07/04/2007

L’hindouisme ou la quête du soi

7L'Inde, ayant conservé dans toute son histoire un sens profond du sacré, a toujours considéré que tout grand personnage était une manifestation du pouvoir divin. D'après sa constitution, l'Inde se proclame religieusement neutre. L'Etat indien ne reconnaît aucune distinction de classes ou de sectes religieuses, et dans ses actes ne s'en tient qu'aux normes fournies par les données techniques adéquates à chaque problème, en excluant positivement toute éthique religieuse.



Le sous-continent indien est un véritable musée des religions, hindouisme, islam, christianisme, jaïnisme, bouddhisme et de très nombreux cultes locaux tribaux. La tolérance des hindous en matière spirituelle est proverbiale. On est arrivé en Occident à se poser cette question : un Dieu hindou ne serait-il pas, par hasard, le Dieu auquel aspire la civilisation technocratique, qui a déclarée la mort du Dieu chrétien. Par "Dieu hindou", ce n'est pas une des nombreuses figures divines de l'hindouisme, mais une certaine conception du divin comme a l'hindouisme.



L'Hindou accepte la vie telle quelle est, expression intelligente du cosmos. L'hindouisme ne cherche pas à proclamer une vérité religieuse et à faire un effort intellectuel pour accepter une vérité doctrinale qu'il faudrait prouver et démontrer ; il veut s'intégrer aux sources mêmes de l'Etre, à l'essence spirituelle de la vie, absolue, neutre et impersonnelle. La nature de cette ultime réalité est inconnaissable et toute définition de l'Etre est refusée par la pensée hindoue.



Ce qui unit tous les Hindous, c'est l'acceptation d'une hiérarchisation à la fois cosmique et sociale, les castes et les multiples sous-castes d'une part et les quatre stades principaux de la vie individuelle de l'autre, (étudiant, chef de famille, philosophe ermite, ascète errant). La base de ce principe métaphysique et social est le concept de loi divine universelle, le dharma, principe moral de causalité qui règle le processus naturel de la perpétuelle transformation de la création. Ce "dharma", régit également la vie de chaque individualité et son but est de libérer l'homme de la roue infernale des naissances, des morts et des servitudes déterminisme.

L'hindouisme est véritablement une gigantesque entreprise de la délivrance de soi par la réalisation du soi ; ce soi intérieur s'identifie avec l'ultime essence, le Brahmane. L'ascète hindou est le vivant exemple, pour la société, du but à poursuivre pour obtenir la délivrance.



L'Inde fait entrer son concept de l'art dans la philosophie de la vie. En suivant l'école philosophique du Vedanta, (une des écoles traditionnelles qui traite de l'aspect métaphysique de sa pensée), on peut dire que le monde des phénomènes est vu non pas comme une réalité en soi, mais comme un aspect relatif de l'Etre (Dieu). Le monde phénoménal où les êtres humains vont et viennent dans une série sans fin de réincarnations est illusoire ; la libéralisation finale est la sortie de ce cycle de douleurs, de misère et de mort sans fin. Cette libéralisation s'obtient par une sévère éthique, par une grande foi dans la vérité éternelle et par des techniques de réintégration spirituelle qu'enseigne le yoga.

 

Auteur : Nicolas Logelain | Source : Lien

10:59 Écrit par Dharma Today dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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