26/04/2007

Satsang du 7 avril 2007

Bonjour,

Nous vivons dans une société où l'affirmation de soi est devenue la règle. Mais combien d'entre nous se sentent écrasés pas cette société où l'argent et le matériel règnent. Dans cette situation de souffrance, la religion nous offre une bouée de sauvetage : prendre refuge en Dieu ou dans un idéal très haut.
Ce texte d'enseignement est une approche allégée du problème.
Bonne méditation, Swami Advayananda

 

PENSEE DU JOUR

 

            Tous les miracles sont possibles mais pacifier son mental est le plus difficile ! Ô Seigneur, puissé-je atteindre cela par Ta grâce !

Tâyumânavar

LE REFUGE

 

Un dévot qui a pris refuge en Dieu (sharanâgata bhakta), est libéré de tout souci, même s'il reste des impuretés en lui. Les soucis impliquent que l'ego subtil exerce toujours son pouvoir. Le vrai dévot décharge tous ses soucis sur Dieu. En disant "Mâ Suchaha !" dans la Gîtâ, le Seigneur Shrî Krsna nous indique que nous ne devons pas nous soucier de façon exagérée et de tout déposer à Ses pieds pour qu'Il les prenne en charge. Cela peut paraître un peu gros pour nous qui avons l'habitude de transporter tous nos soucis comme des fardeaux sur notre dos, tout en gémissant.

 

Nous avons le choix entre passer notre temps à nous faire des soucis et les renvoyer à Dieu pour qu'il nous aide à trouver une solution. Les tracas sont des charges émotionnelles tant que nous n'avons pas de solution. Une fois que nous savons ce qu'il faut faire, ils disparaissent en laissant en nous un sentiment de légèreté.

 

Le monde est ainsi fait que si nous nous laissons avoir, nous pouvons prendre tous les problèmes de la Terre sur nous. Heureusement pour nous que tous les problèmes de la Terre ne nous concernent pas. Mais, souvent, les problèmes qui nous concernent sont ceux auxquels nous nous identifions.

 

Nous n'avons pas de problème avec la situation politique aux îles Fidji ou aux Samoa, parce que nous ne nous identifions pas à ces pays-là. Eux aussi n'ont pas de souci à se faire concernant le futur chef d'Etat de la République française !

 

Cette déclaration de Shrî Krsna n'est pas faite pour nous faire fuir face aux situations mais elle nous permet de trouver une bouée de sauvetage dans ce monde où les soucis sont comme des tourbillons prêts à nous aspirer dans les ténèbres les plus profonds.

 

Dans la Gîtâ, le Seigneur Krsna nous dit aussi :

Sarva Dharmân parityajya mâm ekam sharanam vraja

Aham tvâ sarvapâpebhyo mokshashishyâmi Mâ Suchaha (Gita 18:66)

 

En renonçant à tous tes devoirs, en prenant refuge en Moi seul, Je te libèrerai de tous les péchés ! Ne crains pas ! (Gîtâ 18:66)

 

Qu'est-ce que "Mâ Sucaha" veut vraiment dire ? Cela veut dire qu'une fois que nous nous sommes réfugiés en Dieu (sharanâgati), si nous continuons à nous soucier, alors ce n'est pas bon. Transporter ses défauts et ses soucis montre quelque par la force de notre ego. (abhimâna). Les soucis viennent du fait que vous pensez que vous êtes capables d'éliminer vos défauts. Ce n'est pas une offense en tant que telle de s'attrister sur ses défauts mais de s'en soucier exagérément ne les supprime pas. Tout comme un petit enfant qui crie dès qu'il voit un chien parce qu'il pense que le chien va le mordre. Il panique lorsque le chien s'approche de lui mais en fait, dès que le chien le lèche, il s'aperçoit que le chien n'est pas si mauvais que cela. Quelques instants plus tard, on le voit en train de tirer le chien par la queue.

 

Il est tout à fait normal que l'enfant a peur du chien mais s'il continue à en avoir peur même quand le chien n'est pas méchant, il y a un problème.

 

De même, nous aussi, lorsque nous chantons "Ganesha Sharanam !" ou " Muruga Sharanam !" nous ne prenons pas vraiment conscience des paroles que nous prononçons. "Sharanam" est une attitude qui veut que nous nous soumettons vraiment à Dieu. Mais pour nous, cela reste, comme on dit en Inde "lips-service", des mots seulement.

Le vrai fidèle prend vraiment refuge en Dieu et se décharge de tous les fardeaux inutiles. Se décharger est à la mode en ce moment dans les techniques de "lâcher prise".

Notre société est malade des fardeaux inutiles. Heureusement que la religion est là pour nous aider à alléger ces poids lourds que nous traînons avec nous.

 

Comme il s'agit d'un problème psychologique, la solution est aussi psychologique. Prendre refuge en Dieu ne veut pas dire fuir ses devoirs mais refuser de porter des fardeaux inutiles. Les Ecritures sacrées nous montrent les limites de notre soi-disante responsabilité.

 

L'avantage de cette démarche est que, plus nous sommes initiés, plus nous voyons clair. Plus nous voyons clair, plus nous trouvons les réponses apparaître en nous. C'est ce que l'on appelle l'intuition pratique.

 

C'est vrai qu'à notre époque, prendre refuge peut paraître archaïque mais nous n'avons qu'à écouter les complaintes des gens sur les radios ou les lire dans les journaux, pour voir que l'être humain a besoin de trouver cette force intérieure que le monde matériel ne peut donner.

 

Ces sages et ces saints qui considèrent le Divin comme un rocher sur lequel ils ont pris refuge, sont des modèles pour nous, ne serait-ce pour nous reposer un peu avant de retourner dans les courants turbulents de l'océan du samsâra !

 

PRIERE

 

DIEU LE BIENAIME

 

O Seigneur, Toi qui es le plus vénéré et le plus resplendissant,

Toi qui es adorable et aimant,

Sûrement, Tu accordes à Tes dévots

Tous les attributs qui se trouvent en Toi !

Que Ton amour remplisse mon corps et mon âme !

Toi seul remplis la vie de l’homme, vide de sens,

En la transformant en un océan de plénitude !

Fais que nous dédions le meilleur de nous à Tes pieds

Et que nous soumettons notre ego à Tes pieds !

Rg.1.1.6

06:45 Écrit par Dharma Today dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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