10/06/2007

Satsang du 18 avril 2007

aum 1Les sentiments négatifs, tels que la violence, sont dommageables pour la vie ….. Ils sont nés de l'avidité, de la colère ou de l'illusion, qu'ils soient légers, modérés ou intenses. Leur fruit est ignorance et souffrance sans fin. Se souvenir de cela c'est cultiver leurs opposés. Yogasûtras de Patanjali, 2:34

 

La plus grande dévotion

 

"La première des dévotions est le Satsanga, la compagnie de personnes de bien !" Le Seigneur Râma dit à Shabari dans un texte appelé le Râmcharitamânas.

Shabari vivait dans la forêt Dandaka habitée aussi par d'innombrables sages et ascètes. Certains ne voulaient pas qu'elle vive là. Il y avait un vieux sage du nom de Matanga qui l'autorisa à y rester et lui assura qu'elle rencontrerait Dieu un de ces jours dans cette forêt-même.

Si vous faites plaisir à un riche, il vous donnera peut-être une partie de sa richesse mais si vous faites plaisir à un saint, il vous donnera la vraie richesse – celle qui "n'est pas de ce monde"  pour paraphraser une expression bien connue ! Il vous donnera Dieu. Les sages et les saints possèdent la vraie richesse qui ne connaît pas de limites et de frontières, qui ne décroît jamais, qui n'est jamais dévaluée. Bien au contraire, cette richesse spirituelle ne fait que croître, comme la flamme d'une lampe, quand elle est partagée avec les autres.

 

A l'heure actuelle, il est quand même surprenant de voir tant de gens souffrir alors que le trésor spirituel qui donne l'accomplissement vrai est disponible à tout instant. Les sages ne sont que des indicateurs ; ils n'hésitent pas à nous montrer comment puiser dans ce puits sans fond. Si quelqu'un découvre un gisement de pétrole ou d'or, la première chose qu'il fera, sera de l'entourer de grillage solide pour ne pas que les autres viennent s'en servir. Par contre les sages et les saints qui ont réalisé Dieu, n'arrêtent pas de nous montrer comment étancher notre soif spirituelle. Ils ne réservent pas leur secret pour eux. Or que voyons-nous dans notre ère de progrès, les gens fuir des satsangas et ensuite se plaindre de leur manque de nourriture spirituelle.

 

Nous sommes comme des poissons qui ont soif ! Pourtant, le monde – à savoir nous – n'est pas séparé de Dieu, et Dieu n'est pas séparé du monde, et pourtant nous sommes insatiables tout en consommant toujours plus ! Nous ne sommes jamais satisfaits. 

Quand nous aimons une personne et quand elle est avec nous, nous sommes sur un petit nuage ! Comment pouvons-nous être malheureux quand l'Océan de plénitude – ânanda sâgara – nous baigne à longueur de vie.

Si nous avons la vraie dévotion, nous ne pouvons jamais être insatisfait, nous sentir incomplet.

Le satsanga, la compagnie des sages, n'est pas seulement un moment de chants religieux dont la plupart du temps, nous ne comprenons pas la signification. Le satsanga est la compagnie du bien qui nous mène vers le Bien.

 

Les saints et les sages du Sanâtana Dharma n'ont jamais cherché à nous asservir. Bien au contraire, ils veulent nous libérer de nos chaînes pour réaliser que nous sommes des vagues de plénitude inséparables de l'océan d'Amour pur.

 

Ceux qui sont jaloux de notre présence dans la forêt de la recherche spirituelle, n'ont pas compris que le satsanga n'est pas limité à une catégorie de personnes. Il est ouvert à toutes et à tous. Il n'y a pas de critère de races, de communautés ou de castes. Ne soyons pas des poissons assoiffés mais tellement rassasiés que l'eau de la sagesse sue par tous les pores de notre personnalité.

Om tat sat !

 

Priere :

 

Moi, le fidèle,

Je me tiens au milieu

Des eaux profondes,

Et pourtant, j’ai soif !

O Seigneur de béatitude,

Aie pitié !

Apaise ma soif

Et accorde-moi la satisfaction

Et le contentement !

Rg.7.89.4

02:30 Écrit par Dharma Today dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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