à la Réunion.

Pour la deuxième fois, Swami Advayananda est invité à la fête de Ganesha à Paris.

La première fois en 2004, plusieurs milliers de personnes ont participé au défilé et nombreuses sont celles qui ont reçu sa bénédiction. Il se tient à la disposition de toutes celles et de tous ceux, qui souhaiteraient avoir des éclaircissements sur la tradition hindoue. Il est prêt à venir faire des formations pour les personnes qui souhaiteraient mettre en place un groupe d'étude pour ensuite transmettre l'enseignement aux enfants et aux adultes.

Source : http://perso.wanadoo.fr/temple.hindou/index.htm





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Téléchargement Vaibhav Laxmi Maa Vrat (mp3)

  • 01-Introduction  
  • 02-Jai Maa Laxmi (Dhun)
  • 03-The Praise of Goddess Laxmi
  • 04-Vaibhava Laxmi Vrat Rules
  • 05-Vaibhava Laxmi Vrat Story
  • 06-Jai Maa Laxmi (Dhun)
  • 07-Mahadevi Mahalakshmi Namaste Tvam Vishnu Priye
  • 08-Maha Laxmiji Aarti
  • 09-Laxmi Maa Thal & Miracles of Goddess Laxmi
  • 10-Jai Maa Laxmi (Dhun)


Taille : 84,71 MB / Langue : Gujarati /  Lien torrent : Vaibhav Laxmi Maa Vrat.torrent

16:47 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |