26/05/2006

India-Forum

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25/05/2006

Satsang du 20 mai 2006 - mail de ssrava@yahoo.fr - Shruti Seva

PENSEE DU JOUR :

Celui qui dans son expérience directe de la suprême Béatitude éternelle et immaculée,

est arrivé à comprendre que l'univers tout entier n'est qu'un jeu de la Pure Conscience, projeté par son "ignorance" exprimée dans les trois modes d'être de son mental, alors que lui-même est cet Absolu, lui seul est mon gourou, qu'il soit balayeur ou brahmin!

Manîsha Panchakam

(Shankara)

 

 SHANKARA

(Encore quelques mots !)

Shringeri Math

 

Dans le nord-ouest de l'Etat de Mysore, blottis dans les contreforts des Ghats occidentaux, entouré de forêts vierges, il y a le village de Shringeri. Shankara y établit son premier Math, son premier monastère. La rivière Tunga une branche de la rivière Tungabhadra - coule dans la vallée en touchant les murs du temple. Ses eaux pures et limpides sont aussi célèbres pour boire que les eaux de la Gangâ le sont pour le bain (Gangâ Snânam, Tungâ Pânam). Shringeri est un lieu de grande sainteté et on doit voir sa beauté pour l’apprécier. Le Math « va toujours bien» comme on dit. L'hommage payé au Math par des visiteurs et des fidèles innombrables est autant dû à la grandeur des hommes illustres comme Vidyâranya qui a été à sa tête depuis sa fondation qu’à la renommé du fondateur lui-même.

 

Il n’est peut-être pas hors de propos de mentionner ici que le célèbre professeur de sanscrit Max Muller a mis trente ans pour traduire le commentaire du Rig-Veda, écrit par Vidyâranya, aussi connu sous le nom de Shayana. Le savant professeur, dans sa préface, dit qu’en trente ans, il n’a passé aucun jour sans consacrer au moins dix minutes à la traduction. Il y a aussi un petit incident intéressant qui dit que, quand le manuscrit était parfois illisible par endroit, il a obtenu une transcription autorisée de l’original toujours préservé dans le Math de Shringeri, par l'intermédiaire du Mahârâjâ de Mayisur de cette époque-là.

 

Le célèbre lieu saint du Shrî Sharada est aussi une source d'attraction pour les dévots. Nombreux sont les Maths ou les monastères en Inde où des hommes saints ou leurs successeurs sont installés et où les Hindous de toute l'Inde se réunissent, mais aucun n’est aussi grand ou célèbre que Shringeri, le premier Math d'Âdi Shankarâchârya. Le Shringeri Pîtha est un des monastères les plus vieux du monde, fleurissant depuis plus de douze siècles maintenant. Il est le premier des quatre lieux d’enseignement établis par Shankarâchârya, les autres trois étant Puri, Dvâraka et Joshi Math - chacun d'entre eux représentant un des quatre Védas.

 

Shankara a placé ses quatre disciples éminents (Sureshvara Âcârya, Padmapâda, Hastamâlaka et Totakâcârya) comme responsables du Shringeri Math, Jagannath Math, Dvâraka Math et Joshisha Math respectivement. Le sannyâsî le plus célèbre dans la succession des gourous du Shringeri Math était, bien sûr, Vidyâranya, le grand commentateur des Védas et le père de la dynastie de Vijayanâgar. Il était le Diwan de Vijayanâgaram. Il est devenu sannyâsî  vers 1331 ans de notre ère. Les onze sannyâsîs avant Vidyâranya étaient Shankarâchârya, Viswarûpa, Nityabodhaghana, Jnânaghana, Jnânottama, Jnâna Giri, Simha Girishvara, Ishvara Tirtha, Nârasimha Tirtha, Vidyâ Shankara Tirtha et Bhârati Krishna Tirtha.

 

Le trône pontifical historique et sacré du Shringeri Math est connu comme le Vyâkhyâna Simhâsana ou le Siège de la Connaissance. La tradition veut que Sarasvati, la Déesse de la Connaissance,  ait donné ce siège au grand Shankara, en appréciation de l'énorme érudition du philosophe. Trente-cinq âcâryas se sont assis sur ce trône pontifical avant Son actuelle Sainteté, Shrî Bhârati Krishna Tirtha Mahâswâmigal, dans une succession régulière et ininterrompue.

 

Dashanâmi Sannyâsis

 

Shankara a organisé dix ordres définis de sannyâsîs sous le nom « Dashanâmis » qui rajoute, à la fin de leurs noms un des dix suffixes suivants : Sarasvati, Bharati, Puri (Shringeri Math), Tirtha, Âshrama (Dwâraka Math); Giri, Parvata et Sagar (Joshi Math); Vana et Âranya (Govardhana Math).

 

Le Paramâhamsa représente le plus haut de ces catégories. Il est possible de devenir un Paramâhamsa par une longue série d'études de Védanta, de méditation et de réalisation du Soi. L'Ativarnâshramis est au-delà des castes et des étapes de la vie. Ils dînent avec toutes les classes des gens. Les sannyâsis de Shankara se trouvent partout en Inde.

 

La Philosophie de Shankara

 

Shankara a écrit des Bhâshyas ou des commentaires sur les Brahma Sutras, les Upanishads et la Gîtâ. Le Bhâshya sur les Brahma Sutras est appelé Sarîrika Bhâshya. Shankara a écrit des commentaires du Sanat Sujâtiya et sur le Sahasranâma Adhyâya. Il est dit que "Pour l'étude de la logique et de la métaphysique, étudiez les commentaires de Shankara ; pour obtenir la connaissance pratique qui se développe et qui renforce la dévotion, étudiez ses œuvres tels le Viveka Chûdâmani, l’Atma Bodha, l’Aparoksha Anubhûti, l’Ânanda Lahari, l’Âtma-Anâtma Viveka, le Drik-Drishya Viveka et l’ Upadesha Sahasrî !" Shankara a composé des œuvres innombrables en vers qui sont incomparables en douceur, en mélodie et en profondeur.

 

Le Brahman suprême, selon Shankara, est nirguna (sans caractéristique), nirâkara (informe), nirvisesha (sans attributs) et akartâ, non-agissant. Il est au-delà de tous les besoins et de tous les désirs. Shankara dit : "Cet Atman est évident ! Cet Atman ou le Soi n'est pas établi par les preuves de l'existence du Soi. Il n'est pas possible de nier cet Atman, car c'est l'essence même de celui qui le nie. L'Atman est la base de toutes les sortes de connaissance. Le Soi est à l’intérieur, le Soi est en dehors, le Soi est devant et le Soi est derrière ! Le Soi est à droite, le Soi est à gauche, le Soi est au-dessus et le Soi est au-dessous !"

 

Satyam-Jnânam-Anantam-Ânandam (Vérité-Connaissance-Infini-Bonheur) ne sont pas des attributs séparés. Ils forment l'essence même de Brahman. Brahman ne peut pas être décrit, parce que la description implique la distinction. Brahman ne peut pas être distingué d'autre chose que Lui.

 

Le monde objectif – le monde de noms et de formes – n’aucune existence indépendante. L'Atman seul existe réellement. Le monde est seulement vyavahârika ou phénoménal.

 

Shankara exposait la philosophie du Kevala Advaita. Ses enseignements peuvent être résumés dans les termes suivants :

 

Brahma Satyam Jagat Mithya, Jîvo Brahmaiva na aparah

 

Brahman seul est réel, ce monde est irréel ; le jîva est identique au Brahman !

 

Shankara a prêché le Vivarta vâda. De même que le serpent est en superposition sur la corde, ce monde et ce corps est superposé sur Brahman ou le Suprême Moi. Si vous obtenez une connaissance de la corde, l'illusion du serpent disparaîtra. Cependant, si vous obtenez la connaissance de Brahman, l'illusion du corps et du monde disparaîtra.

 

Shankara est une des plus grandes intelligences et des grandes âmes que l'Inde ait produites. Il était l’enseignant de la philosophie de l’Advaita. Shankara était métaphysicien géant, un philosophe pratique, un logicien infaillible, une personnalité dynamique et avait une force morale et spirituelle extraordinaire. Sa maîtrise et ses pouvoirs de clarification ne savaient aucune limite. Il était un yogî, un jnânî et un bhakta totalement épanoui. Il était un karma yogi suprême. Il était un aimant puissant.

 

Il n'y a pas de branche de connaissance que Shankara n’ait pas explorée et qui n'ait pas reçue le contact, qui n’ait pas été poli et affiné par son intellect surhumain. Nous avons une très haute révérence pour Shankara et ses œuvres. La grandeur, le calme et la fermeté de son esprit, l'impartialité avec laquelle il traite les questions diverses, sa clarté d'expression - tout ceci fait que nous ayons de plus en plus de respect pour le philosophe. Ses enseignements continueront à vivre tant que le soleil brillera.

 

L'érudition de Shankara et sa manière magistrale d'exposer les problèmes philosophiques complexes ont gagné l'admiration de toutes les écoles philosophiques du monde. Shankara était un génie intellectuel, un philosophe profond, un propagandiste doué, un prédicateur incomparable, un poète de génie et un grand réformateur religieux. Peut-être, jamais dans l'histoire, on a trouvé un auteur aussi extraordinaire que lui. Même les savants occidentaux actuels lui payent leur hommage et leur respect. De tous les systèmes antiques, celui de Shankarâcârya sera considéré comme étant le plus agréable et le plus facile à accepter pour un esprit moderne.

 

Prière :

 

Bénis cette adoration,

O Seigneur qui Te suffis par Toi même !

Tu es apprécié dans mon cœur,

Que nous réussissions à garder ce que nous avons acquis

Et que nous sommes capables d’acquérir encore plus

Par Ta grâce !

Rg Veda. 7.86.8

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24/05/2006

Shadow Warrior

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Rashtra Sevika Samiti

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Ahilya prie Rama

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Shri Ram

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Krisna

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Hari recevant le Darshnan du Seigneur Shiva

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23/05/2006

Documentaire sur le net

Allez sur http://www.webfilehost.com/

 

Entrez Id = 6584207

 

Nom du fichier : bangla_infiltration.wmv

 

 

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22/05/2006

Hindus Wake up...

Le Parti National Bangladeshi arrive au pouvoir octobre le premier, 2001.

Les groupes extrémistes Islamiques se rallient au nouveau gouvernement.

Ils font du pillage, tue et chasse des milliers d'hindous de leurs maisons et villages.

 

Les plus horribles atrocités sont faites sur les femmes.

 

Ce qui suit ne sont que quelques incidents:

 

Octobre 12 Des femmes hindoues sont publiquement violées par des gangs dans le district de Barisal. Un rapport en Bengalais cite:" Le viol barbaric de ses adolescentes par les fondamentalistes fait honte au monde entier et challenge l'existence meme de la civilisation".

 

Octobre 14 Les Fondamentalistes sont contre les minorités hindoues à Chandshi, Bahadurpur, Bharti, Pingolkati, Ashukati, Agailzara. De nouveaux, des femmes hindoues sont violées publiquement par les gangs.

 

Octobre 21 L'indifférence du gouvernement résulte d’une l'augmentation des viols dans les régions de Khulna et Barisal

 

Octobre 22 Certain journeaux Bangladeshi publient des photos de jeunes femmes hindoues qui ont été molestées dans leurs propres maisons par les fondamentalistes. Beaucoup de femmes hindoues fuient dans des villages et villes lointaines et se réfugient aussi en Inde.

Rokeya Kabir, à la tête du groupe de droit des femmes -NARI PRAGATI SANGHA- dit qu'elles ont rencontre des femmes qui ont été violées mais elles ne disent rien car elles ont peur d’autres attaques.

 

Octobre 22 Report d'une attaque sur une femme hindoue-Shefali Rani- un membre du conseil villageois de Barisal. Les fondamentalistes attaquent son foyer, pillent sa maison et la batte ainsi que la viole. Elle s'enfui et cherche refuge dans un autre district.

 

Octobre 22 Anil Kumar Sil, un fermier, dit aux reporters que sa fille a été violée par un gang de fondamentalistes.

 

Octobre 24 Deux fille-Supama (8 ans) et Sulekha Das (7 ans) sont violées à Bhola, Barisal. Leur père forcé à regarder est mort étranglé quand il essaye d'aider ses filles. Supama en est morte et Sulekha est encore a l'hôpital.

 

Octobre 28 Rapport de femmes qui se réfugient en Inde. 250 entrent dans le Bengale de l'ouest et 370 entrent à Tripura. Les vrais nombres de réfugies et expecte a être beaucoup plus élevé que les estimations officielles. Des officiers de l'intelligence à Calcutta pensent que les familles de classes moyennes ont envoyées 3000 a 4000 femmes et jeunes filles dans le Bengale de l'ouest.

 

Octobre 28 Encore plus de cas de viol dans le district de Barisal. NDTV, Inde. Les reporters passent 3 heures ici et apprennent de plus de 50 cas de viol et pillage. Les noms des femmes qui sont les victimes ne sont pas révèlés.

 

Novembre 16 A Ullapara, Poornima Sarkar, dans le début de la vingtaine et violée par des fondamentalistes. Novembre 16 " En une nuit, presque 200 femmes ont été violées dans Car Fashion de Bhola, et entre elles, il avait une fille de 8 ans, une femme de moyen age amputée et une vielle femme de 70 ans" dis le Daily Star News. " Les femmes ont été violée dans les champs, dans la foret ou près de rivières...les femmes ont ensuite été jetées dans le village, encore sous le choque et les douleurs de leur attaques qui durèrent toute la nuit".

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21/05/2006

What is Hindu Unity ?

 

 

 

Hindu Unity is our name,


Hindu Unity is our aim,


Hindu Unity is our task,


Hindu Unity is what we ask,


Hindu Unity is our mission,


Hindu Unity is our lesson,


In Hindu Unity,


Lies our prosperity,


To protect our sovereignty,


To preserve our Integrity,


To protect our cultures,


From the anti-Hindu vultures,


Hindu Unity's message,


Is to protect our heritage,


United we stand,


Divided we loose more land,


Thus United we shall fight,


To ensure our future is bright!!

 

Poème de Jawam Dharma Yodha - http://www.hinduunity.org/

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17/05/2006

American Institute of Vedic Studies

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15/05/2006

Shankara

Introduction

 

Le chaos s'était répandu dans toute l'Inde dans le domaine de la religion et de la philosophie. Secte après secte, les Charvakas, les Lokayathikas, les Kapâlikas, les Shaktas, les Sankhyas, les Bouddhas et les Madhyâmikas étaient apparus brusquement. Le nombre de religions s’est élevé aussi haut que soixante-douze. Il y avait des luttes parmi les sectes. Il n'y avait nulle part aucune paix. Le chaos et la confusion régnaient en maître absolu. Il y avait la superstition et la bigoterie. L'obscurité prévalait sur la terre bénie des Rishis, des sages et des yogis. L'ancienne terre glorieuse de Bhârat Varsha était dans un état pitoyable. Tel était l'état de l’Inde au moment de l'incarnation, de l’Avatâra de Shankarâchârya.

 

L'existence du Vaidika Dharma en Inde est aujourd'hui due à Shankara. Les forces qui se sont opposées à la religion védique étaient plus nombreuses et puissantes à l’époque de Shankara qu'elles le sont aujourd'hui. Cependant, tout seul, en un temps très court, Shankara les a toutes maîtrisées et a redonné au Vaidika Dharma et à l’Advaita Vedanta sa pureté originelle. L'arme qu'il a employée était la connaissance pure et la spiritualité. Les Avatâras précédents, comme Râma et Krishna, ont employé la force physique parce que les obstacles qui s’opposaient au Dharma à cette époque-là étaient des obstructions physiques et les tracasseries de la part des Asuras. Le Kaliyuga (l'âge de la destruction) fit apparaître des obstacles plus internes qu'externes, plus mentaux que physiques, pour le Dharma. Les graines de l’Adharma travaillaient alors dans les esprits de presque tout le monde. C’est la raison pour laquelle le mal a dû être combattu purement avec l'arme de la connaissance et de l'auto-purification. C'était pour forger cette arme et l'exercer avec efficacité que Shankara a pris naissance dans le brâhmanavarna (la caste pensante) et est entré dans l’ordre du sannyâsa (renoncement) tôt dans la vie. Les avatâras précédents tels Râma et Krishna avaient pris naissance dans le kshatriyavarna (la caste des guerriers), parce qu'en leurs jours, ils dûrent utiliser des armes pour la restauration du Dharma.

 

Tout le monde, aucun doute, est conscient de la position importante assignée à Shankarâchârya dans l'histoire de la philosophie indienne. Il peut être affirmé, sans crainte de contradiction, que le Bharata Varsha, l’Inde, aurait cessé d'être Bharata Varsha il y a des siècles et n'aurait jamais réchappé à l'épée meurtrière, au feu dévastateur et à l'intolérance religieuse des envahisseurs successifs, si Shankara n'avait pas vécu la vie qu’il a eue et n’avait pas enseigné les leçons qu'il a données. Et ces leçons vibrent toujours dans chaque cellule du vrai aspirant spirituel et du vrai Hindou.

 

Naissance

 

Shankara est né dans une famille très pauvre en l'an 788 ans de l’ère chrétienne. Dans un village nommé Kalâdi, dix kilolmètres à l'est de la ville d'Alwaye, au Kérala. Shankara était un Brahmane Nambudri. Râjâsekhara, un riche propriétaire, avait construit un temple de Shiva à Kalâdi et avait formé un Agrahara pour les Brahmanes qui étaient au service du temple. Vidyâdhirâjâ faisait la pûjâ (l'adoration) dans le temple. Il avait seulement un fils nommé Shivaguru. Shivaguru a étudié les Shâstras et s'est marié à l'âge approprié. Il n'avait aucun enfant. Sa femme Aryambâ et lui ont prié le Seigneur Shiva de les bénir d’un fils. Un fils leur est né dans le Vasanta Ritu, au printemps, à midi, dans le Muhurta  Abhijit propice et sous la constellation Ardhra. Ce fils était Shankara.

 

Shivaguru est mort quand Shankara eut sept ans. Shankara n'avait personne pour s'occuper de son éducation. Sa mère était une femme extraordinaire. Elle prit un soin spécial d’instruire son fils dans tous les Shastras. L’Upanayana de Shankara ou la cérémonie du cordon sacré a été faite en sa septième année, après la mort de son père. Shankara avait montré son intelligence extraordinaire depuis l’enfance. Quand il avait seulement seize ans, il est devenu un maître de philosophie et de théologie. Il a commencé à écrire des commentaires sur la Gîtâ, les Upanishads et les Brahma Sûtras quand il avait seulement seize ans. Quelle grande merveille !

 

La mère de Shankara consultait avec des astrologues des horoscopes de filles appropriées pour le mariage de son fils. Mais Shankara avait une résolution ferme de renoncer au monde et devenir un sannyasin. La mère de Shankara avait beaucoup de peine qu'il n'y aurait personne pour faire ses obsèques à sa mort. Shankara donna la pleine assurance à sa mère qu'il serait toujours prêt à la servir quand elle serait sur son lit de mort et exécuterait les rites d'obsèques habituels. Même malgré cela, sa mère n'était pas satisfaite.

 

Un jour, Shankara et sa mère sont allés prendre le bain à la rivière. Shankara se plongea dans l'eau et un crocodile commença à le traîner par le pied. Il appela sa mère à tue-tête : "O mère! Un crocodile m’entraîne ! Je suis perdu ! Laissez-moi mourir paisiblement comme un sannyasin ! Laissez-moi avoir la satisfaction de mourir comme sannyâsin ! Donnez-moi votre permission maintenant ! Laissez-moi prendre l’ Apath-sannyasa !"

 

La mère lui a immédiatement permis de prendre le sannyâsa. Shankara prit immédiatement l’âpath-sannyâsa (l'adoption du sannyâsa quand la mort est proche). Le crocodile le laissa. Shankara est sorti de l'eau en tant que sannyâsî initié. Il a de nouveau répété sa promesse à sa mère. Il l'a laissée sous la garde de ses parents et leur a donné sa petite propriété. Il est alors allé à la recherche d’un guru en vue de se faire formellement introduire dans l'ordre sacré du sannyâsa.

 

A la recherche d'un Guru

 

Shankara rencontra Swami Govindapâda Âchârya dans un ermitage à Badrikâshram (Badrinath) dans l'Himalaya et il se prosterna aux pieds de l'enseignant. Quand Govinda demanda à Shankara qui il était, Shankara répondit : "O Guru révéré! Je ne suis ni feu, ni air, ni terre, ni eau - ni rien de cela, mais l’Atmâ Immortel qui est caché dans tous les noms et toutes les formes !" Il a aussi dit dans la fin : "Je suis le fils de Shivaguru, un Brahmane du Kerala. Mon père est mort quand j’étais enfant ! J'ai été élevé par ma mère ! J'ai étudié les Védas et les Shâstras sous la tutelle d’un enseignant ! J'ai pris l’âpath-sannyâsa quand un crocodile a attrapé mon pied tandis que je prenais le bain à la rivière ! Laissez-moi formellement entrer dans le saint ordre du sannyâsa !".

 

Swami Govinda était très heureux de la narration donnée par Shankara. Il l’a ordonné et investi avec la robe d'un sannyâsî. Swami Govinda lui a enseigné la philosophie de l'Advaita qu'il avait lui-même appris de son Guru - Gaudapâda Âchârya. Shankara a appris tous les principes philosophiques de son Guru Govindapâda. Govinda a demandé à Shankara d'aller à Kâshi. Shankara est allé à Kâshi où il a écrit tous ses célèbres commentaires sur les Brahmasûtras, les Upanishads et la Gîtâ  et a fait face avec succès à toutes les critiques levées contre eux. Il a alors commencé à propager sa philosophie. Shankara avait l'estime la plus grande pour son Guru Govindapâda et son Paramaguru - l'enseignant de l'enseignant - Gaudapâda.

 

Digvijaya de Shankara

 

Les conquêtes philosophiques de Shankara sont uniques dans le monde. Il fit son tour triomphal autour de l'Inde. Il rencontra les maîtres des différentes écoles de pensée. Il les a convaincus par ses arguments et a établi la suprématie et la vérité de la religion qu'il a expliquée dans ses commentaires. Il est allé dans tous les lieux d’étude célèbres. Il défia les hommes érudits à la discussion, discuta avec eux et les convertit à ses opinions et à ses vues. Il vainquit Bhatta Bhaskâra et condamna son bhâshya (commentaire) du Vedanta Sûtras. Il a alors rencontré Dandi et Mayûra et leur a appris sa philosophie. Il a aussi vaincu par les arguments Harsha, l'auteur de Khandana Khanda Kadya, Abhinavagupta, Murari Mishra, Udayanâcharya, Dharmagupta, Kumarila et Prabhâkara.

 

Shankara est alors allé à Mahishmati. Mandana Mishra était le pandit en chef de la cour de Mahishmati. Mandana était un érudit du Karma Mimâmsa et donc il avait une haine intense pour les sannyâsîs. Il faisait une cérémonie de shrâddha quand Shankara, de façon impromptue, est arrivé. Immédiatement Mandana Mishra est devenu très furieux. Une horrible conversation commença ; alors les Brâhmanes, qui étaient présents là pour le dîner, se sont interposés et ont pacifié Mandana Misra. Alors Shankara défia Mandana dans une contradiction religieuse. Mandana consentit sa défaite. Bhârati qui était la femme de Mandana Mishra et qui possédait de l'érudition, avait été nommée arbitre. Il fut consenti à l'avance que si Shankara était vaincu, il deviendrait un chef de famille et se marierait et que, par contre, si Mandana était défait, il deviendrait sannyâsî et recevrait la robe du sannyâsî des mains de sa propre femme. La contradiction commença sur le champ et continua pendant des jours sans interruption. Bhârati ne s’assit pas et écouta leurs arguments. Elle jeta une guirlande sur les épaules des deux disputants et dit : "Celui dont la guirlande commencera à se faner la première, doit se considérer comme vaincu !". Elle quitta les lieux et s’occupa de son ménage. La controverse dura dix-sept jours. La guirlande de Mandana Mishra a commencé à se faner la première. Mandana Mishra admit sa défaite et accepta de devenir un sannyâsî et de suivre Shankara.

 

Bhârati était un avatâra de Sarasvatî, la Déesse de la Connaissance. Une fois, le sage Durvâsa avait chanté les Védas devant Brahma et sa femme dans une grande assemblée. Durvâsa commit une petite erreur. Sarasvatî en a ri. Durvâsa s’est mis en colère et prononça une malédiction en disant qu'elle prendrait la naissance dans le monde. De ce fait, Sarasvatî dut prendre naissance comme Bhârati.

 

Bhârati s’interposa et dit à Shankara : "Je suis l'autre moitié de Mandana ! Vous avez vaincu seulement une moitié de Mandana ! Ayons ensemble un débat ! ". Shankara n’était pas d’accord pour avoir un débat avec une femme. Bhârati cita des cas où il y avait eu des controverses avec des femmes. Shankara a alors accepté et ce débat a aussi duré sans interruption pendant dix-sept jours. Bhârati passait d'un Shastra à un autre. Enfin, elle découvrit qu'elle ne pouvait pas défaire Shankara. Elle a décidé de le vaincre au moyen de la science du Kâma Shâstra.

 

Shankara demanda à Bhârati de lui accorder une période d'un mois pour se préparer pour débattre avec elle dans la science du Kâma Shâstra. Elle fut d'accord. Shankara est allé à Kâshi. Il a séparé son corps astral de son corps physique au moyen de ses pouvoirs yogiques et laissa son corps physique dans le trou d'un grand arbre. Il demandé à ses disciples de s'occuper de son corps physique. Il est alors entré dans le cadavre de Râjâ Amaruka qui était sur le point d'être incinéré. Le Râjâ s'est levé et tous les gens furent réjouis de l'incident époustouflant.

 

Les ministres et des reines ont bientôt découvert que le Râjâ réanimé était une personne différente, avec des qualités et des pensées différentes. Ils se sont rendus compte que l'âme d’un grand Mahâtmâ était entrée dans le corps de leur Râjâ. Donc, des messagers furent envoyés à la recherche d’un corps humain caché quelque part dans les forêts solitaires et les cavernes et le brûler quand ils l’auraient trouvé. Ils ont pensé que s'ils faisaient ainsi, le nouveau Râjâ pourrait rester avec eux pendant longtemps encore.

 

Shankara acquit toutes les expériences sensuelles avec ses reines. Mâyâ est très puissante ! Au milieu de ces reines, Shankara oublia entièrement tout de ses promesses faites à ses disciples concernant son retour. Les disciples ont commencé à le rechercher. Ils entendirent parler de la résurrection miraculeuse de Râjâ Amaruka. Ils se sont immédiatement dirigés vers la ville et eurent un entretien avec le Râjâ. Ils ont chanté quelques chants philosophiques qui ont immédiatement ranimé la mémoire de Shankara. Les disciples sont repartis immédiatement à l’endroit où le corps physique de Shankara avait été tenu caché. Entretemps, les messagers de la reine avaient découvert le corps physique et avaient commencer à y mettre le feu. A ce moment même l'âme de Shankara réintégra son propre corps physique. Shankara pria le Seigneur Hari de venir l'aider. Il y eut une averse de pluie et les flammes furent éteintes.

 

Alors Shankara retourna à la résidence de Mandana Mishra. Il a repris le débat et répondit à toutes les questions posées par Bhârati d'une manière satisfaisante. Mandana Mishra donna toute sa propriété comme présent à Shankara qui demanda à Mandana de le distribuer aux pauvrex et aux nécessiteux. Il est alors devenu un disciple de Shankara. Shankara l'a introduit dans le saint ordre du sannyâsa et lui donna le nom de « Sureshvara Âcârya '. Sureshvara Âcârya était premier sannyâsî qui a pris la charge du monastère de Shringeri. Bhârati a accompagné aussi Shankara à Shringeri et on l'y adore même encore de nos jours.

 

Shankara monta sur le trône de l'omniscience après avoir inviter des érudits védiques de toutes les parties de l'Inde et répondu à leurs nombreuses questions. Shankara, en triomphant de tous ses adversaires religieux de son époque - ils appartenaient à près de de soixante-douze écoles différentes – en établissant la supériorité du Dharma, il devint leur Jagadguru, leur maître universelle.

 

Le succès de Shankara sur les autres sectes religieuses était si complet qu'aucune d'elle n'a depuis été capable de relever leur tête. La plupart d'entre elles ont totalement disparu. Après Shankara, bien que certains Âchâryas soient apparus, personne n'a été capable de vaincre comme Shankara l’avait fait et atteindre la suprématie irréfutable.

 

Les rites d'Obsèques de Mère

 

Shankara reçut des nouvelles que sa mère souffrait sérieusement. Il quitta ses disciples et retourna à Kalâdi seul. Sa mère était alors au lit. Shankara toucha ses pieds en signe de révérence. Il glorifia le Seigneur Hari. Les messagers de Hari sont venus. La mère de Shankara quitta à son corps physique et partit avec ces messagers à la demeure de Hari.

 

Shankara rencontra de sérieuses difficultés pour faire les obsèques de sa mère. D'habitude, les sannyâsîs ne font pas de rites ou de cérémonies qui sont imposés aux chefs de famille. Les Brahmanes Nambudiri étaient tous contre Shankara. La famille de Shankara ne l'aida pas aussi non plus. Ils ne se sont pas présentés même pour l'aider à transporter le cadavre au lieu d'incinération et ont refusé de donner le feu pour allumer le bûcher funéraire. Enfin Shankara décida de faire les rites funéraires tout seul. Comme il ne pouvait pas porter le cadavre entier, il le découpa en morceaux et transporta les morceaux un à un dans le jardin de la maison. Il a alors fait un bûcher avec des morceaux de bananier et y mit le feu grâce à son pouvoir yogique. Shankara voulut donner une leçon aux Nambudiris. Il a alors demander au chef local de publier un décret qu'un coin de chaque Illam ou de maison des Brahmanes Nambudiri soit réservé pour brûler les morts de la famille et qu'ils devaient découper les cadavres en morceaux pour les brûler. Cette pratique continue même aujourd'hui parmi des Brahmanes Nambudiri.

 

Shankara retourna alors à Shringeri. De là il est parti en tournée par la côte orientale avec un grand nombre de disciples. Il prêcha sa philosophie Advaita partout où passait. Il établit le monastère Govardhana à Puri. Il est allé ensuite à Kanchîpuram et attaqua les Shaktas. Il épura les temples. Il convainquit les dirigeants Chola et ceux des royaumes Pandya. Il est allé à Ujjain et réprima les atrocités des Bhairavas qui faisait couler le sang humain. Il alla ensuite à Dwâraka et y établit un Math (un monastère). Puis il voyagea le long du Gange et eut des débats religieux avec de grands personnages.

 

La fin de Shankara

 

Shankara est passé à Kâmarûp, l’actuel Guwahati en Assam et eut un débat avec Abhinava Gupta, le commentateur Shâkta et remporta la victoire sur lui. Abhinava ressentit sa défaite très profondément. Il a fait souffrir Shankara d'une forme sévère d’hémoroïdes par la magie noire. Padmapâda a enlevé les mauvais effets de la magie noire. Shankara est devenu tout à fait bien. Il est parti pour l’Himalaya, établit un Math à Joshi et un temple à Badri. Il est ensuite allé à Kedarnath, plus haut dans l'Himalaya. Il est devenu un avec le Linga en 820 ans de notre ère. A l’âge de 32 ans.

 

Source :  mail Shruti Seva

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14/05/2006

Introduction au Sanatana Dharma

Un être humain sur six est hindou--650 millions d'âmes. Et il existe des millions de non hindous qui, ayant été hindous dans des vies antérieures, se trouvent aujourd'hui puissament attirés par les préceptes et pratiques de leur ancienne foi. Nous devons savoir qu'un nombre immense d'âmes intérieurement--ou extérieurement--hindoues peuplent aujourd'hui notre planète, une proportion de l'humanité plus grande que jamais auparavant. Et chacune de ces âmes se trouve sur le grand Chemin Eternel, le Sanatana-dharma, plus ou moins avancée vers l'objectif, occupant un point particulier de ce chemin qui n'appartient qu'à elle seule, et qu'ésoteriquement elle représente.

 

Et l'hindouisme, de par sa profondeur et sa largeur incomparables, est totalement capable de donner force, énergie, courage, et perception à chacune de ces âmes, où qu'elle se trouve sur le chemin, et quels que soient ses besoins particuliers. L'hindouisme a toutes les ressources nécessaires pour effectuer ce perpétuel miracle: les dieux, les temples sanctifiés, la connaissance ésoterique à propos des profonds états de la conscience, du yoga, et des disciplines contemplatives.

 

Elle connaît mieux qu'aucune autre philosophie au monde la compassion et la tolérance, car elles font partie intégrante de son système de pensée. Elle sait apprécier et respecter toutes les religions du monde.

 

Elle sait et enseigne que ce monde est essentiellement bon et juste, car toute âme y est guidée par son karma, et que toute âme sans exception parviendra enfin aux objectifs ultimes, à la réalisation du Soi d'abord, et à moksha ensuite, la délivrance du besoin de renaître dans la chair. La foi hindoue demeure éternellement paisible, car elle sait l'origine divine de l'âme et son histoire qui la mène inévitablement, par les vies successives, vers sa glorieuse destinée. Elle sait offrir refuge et réconfort à tous ses pèlerins, qu'il s'agisse d'un rishi accompli, d'un simple dévot, ou même d'un non-croyant.

 

Elle possède la plus vaste bibliothèque d'écritures saintes, dont les plus anciennes. Elle jouit d'une tradition qui a été nourrie par un nombre incalculables de sages, de rishis et yogis, de saints hommes et femmes. Aucune autre tradition terreste ne possède une telle richesse historique ou humaine. Peut-on conclure autrement qu'en proclamant franchement que l'hindouisme est la plus grande de toutes les religions du monde?

 

Elle continuera à l'être, c'est certain. Les profondeurs insondables de ses connaissances mystiques l'y obligent. Et c'est toute la gamme de ces connaissances qui se joue éternellement, car il y a à tout moment des âmes tout le long de ce Chemin Eternel, le Sanantana-dharma, qui ont recours chacune à l'une ou l'autre de ses innombrables processus, pratiques et lois ésoteriques qui font l'étoffe de cette vaste religion. Cet aspect de sa grandeur ne peut jamais être touché, amoindri. Sous un autre aspect, cependant, la religion hindoue pourrait quand-même se rapetisser--non pas par une transformation de sa nature--mais par diminution de son influence, de sa capacité à atteindre toutes les âmes hindoues et les recouvrir de son ombre salutaire, comme un banian dont on aurait coupé trop de branches.

 

Eh bien, cette reduction de puissance s'installe dans notre religion dès que nos ressources individuelles-- notre argent, temps et talent--ne servent plus qu'à nous bénéficier nous-mêmes.

 

On voit déjà les signes de cette insuffisance dans les cas des hindous hors-castes qui se sont fait convertir en masse à l'islam, dans celui des hindous professionels qui se convertissent au christianisme dans de nombreux pays. On voit ce signe d'insuffisance dans la penurie d'écoles hindoues tout partout au monde, dans le fait qu'une étonnante proportion de nos coreligionnaires sont absolument illettrés quant aux enseignements essentiels de notre foi. Et on le voit surtout dans le fait que cette érosion de l'hindouisme n'évoque, presque partout, qu'apathie et résignation.

 

Ce n'est pas, répétons-le, que l'hindouisme manque de ressources. C'est que celles-ci sont enfermées à clé, et donc inutilisées. Même ceux qui se disent pieux considèrent le plus souvent qu'il y a deux aspects independants et autonomes a leur existence: la vie personnelle d'un cote, et la vie religieuse de l'autre. Mais c'est une erreur de penser ainsi, surtout pour l'Hindou. Car l'hindouisme, plus que toute autre foi, gravite toute entière autour de Dieu. Notre dharma, notre façon de penser et vivre, ne sont que l'expression des liens et rapports réels qui existent entre nous et le divin, et qui grandissent et se developpent progressivement jusqu'à ce que nous vivions enfin l'expérience d'identification totale avec Dieu en son aspect absolu.

 

Donc, l'Hindou ne peut pas logiquement tracer une ligne de démarcation entre lui, sa famille, sa carrière, ses biens matériels, et sa position sociale d'un côté, et sa vie religieuse d'un autre.

 

Puisque notre religion est «théocentriste»--puisque nous concevons que tout est lila , ou danse divine, que notre évolution consiste à nous mener progressivement à éprouver cette vérité directement et dramatiquement, puisque nous sommes convaincus que cette même evolution aboutit enfin à l'identification totale à Cela, ou à Celui, qui est l'essence et le substrat de toute cette existence apparente--comment donc pouvons-nous ignorer que tout est Dieu, et que tout lui appartient?

En fait, nous le croyons déjà, nous le savons: il n'y a pas de division réelle entre son domaine et le nôtre.

 

Tout l'argent du monde appartient à lui, ainsi que tout le temps et tout le talent du monde. Toutes nos ressources de vie font en fait partie d'une dotation établie en vue de faire vivre et prospérer l'hindouisme aujourd'hui et dans l'avenir. Et ce sont, parmi elles, nos ressources humaines qui sont les plus efficaces pour avancer le Sanatana-dharma. Tout le temps, et tous les talents sont le temps et les talents de Dieu. C'est de Dieu que provient l'inspiration qui nous meut à donner de nous-même pour faire fonctionner le véhicule religieux, l'hindouisme, qu'il a conçut, ébauché et développé lui-même au profit de l'homme et de son divin et profond progrès spirituel.

 

Nous en arrivons donc à la raison d'être de ce livre: nous aider à concevoir clairement que nous avons la capacité d'exploiter et de diriger avec intelligence nos ressources individuelles et collectives pour qu'elles soient utilisées pour accomplir l'oeuvre de Dieu, maintenir ses institutions, et perpétuer sa présence parmi nous. Mettre en pratique l'Argent de Dieu , c'est fournir ce qui soutiendra notre spiritualité personnelle en même temps que l'hindouisme lui-même.

 

L'hindouisme dépend entièrement de la solidité de ses trois piliers: le temple, la philosophie, et le guru. Le temple hindou, au cours des dernières dix années, s'est répandu tout autour du globe. Il en a été de même pour les sociétés, institutions, ashrams, et monastères hindous qui se sont multipliés d'année en année, et continuent à le faire.

 

Pourquoi ce phenomène? Parce que les gurus, et les grihasthas enclins à la spiritualité, se rendent compte de deux choses: d'un côté, combien nous avons besoin d'instruction et d'inspiration pour arriver à transmettre notre religon d'une génération à l'autre, et de l'autre, combien notre religion est vulnérable aux invasions des fois étrangères dont le matérialisme.

 

Nous vivons aujourd'hui aux frontières d'une époque nouvelle où commencent à s'incarner en nombres considerables des âmes spirituellement très avancées.

Ces âmes naissent souvent dans des familles non hindoues. Mais elles avaient récemment vécu des vies hindoues, et maintenant, eparpillées à travers le monde, elles ressentent une grande sympathie envers tout ce qui leur rappelle leur ancienne et profonde religion, surtout en ce qui concerne la façon de penser hindoue, sa façon de vivre, et surtout encore ses connaissances mystiques.

 

Si l'on compte la totalité des institutions établies en Inde aux cours des siècles, et qu'on y ajoute les innombrables nouvelles institutions fondées autour du monde par les émigrés indiens des derniers temps, on pourra bien être étonné par l'ampleur de ce réseau, par la solidité de cette infrastructure. Mais, ce réseau d'institutions hindoues, ces temples, philosophies et gurus, tout comme le réseau routier d'un pays dévoloppé en technologie, tout impressionant qu'il soit, il exige une attention constante. Il faut sans cesse l'entretenir, le réparer, l'améliorer, le moderniser.

 

Contemplons ensemble comment nous pouvons, en tant que gardiens et créateurs de «l'argent de Dieu», contribuer à solidifier les trois piliers de l'hindouisme. Voyons clairement comment, en nous engageant à donner de notre argent, de notre temps, et de nos talents par la pratique de dasamamsha, nous redoublons la vigueur spirituelle de nous-même d'abord, et celle de l'hindouisme ensuite.

L'image divine du temple hindou fonctionne en tant que «passage», ou «canal», ou «milieu spiritualisé» par lequel, ou dans lequel, Dieu et les dieux peuvent se manifester dans leur forme subtile et étherique par laquelle il atteignent le dévot et lui envoient la puissance shakti qui transforme sa vie en ajustant ses courants d'énergies nerveuses. Ainsi, ceux qui assistent au temple se transforment peu à peu, processus avant tout intérieur, dont les effets externes se manifesteront après quelque temps.

 

C'est d'abord sa force vitale qui subit un changement de caractère subtil, puis ses pensées, et enfin ses émotions. Les temples hindous sont étonnant de par leur architecture parfois immense, et par leur capacité à rapprocher les trois mondes--le physique, l'astral (ou mental), et le causal (ou spirituel)--jusqu'à ce que la communication entre eux devienne possible.

 

Le temple ne gravite pas autour d'un prêtre ou ecclésiastique quelconque, bien que souvent il y ait une personne sainte associée au temple auprès de qui on cherche conseil, réconfort ou direction.

 

Mais il n'y a pas de sermons, d'intermédiaires, ou de chefs qui dirigent les dévotions. Le temple est la demeure des dieux, et chacun y vient au moment qui lui est propice, offre ses dévotions selon son inclination personnelle et son besoin du moment. Une certaine personne ira y verser des larmes et chercher le réconfort, tandis qu'un autre à côté de lui sera en train de chanter sa joie et sa reconnaissance. Certains autres sont venus pour recevoir quelque sacrement tels que la cérémonie du nom, ou le mariage. Il suffit de visiter un temple pendant un jour de fête pour y ressentir toute la vitalité et l'abondante énergie de cette antique religion.

 

Par son deuxième pilier, sa philosophie, l'hindouisme a exercé un profonde influence sur tous les grands penseurs religieux depuis la préhistoire. Il n'y a d'ailleurs pas d'unique philosophie hindoue. L'hindouisme se compose plutôt de tout un réseau de philosophies, dont certaines semblent carrément contredire les autres.

Mais si l'on y observe plus profondément, on verra qu'elles sont toutes autant de reflets à la surface d'un fleuve mental qui, lui, est bien unique.

 

Dans sa vaste philosophie, on trouvera une collection pratiquement infinie d'écritures saintes, de cantiques, de mantras, de chants de dévotion, et de textes philosophiques. Le monde ne connaît pas un plus riche trésor de ressources spirituelles.

 

Dans l'ordre naturel des choses, le temple précède la philosophie. C'est-à-dire que dans cette demeure divine, la communication entre les trois mondes est possible et facile, les choses qui paraissaient être «intérieures» à nous et celles qui nous paraissaient «extérieures» se rencontrent et s'unissent. Par conséquent, le dévot qui vit ne serait-ce que quelques instants dans cette ambiance scintillante, se transforme graduellement, en ressemblant de plus en plus aux êtres parfaits et perfectionnés qu'il y fréquente. Il peut devenir la voix du dieu, ou son secrétaire, notant ce qu'on est en train de lui enseigner au profond de lui-même. Si l'oeuvre a su rester parfaitement fidèle au message superconscient, elle sera tôt ou tard traitée et reconnue comme écriture sainte, intégrée dans cet auguste héritage vivant: la philosophie hindoue.

 

La philosophie est la voix de notre religion. On la lit et relit dans les familles pieuses, on en discute dans les universités, on médite sur elle dans la solitude yogine. On peut lire la philosophie, et ne jamais mettre pied au temple; ou bien aller régulierement au temple sans jamais toucher à la philosophie--et être un bon hindou dans les deux cas.

 

L'autre pilier, le troisième, est le Satguru, l'Enseignant, l'Éclaireur, le Précepteur spirituel. Il est celui qui sait «dissiper les ténèbres», qui connaît la philosophie, le fonctionnement ésoterique du temple, et qui est lui-même le philosophe et le temple. Le Satguru a la puissance d'éveiller la spiritualité chez une autre personne. Il est independant comme le sont le temple et la philosophie, c'est-à-dire que le Satguru seul est suffisant à une vie religieuse complète.

 

Et, comme le temple et la philosophie, il existe indépendamment des établissements d'érudition et des lieux de pèlerinage. Il est lui-même l'origine de la connaissance, et la destination du pèlerin. Si tous les temples venaient à être détruits, ils réapparaîtraient bientôt, régénérés par la philosophie ou par la superconscience éveillée du Satguru. Si toutes les écritures et philosophies venaient à être brûlées, cette même superconscience omnisciente saurait les réécrire. On ne peut pas détruire l'hindouisme. On ne le pourra jamais, car il est l'esprit religieux vivant en chaque être. Ses trois aspects--temple, philosophie, et Satguru--sont déjà immensément puissants quand ils sont pris séparement. Pris ensemble, ils font de l'hindouisme la plus abondante et la plus vigoureuse de toutes les religions du monde.

 

Cette incomparable grandeur de l'hindouisme qui se retrouve dans tous ses aspects provient d'une qualité fondamentale: qu'il est capable de réconcilier et même, selon le niveau d'évolution de l'individu, de réunir en un seul phénomène divin ce qui apparaissait d'abord comme une dualité: Dieu et l'homme, la réalité et l'apparence, les états d'esprit dits instinctif, intellectuel, et superconscient.

 

Qu'est-ce qui cause ces différences apparentes, et apparemment fondamentales à l'existence? C'est que chacun voit les choses selon le karma qu'il a lui-même créé, et qui le mène vers son unique résolution lumineuse. L'âme qui en est encore aux premiers stades de l'évolution, dont les moteurs sont essentiellement instinctifs, qui n'a développé que peu d'intellect, et qui est guidée dans les expériences de la vie par ses seules émotions, elle vit essentiellement dans la crainte.

 

S'il elle éprouve le Divin au temple, son rapport avec lui sera celui de la crainte, celui de l'esclave vis-à-vis de son maître. Elle craint Dieu. A côté de cette âme, assistant au même puja, se trouvera peut-être un grand rishi qui en est à sa deux/trois/quatrecentième vie sur cette Terre. Il éprouve, lui aussi, son expérience personnelle de Dieu, mais dans son cas c'est une expérience de béatitude, d'amour, et d'union mystique. L'expérience est aussi réelle pour l'un que pour l'autre. Il n'existe personne pour arbitrer, intercéder, déclarer laquelle des deux expériences est la meilleure, ou de forcer l'un à concevoir Dieu de la même façon que l'autre.

 

L'hindouisme est aussi riche en sa diversité que l'humanité. Il fonctionne aussi bien pour le riche que pour le pauvre, pour le mystique que pour le matérialiste, pour le sage que pour le sot. Personne n'est exclus. On peut, dans un temple, retrouver toute la variété humaine.

Le riche est là, à donner son appui aux institutions qui se sont manifestées autour du temple, à chercher à dépenser de son abondance avec sagesse, produire le plus grand bien possible, pensant en récolter le merite dans sa prochaines vie. Le pauvre est là aussi, espérant que Dieu inspirera l'un de ses dévots à lui donner de quoi manger ce soir. Le temple reflète la vie de la communauté, ne cherche pas à la réformer ou lui être supérieur. Il ne cherche qu'à la servir et l'aider vers le prochain stade de son évolution.

 

Ce même esprit hindou qui sait embrasser à la fois toutes les religions du monde, sait aussi embrasser, quelles que soient leurs origines, tous les humains qui se sentent attirés au temple par sa shakti, son champ d'énergie, son rayon de puissance éthérique. Telle est la largeur d'esprit, la profondeur et l'universalité de la compassion de l'hindouisme.

 

Nous ne parlons pas ici simplement d'une qualité, qu'il aurait acquise et développée. Nous parlons de sa nature essentielle et inhérente--qui découle tout naturellement de sa philosophie. Telle est la grandeur de l'hindouisme. Grandeur qui vraiment ne peut se comparer à aucune autre religion, car il n'y a pas de base commune pour permettre la comparaison.

 

La religion hindoue n'a pas de date de naissance, pas de commencement, donc elle ne peut avoir de fin. Elle ne fut jamais créée, donc elle ne peut être détruite. Le coeur de l'hindouisme, c'est l'Absolu, Dieu au-delà du temps, de l'espace et de toute forme. Dieu qui se manifeste en Conscience pure et en la forme la plus parfaite que conscience puisse concevoir, l'Ame primordiale.

 

A partir de cette forme, il rayonne en tant qu'une multitude de dieux et déesses qui résident dans les temples, déversent leurs bénédictions sur les dévots, inspirent les écritures saintes, transmettent la puissance aux chefs spirituels, et édifient en general toute l'humanité. Oui, vraiment! On peut bien conclure que l'hinduisme est la plus grande religion du monde.

 

Vijaya-dasami 1987
Kauaï-âdhînam

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13/05/2006

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