29/04/2006

Les insultes continuent

Pour faire part de votre dégoût : nina_paley@yahoo.com

 

[campagne : pour signer contre les insultes du Sanatana Dharma] 

Source   http://hindujagruti.org/

 

 

 

 

 

 

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26/04/2006

Une Interview De Sri Sri Ravi Shankar

Que répondez-vous quand on accuse certaines organisations religieuses hindoues d’être des sectes ?

 

C’est vrai que de nombreux groupuscules hindous ont été catégorisés en sectes par les médias occidentaux. Mais qu’entendez-vous par sectes ? Une secte est un organisme qui exclue toutes les autres croyances exceptée la sienne et confine les gens dans un seul credo.

 

Cet exclusivisme ne permet pas aux adeptes d’avoir l’esprit ouvert, ne confère pas aux croyants la liberté de choix de culte et impose des codes d’habillage, des lois, des exigences, des punitions, etc. L’Hindouisme ne peut jamais être une secte, car il donne une totale liberté à ses adeptes d’utiliser le chemin qu’ils jugent bon pour atteindre Dieu.

 

L’Hindouisme inclue tout le monde, admet tous les avatars, et surtout n’utilise pas la peur et la culpabilité pour garder ses ouailles en son giron. Enfin, l’hindouisme ne condamne pas les autres religions et n’a jamais tenté d’évangéliser les autres peuples.

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Temple Ganesha à Paris

Temple Sri Manika Vinayakar  Alayam 

 

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Qui est véritablement Indien?

Définir les Indiens comme étant ceux qui vivent en Inde est, en fait, trop simpliste car une telle définition ne révèle pas les véritables caractéristiques d'un Indien. Nul ne peut être considéré Indien s'il ne respecte ni n'adopte les valeurs et les critères par lesquels l'Inde antique, plus que toute autre civilisation au monde, a atteint le sommet de la gloire. Même l'Occident, si prospère sur le plan matériel, honore et respecte l'Inde pour ses merveilleuses culture et civilisation. Le véritable Indien sera, par conséquent, celui qui se conforme aux pratiques et systèmes ancestraux formellement recommandés par les Vedas.


Jadis, l'attitude et le comportement de tous reposaient sur les enseignements des Vedas, ce qui valut à l'Inde sa renommée. A cette époque, les gens respectaient et adoptaient la philosophie védique de tout leur coeur et la mettaient en pratique dans leur existence.

L'adhésion à l'esprit des lois védiques était symbolisée, par exemple, par le port de la sikha pour les hommes (mèche de cheveux sur le derrière de la tête, au sommet, qui n'était jamais coupée ou rasée).

Au fil du temps, cependant, l'irruption des idées occidentales tourna cette pratique en ridicule, réduisant ainsi presque à néant l'importance des préceptes védiques. Les Vedas visaient à enseigner la réalisation du soi, ou la connaissance du Brahman, et seul un véritable Indien y parvenait. Celui qui ne possédait pas cette connaissance ne pouvait être tenu pour un Indien.

Tous les textes anciens, dont les Vedas, étaient rédigés en sanskrit, la langue classique. Le mot sanskrit signifie 'pur, raffiné'. Aucune autre langue ne permet d'expliquer en détail le Brahman sous tous ses aspects.

sarvasya caham hrdi sannivisto
mattah smrtir jnanam apohanam ca
vedais ca sarvair aham eva vedyo
vedanta-krd veda-vid eva caham

"Je Me tiens, en tant qu'Antaryami, dans le coeur de toutes les entités vivantes. De Moi viennent le souvenir, la connaissance et l'oubli. Le but de tous les Vedas est de Me connaître. En vérité, J'en suis l'origine, et Je suis Celui qui a composé et connaît le Vedanta." (Bhagavad-gita 15.15)


Il est déplorable que le sanskrit, langue principale de l'Inde aux temps védiques, mais aussi langue employée dans le monde transcendantal pour communiquer avec le monde extérieur, ait été récemment décrétée «langue morte» et remplacée par l'anglais. Les prétendus Indiens d'aujourd'hui se sont tellement épris de la langue et culture anglaises qu'ils en ont perdu le droit d'être appelés Indiens.

L'érudition en matière de textes védiques n'est acquise qu'en cultivant le plus élevé des gunas, le sattva-guna (la pure vertu). La voie du tamas (l'ignorance) ne peut jamais conférer la vertu sattvique dont les qualités ne s'obtiennent, se cultivent et se préservent que par la discipline et une bonne conduite, ce qui inclut une nourriture correcte et d'autres habitudes de vie.

De nos jours, les gens ont tendance à s'enorgueillir d'ignorer les enseignements de nos sages et à consommer poisson, viande et oeufs.

 

Un tel comportement relève nettement d'une mentalité tamasique (gouvernée par l'ignorance) et s'oppose aux préceptes védiques permettant d'atteindre les qualités sattviques (régies par la vertu). Même un homme de religion différente désirant comprendre les Vedas pouvait le faire, à condition de cuisiner pour lui-même une nourriture austère, sans huile ni condiments, et ceci durant toute sa période d'apprentissage. Les relations sexuelles étant interdites dans l'éducation védique, il devait également pratiquer l'abstinence, le brahmacarya.

urdhvam gacchanti sattva-stha / madhye tisthanti rajasah
jaghanya-guna-vrtti-stha / adho gacchanti tamasah

"Ceux qui sont situés dans le mode de la vertu se dirigent graduellement vers les planètes supérieures, ceux qui sont influencés par la passion demeurent sur les planètes moyennes, terrestres, et ceux qui sont gouvernés par l'ignorance choient dans les mondes infernaux." (Bhagavad-gita 14.18)
La connaissance du Brahman ainsi acquise se transforme en dévotion et en amour pour l'Etre Suprême.

 

Caitanya Mahaprabhu, qui répandit le message d'amour à travers le monde, nous enseigna également les mérites des vertus sattviques. Ses enseignements nous interdisent de consommer de la nourriture non-végétarienne. Nous remarquons avec grande satisfaction que les gens du monde extérieur deviennent petit à petit réceptifs à Ses idéaux et commencent à reconnaître les valeurs d'un mode de vie sattvique, incluant le végétarisme.

 

Ceux-ci méritent d'être appelés Indiens, mais non ceux qui, bien qu'habitant en Inde, se conduisent de la façon la plus tamasique qui soit, contraire à l'idéal et aux enseignements de nos sages ancestraux. De telles personnes ne s'opposent pas seulement au chant du harinama, mais peuvent aussi avoir honte de le pratiquer. Les étrangers, y compris les Occidentaux, découvrent les qualités de notre pays, tandis que nos propres concitoyens s'en détournent. Quelle ironie!

Négliger le sanskrit et adopter un comportement tamasique constituent les caractéristiques principales de l'éducation actuelle. Les vêtements que nos enfants portent à l'école, ainsi que la nourriture qu'ils consomment, changent insidieusement; l'«indianité» disparaît peu à peu. Dans nos écoles et nos lycées, la connaissance spirituelle n'est pas du tout enseignée.

Chanter ou réciter le harinama est considéré démodé et passe pour une pratique honteuse. Devrions-nous appeler de tels gens des Indiens? Posons-nous la question.

Le plaisir égoïste (bhoga) et le service ou la dévotion (bhakti) sont deux concepts opposés. Le premier se réfère à la satisfaction individuelle des sens, alors que le second vise celle du Seigneur ou de l'Etre Suprême, Sri Hari. L'un est un désir rempli d'égoïsme, tandis que l'autre en est dépourvu et consiste en un service à Sri Hari qui, dans sa forme la plus élevée, devient amour pour le divin. C'est ce que Mahaprabhu ou Sri Nityanandaji ont enseigné.

De plus, la bhakti est, selon Eux, plus importante que la richesse (artha), ou le salut (moksa) qui n'est que la forme aboutie du bhoga, du plaisir égoïste dépourvu de bhakti.

tara madhye moksa-vancha kaitava-pradhana
yaha haite krsna-bhakti haya antardhana

"La voie la plus trompeuse est de désirer la libération en se fondant en le Suprême, car ainsi disparaît à jamais le service d'amour offert à Krishna." (Sri Caitanya-caritamrita, Adi-lila 1.92)
Si nous analysons les enseignements de Mahaprabhu, nous pourrons comprendre ce qu'Il signifiait par moksa, et comment elle nous écarte de la bhakti qu'Il vint répandre. Si notre but est de nous libérer du cycle des morts et des renaissances, ainsi que de tous les maux de cette vie et de la suivante, nous nous écartons de notre véritable objectif: notre amour pour Sri Hari et notre service envers Lui.

 

A quoi bon la moksa si le service que nous offrons au Seigneur est interrompu? Mais cette moksa nous conduit inévitablement à cesser notre service d'amour, c'est pourquoi les Vedas n'enseignent ni n'encouragent ce type de libération. La véritable moksa est subordonnée au service offert à Sri Hari et à Lui seul, maintenant et toujours.

krsna-bahirmukha haiya bhoga-vancha kare
nikata-stha maya tare japatiya dhare

Désirer la mauvaise moksa, lorsque l'on est cerné par l'illusion (maya), revient à encourir un risque qui nous plonge toujours plus profondément dans le chagrin et la souffrance. Les Vedas sont apparus à seule fin de nous enseigner cette vérité sublime (Prema-vivarta),
maya-mugdha jivera nahi svatah krsna-jnana
jivere krpaya kaila krisna veda-purana

"Par ses propres efforts, l'âme conditionnée ne peut raviver sa conscience de Krishna. Mais dans Sa grâce immotivée, Sri Krishna a rédigé les Ecrits védiques et leurs corollaires, les Puranas." (Sri Caitanya-caritamrita, Madhya-lila 20.122)
En compagnie des purs dévots (sat-sanga), nous recevons la connaissance de ce que sont le service et l'amour offerts à Krishna, et ainsi nous nous élevons.

A l'inverse, en mauvaise compagnie (asat-sanga), nous Lui devenons hostiles et nous avilissons.

mahat-sevam dvaram ahur vimuktes
tamo-dvaram yositam sangi-sangam
mahantas te sama-cittah prasanta
vimanyavah suhrdah sadhavo ye

"On ne peut accéder à la voie de la libération de l'esclavage matériel qu'en servant des êtres spirituellement très avancés, qu'ils soient impersonnalistes ou dévots du Seigneur. Que l'on veuille se fondre dans l'existence du Seigneur ou vivre en Sa compagnie, on doit servir les mahatmas.

Quant à ceux pour qui cette voie ne présente aucun intérêt, qui recherchent la compagnie des hommes épris de femmes et de plaisirs charnels, le chemin de l'enfer leur est grand ouvert.

 

Les mahatmas font preuve d'équanimité et ne voient aucune différence entre les êtres vivants. Parfaitement paisibles, ils s'absorbent dans le service de dévotion. Ils ignorent la colère et oeuvrent pour le bien de tous; leur conduite n'est répréhensible en aucune façon. De telles personnes sont dénommées mahatmas." (Srimad-Bhagavatam 5.5.2)


L'activité sexuelle sans restriction constitue l'exemple même du plaisir sensoriel (bhoga) et de la mauvaise fréquentation (asat-sanga). Une implication obsessionnelle et excessive dans cette activité a répandu l'obscurité sur les nations occidentales, par ailleurs très riches sur le plan matériel.

 

Et cela les a tant avilies qu'elles ne méritent pas qu'on leur rende hommage pour leur prospérité matérielle. L'idée maîtresse des enseignements de nos textes anciens réside en l'exécration des richesses matérielles et du plaisir des sens, sources d'affliction et de tourments, afin que la bhakti puisse s'imprégner dans nos esprits.

Yama, le deva en charge de la mort, a déclaré que tout lieu où le Seigneur Hari n'est pas adoré est un véritable enfer et que, par conséquent, ses occupants sont contraints au malheur et à la souffrance.

En revanche, là où le Seigneur fait l'objet d'un culte, les membres de ce foyer reçoivent une protection divine. Si la population de l'Inde moderne croit marcher sur la voie du progrès en suivant aveuglément l'exemple de l'Occident en matière de bhoga et de confort matériel, elle se fourvoie complètement.

prthivite ache yata nagaradi grama
sarvatra pracara haibe more nama

"Dans toutes les villes, tous les villages, Mon nom sera chanté." (Sri Caitanya-caritamrita, Adi-lila 17.203)
En dépit des ténèbres environnantes, Mahaprabhu a bon espoir que Son message et Ses enseignements toucheront tout le monde en Inde, et que tous seront prospères grâce aux voies qu'Il a recommandées. Ils atteindront ainsi la réalisation spirituelle et deviendront alors de vrais Indiens."

 

Article de la Gaudya samiti, une branche gaudya vaishnava

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International Gita Society

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Provocations évangélistes à Tirupati

Le TTD applique le règlement, un recueil de plainte sera ouvert. Ici même la propagation d'autres cultes sera désormais interdit.

Quelques évagélistes avaient prêché le christianisme aux pélerins dans un autobus de retour du temple. Le Tirumala Devaswam renforce le contrôle pour empêcher que ne se reproduisent de tels incidents. A l'avenir, les plaintes seront recevables et l'action en justice sera poursuivie avertissent les officiers.

A une conférence de presse l'officier du Tirumala Devaswam a énuméré les mesures préventives que le TTD avait mise en place pour empêcher de tels incidents. Shri Sarma décrit la controverse comme un incident et le fait de quelques errants. Il a dit que ceux qui ont distribué de la littérature chrétienne et prêché le christianisme parmi les pélerins après le darshan à Tirumala n'avaient pas peut-être d'idées de ses implications légales.

Pour clarifier la position de règle par rapport aux émissions de propagation religieuses non-hindous sur les collines de Tirumala, l'Officier Exécutif a rappelé deux sections de l'Acte du TTD qui interdit toute prédication
évangélique par les organisations sur les collines de Tirumala.

Il a dit que la Règle 196 prévoit une ont déclaré l'entier 10 et un-troisièmes secteur de miles secteur de plus de 10 milles autour du temple comme la propriété exclusive du TTD.

Il a aussi rappelé la Règle 197 de l'Acte qui déclare que Tirumala tout entier est un lieu de pélerinage et comment il est fait obligation toute personne d'adhérer aux normes hindoues et de respecter les sentiments de la religion hindoue.

Il a fait remarquer que le règlement était si restrictif que même la propagation de tout culte autre que celui de Venkatesha était interdit dans Tirumala. Ainsi même une procession de Ganesh n'a pas été autorisée.

Sarma a dit que le TTD avait décidé de resserrer son contrôle dans la surveillance des activités des évangélistes. Dans l'avenir nous n'hésiterons pas à poursuivre les contrevenants à déclaré Sarma.

Shri Balakrishna, l'officier de sécurité a dit que son département a noté les noms et les adresses des évangélisateurs et surveille leur mouvement de près."

Un pasteur qui prêchait selon certaines sources l'évangile aux étudiants a été expulsé sans ménagement du campus. Le Juge Assistant, S. Jayarama Reddy a admis l'incident et a dit que toutes étapes possibles serait envisagées contre l'usage impropre du campus pour la propagation religieuse.

 

Article du 25/04/06

Traduction : Jayram, animateur du groupe msn Vishnouisme

 [groupe msn - Vishnouisme et Bhakti] 

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25/04/2006

Satsang du 15 avril 2005

PENSEE DU JOUR :

 

                O Seigneur, toutes mes recherches arriveront à leur fin quand j’aurai Ta vision !

Tâyumânavar

 

 Maturité émotionnelle

(suite & fin)

Swami Dayananda Sarasvati

 

Le soi doit être compris              

 

Un autre problème concernant le Védânta est que les gens pensent que le Védânta est une connaissance intellectuelle et qu’une fois cette connaissance acquise, il faut la mettre en pratique. Pratiquer quoi ? Si une pratique est requise, c’est la pratique de l’étude du Védânta. Atma va re srotavyah : le Soi doit être écouté ! Quand vous êtes en train d’écouter la Gîtâ, vous ne faites rien d’intellectuel car la Gîtâ est tout ce qu’il faut. La Gîtâ est un pramana, un moyen de connaissance valide, approprié. Les mots de la Gîtâ sont un miroir qui vous montrent ce que vous êtes. Quand vous voulez voir votre visage, vous avez besoin d’un miroir car vos yeux ne peuvent objectiver votre visage. Quand vous regardez votre visage dans le miroir, c’est avec vos yeux que vous le voyez, mais vous avez toujours besoin d’un miroir. De la même façon, quand vous écoutez la Gîtâ, c’est seulement avec votre intellect que vous comprenez, mais vous avez besoin de ce miroir sous forme de mots qu’est la Gîtâ. La personne qui utilise l’intellect est la personne qui utilise le moyen de connaissance et cette personne est le tout, param brahma. Les mots “tout”, “complet” servent de miroir, pour que vous reveniez à vous-même, et vous ne vous lassez jamais de vous regarder dans le miroir.

 

Vous vous regardez dans un miroir le matin même quand vous vous êtes déjà regardé la veille. La première chose que quelqu’un fait le matin, c’est de se regarder dans le miroir de la salle de bains. Et ensuite, il saisit l’opportunité de regarder le soi sur toutes les surfaces brillantes qu’il rencontre. Si ce corps physique, avec toutes ses limitations, est aimé à ce point par les gens, que dire de ce soi qui est ananda, la plénitude et du miroir qui reflète ce soi, la totalité ? Personne ne se lassera jamais de regarder ce miroir qui ne me dit pas que je suis un pécheur. Le Seigneur Krsna dit :

 

                               Api cedasi papebhyah sarvebhyah papakrttmah      

                               Sarvam jnanaplavenaiva vrjinam santarisyasi

 

Même si tu es le pire pécheur parmi les pécheurs, malgré cela tu traverseras  avec aisance le samsara grâce au seul radeau de la connaissance.

                                                               (Bhagavad-Gîtâ IV,36)

 

Si vous êtes le plus grand des pécheurs et que vous avez commis tous les crimes mentionnés dans les Écritures et de nombreux autres, vous traverserez tout de même l’océan du péché avec l’aide du radeau de la connaissance - cette connaissance étant la Gîtâ.

 

Il n’est pas nécessaire d’avoir de nouvelles expériences. C’est la compréhension de l’expérience qui est nécessaire. Le soi est toujours expérimenté. Vous êtes capable de m’entendre parce que le soi est tout le temps lumineux. Il faut comprendre, connaître que le soi est plénitude. Et cette connaissance demande une certaine maturité intérieure.

 

Il est essentiel de vivre une vie de yoga pour être mature. La Gîtâ est également un yogashâstra car elle parle de yoga, du moyen d’acquérir cette maturité intérieure. Tout ce dont j’ai parlé jusqu’à présent se fonde entièrement sur la Gîtâ. Pour un yogi qui possède un mental mature, suddhantahkaranam, il y a quelque chose à comprendre, à connaître. Connaître le soi est le but ultime de la vie. Tout ce que vous cherchez toute votre vie, c’est l’acceptation de soi, et cela n’est possible que si le soi est acceptable ; autrement, il est impossible d’apprécier cet enseignement.

 

Quand je dis que vous êtes le soi heureux, ce n’est pas une pensée positive, c’est une pensée juste. La pensée positive ne vous mène pas très loin car dés qu’il y a une pensée positive, il y a invariablement une pensée négative qui lui est attachée. Cet homme a une image très basse de lui-même – il se considère comme quelqu’un d’inutile – et si on lui dit qu’il est utile, grand, cela peut l’aider, mais en fin de compte, la pensée positive a le même niveau de validité que la pensée négative. Mais quand je dis que vous êtes déjà acceptable, ce n’est pas  de la pensée positive car c’est un fait ; le soi est acceptable, il est pûrna. Vous avez l’expérience de cette pûrnatvam, de cette acceptabilité chaque fois que vous êtes heureux, ce qui doit également être compris.

 

Vous devez étudier les Écritures

 

Nos Écritures, c’est-à-dire les Upanishads, la Gîtâ, sont un miroir. Leur étude est merveilleuse, surprenante. Il n’y a rien d’intellectuel dans cette étude, si elle est menée de manière appropriée. Par exemple, vous êtes en train de m’écouter en ce moment. Il n’y a rien d’intellectuel là-dedans. J’utilise des arguments logiques pour contrer l’absence de logique de vos conclusions au sujet de vous-même. Vous devez suivre, voir mon raisonnement pour détruire vos conclusions incohérentes. Le caractère fallacieux, erroné de vos conclusions doit être reconnu en tant que tel. En l’absence d’arguments pertinents, justes, tout semble être cohérent et logique. Ce que les shâstras, l’Écriture, accomplissent, c’est d’exposer, de faire apparaître toutes nos conclusions erronées puis de les démolir. La méthode des shâstras ne peut être remplacée par aucune autre méthode. Aucun yoga ne peut remplacer l’étude des shâstras et c’est pourquoi il est dit :

 

                               Sannyâsa shravanam kûryat

                               Renonce à tout et écoute les Écritures !

 

Shravanam veut dire shâstras vichâra, la recherche de la vérité avec l’aide des shâstras. Les Shâstras sont un miroir pour vous et vous devez saisir l’opportunité d’étudier les Écritures et les laisser vous révéler, voir vous-même. Tout est dans votre sang, votre culture, votre éducation. Vous ne savez peut-être pas que vous êtes déjà imprégné d’un bon nombre de choses. Vous devez le savoir. Il a fallu que Jambavân dise à Shri Hanumân qu’il pouvait franchir d’un bond l’océan et accomplir sa mission. Il a fallu qu’on le lui dise et de la même manière, il faut aussi que l’on vous le dise. Vous l’avez en vous. Il y a un certain nombre de choses dans notre culture religieuse, mais vous devez avoir cette connaissance et c’est ce que vous accomplissez en étudiant nos Écritures : la Gîtâ et les Upanishads.

 

Om Tat Sat

 

Telle est Ta grandeur, ô Seigneur généreux !

Les innombrables formes sont les Tiennes !

Les millions sont Tes millions,

Ou Tu es un milliard par Toi-même !

Atharva. Véda 13.4

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23/04/2006

Le cancer de l'Inde

En visite en Inde, le pasteur télé évangéliste américain hyper médiatique et très cathodique Pat Robertson a déclaré :

 

“je sens que la plupart de ces gens sont formidables, ils sont si affamés de Dieu. Vous savez que c'est la plus grande démocratie dans le monde, plus d'un milliard de personnes, et peut-être le pays le plus religieux sur la terre, mais ils cherchent le mauvais Dieu.

Je crois qu'ils sont ouverts à Jésus, et mon espoir est de voir 100 millions d'Indiens venir au Seigneur Jésus Christ d'ici quelques années"

 

Un hindou blessé par ces commentaires a rétorqué :

 

"Est-ce cela veut dire qu'un hindou ne connaît pas Dieu ? Jamais aucun hindou n'a parlé du Dieu des chrétiens ou du Dieu des musulmans comme d'un faux Dieu ? Pour un hindou comme moi Dieu est Dieu. Pourquoi cette vision erronée venant de gens soi-disant éclairés ? Que veut dire le peuple des enfants de Dieu ?

 

Dieu est-il quelque chose que l'on peut changer à loisir comme on changerait de chaîne en regardant une mauvaise série TV, ou une cassette vidéo en choisissant le format "chrétien" ? Ou est-ce que Dieu est une marchandise que l'on peut vendre avec les appareils Tv Hi fi dans les grandes surfaces ? "

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22/04/2006

Une Interview De Sri Sri Ravi Shankar

Comment définissez-vous le fondamentalisme religieux ?

 

Le fondamentalisme c’est ce qui n’englobe pas tout, qui sépare, qui divise, qui juge. C’est à la base une ignorance. Le problème c’est que le fondamentalisme dans une religion a des répercussions dans une autre et engendre des contrecoups.

Dans chaque religion il y a de la place pour le progrès, pour s’adapter aux temps qui changent. Les religions qui ne le font pas stagnent ou régressent.

C’est ce refus d’adaptation aux temps modernes, dans l’islam, par exemple, qui a déclenché les évènements du 11 septembre 2001 ; nous sommes nous aussi en Inde la cible de ce même fondamentalisme.

Si chaque religion se sent supérieure aux autres et est prête à employer la force, qu’elle soit psychologique ou physique, pour convertir les « païens », de tels évènements vont certainement se reproduire.

Mais tout ceci ne doit pas nous empêcher de toujours voir le meilleur de chaque religion, que ce soit l’islam, le bouddhisme, l’hindouisme, la chrétienté ou le jaïnisme.

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Hindous en Malaisie

Les autorités en Malaisie ont démoli un vieux de siècle temple hindou à Kuala Lumpur à l’aide d’un bulldozer tandis que les fidèles hindous pleurés et suppliés pour qu’ils arrêtent.

 

Il ne restait que des décombres du temple ‘Sri Selva Kaliamman’  après leurs interventions, d’après un témoin de la scène.

 

Le vice-président du temple (Subramaniam Ragappan) a porté plainte à la police – environ 300 hindous priaient mardi lorsque le s machines sont arrivés avec des policiers et des hauts représentants de la ville.

 

«En plein milieu de nos rituels et prières, nous avons été contraints de les arrêter car ils démolissaient le temple » 

 

D’après une copie d’une lettre de l’hôtel de ville adressé à un représentant politique local – qui avait demandé que le temple soit épargné – la démolition devrait permettre la construction d’un bâtiment.

Les fonctionnaires de l’hôtel de ville n'ont fait aucuns commentaires.

 

Subramaniam Ragappan a dit que la ville avait déjà essayé en 2001 puis en 2004 de détruire le temple qui était sur un terrain gouvernemental, mais à chaque tentative des politiciens locaux les en avaient dissuadé.   

 

«Tout le monde pleurait et se demandait comment le gouvernement pouvait faire une chose pareille, cela ne leur n’a pas empêché la démolition ».

 

"Pendant 100 ans nous avons prié ici. Comment ont t il pu faire cela" dit Subramaniam Ragappan ajoutant qu’il avait reçu juste un jour avant la lettre de démolition.  

 

Traduction : Dharma Today / Source : [Hindustantimes]

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20/04/2006

Hindu Voice Uk

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Sri Muralidhar Swamigal

Sri Muralidhar Swamigal est né le 8 octobre 1961 dans une famille de pieux brahmanes à Manjakupam. C'était le jour de Deepavali, le festival des lumières. Il fut nommé Muralidhar (un épithète de Krishna portant la flûte).

Contrairement aux enfants de son âge, Muralidhara aimait jouer avec les images pieuses de Srinivasa Perumal, une forme de Vishnou vénérée dans le pays tamoul. Dans le petit temple de Ganesh à côté de la maison paternelle, il écoutait les bhajans et les discours des saddhus.  Son père qui était une personne pieuse, invitait toujours à la maison des saddhus qu'il rencontrait. En observant ces saddhus, Muralidhar désira profondément devenir l'un d'eux et la robe ocre des sanyasis exerçait une grande attraction sur l'enfant.

Shri Krishna qui a enchanté les sages et les saints depuis des temps immémoriaux, voulut aussi que Swamigal fasse partie de ses Prema bhaktas, les dévots intoxiqués d'amour divin. Ayant pris le renoncement, Muralidhar fonda sa mission sous le nom de Sri Muralidhar Swamigal. Un temple de Srinivas et de Radhâ-Krishna ainsi qu'un ashrâm à l'extérieur de Madras furent également constitué dans sa mission.

La mission célèbrent tous les grands festivals, honorent régulièrement les instructeurs védiques, et administre aussi une école appelée sandipani gurukulam qui enseigne le Yajur et le Sama védas aux jeunes aspirants. Le respect et l'amour de Swamigal pour les védas et les anciennes écritures dépassent l'entendement humain et il tient la voie de la bhakti à travers le chant des saints noms en égale estime. En fait il considère le Nama Sankirtan comme le chemin le plus approprié dans le contexte d'aujourd'hui et le plus aisé pour atteindre Dieu.

Swamigal est trés versé dans toutes les branches de la philosophie hindoue. Son expertise dans l'interprétation des textes védiques ont surpris même les plus hauts érudits. Ils furent convaincus qu'il ne parlait pas à partir d'une connaissance livresque mais par sa pure expérience résultant de la plus haute réalisation spirituelle, que les védas désigne sous le nom de jivan mukti ou parabhakti.

Cependant, comme d'autres vrais hommes de Dieu, il n'est pas fanatique, il n'y a aucune trace de bigoterie en lui. Ses chants et ses lectures sont caractérisés par l'absence de critique envers les autres voies ou religions. Il inculque un esprit d'acceptation universelle joint à une foi intense et une dévotion ferme sur la voie que suit le chercheur.

Swamigal considère que la protection des védas est le plus grand cadeau à l'humanité en général et pour les chercheurs universels sincères en particulier et la voie du chant des saints noms sont les deux piliers support du sanatana dharma.

 

La vision de Swamigal est :

-         de former des jeunes inspirés qui serviront la société en disseminant les profondes vérités qui nous ont été révélées par nos ancêtres.

-         De clarifier la mauvaise interprêtation  voilée de notre religion.

-         De montrer la voie de la bhakti

-         De faire connaître le chant des saints noms comme le moyen le plus sur, le plus sain et le plus aisé pour atteindre Dieu.

Qu'il propose d'atteindre à travers divers programmes tels que  le Hari Bhakta jana Sabha  (Protéger et rénover les lieux saints vishnouïtes) , le Sri Sandeepani Gurukula, (former des jeunes aux védas) le Chaitanya Mahaprabhu nama biksha kendra (propager le chant du saint nom)  etc.

Avec la bénédiction de Sri Krishna et guidé par Swamigal, le programme appelé « Chaitanya Mahaprabhu Nama Biksha Kendra » a été lancé en 1999 à Madras, pour propager le chant des saints Noms.


Swamigal dit : « Chantez toujours le Nom de Hari, c'est le chemin le plus facile pour la libération.  Le but qui était atteint à travers la méditation dans le Kritya yuga, par le sacrifice dans le Tetra yuga, par le culte rendu aux divinités dans le Dwapara yuga,  peut être atteint par le chant des Saints Noms dans le Kali yuga.  Le Chant des saints Noms qui vaut également pour les autres yugas est spécialement adapté au Kali yuga. Le chant de ses différents Noms a été introduit sur des tons et des rythmes divers. Le mantra qui a été donné dans les védas pour cet âge est :

HARE RÂMA HARE RÂMA RÂMA RÂMA HARE HARE

HARE KRISHNA HARE KRISHNA KRISHNA KRISHNA HARE HARE

Ce mantra consiste en trois Noms Hari, Râma et Krishna. C'est le mantra qu'invoquait aussi Shri Chaitanya. Shri Chaitanya était un grand saint qui fut aussi une incarnation du Seigneur lui-même, il descendit sur cette terre pour nous montrer la voie du Nama Sankirtana. Il propagea le chant du Maha Mantra.

Pour souligner le caractère absolu du Nom du Seigneur, Swamigal a déclaré que son pouvoir est tellement puissant qu'on ne peut pas commettre de péché qu'il ne puisse effacer. Telle une flèche lancée vers sa cible, le Nom poursuite son travail jusqu'à ce qu'il nous montre Dieu.

Comment peut-il effacer les péchés ? Le Nom a le pouvoir de changer notre vie à un point qu'aucune pensée impure se présente en nous et ainsi il nous purifie entièrement. Bien que les rayons du soleil soient diffusés partout également, cependant quand ils passent à travers un verre, en les focalisant sur un point unique ils ont le pouvoir de brûler l'objet sur lequel ils sont dirigés, de la même façon par le chant répété du Nom du Seigneur, l'acuité de l'esprit est réalisée.

Les autres voies donnent les résultats désirés seulement si les suit strictement en accord avec les normes, mais en cet âge de Kali, il est très difficile de suivre les autres voies selon les règles prescrites. Quoique qu'il en soit le Nama Kirtana nous apporte tellement de joie qu'en le pratiquant, le but même devient secondaire. Pour nous permettre de goûter à la joie du Sankirtana, Sri Muralidhar Swamigal a ordonné que le son du saint Nom soit propager en tout lieux.

Plusieurs centres ont été établis et le Nama Kirtana a lieu chaque jour de la semaine à heure fixe. Tout le monde est bienvenu pour participer au Nama Kirtana.  A tous ceux qui s'engagent à pratiquer avec une dévotion sincère le Nama kirtana, Swamigal assure que le Seigneur Krishna prendra soin d'eux et les guidera dans chaque parcours de leur vie. Sri Swamigal a toujours insisté sur le fait que Nama Kirtana est le seul chemin de libération aujourd'hui.

«  Le chant seul, de ce mantra est suffisant pour  vous conduire à la érité  »

Le chant Hare Râma vous fera ressentir la paix, il fera des miracles, intérieurement et extérieurement. « Si les gens ne peuvent pas venir au Nama Kirtana, nous amènerons le Nama kirtana jusqu'à eux. »

« Si on chante le Nom de Hari incessamment, un jour il apparaîtra devant vous »

 

A propos de la Bhakti, Swamigal dit :

« Ce monde est sous le contrôle de Dieu, et Dieu est sous le contrôle du saint Nom. Les védantins adorent Dieu dans la voie Abedha Bhava en considérant ne plus faire qu'un avec Dieu, tandis que les bhaktas adorent Dieu dans la voie dite Bedha Bhava en se considérant comme séparés de Dieu.

Les adorateurs du Seigneur Shiva tendent à suivre la voie védantique, tandis que l'adorateur du Seigneur Vishnou suit la voie de la dévotion. Les premiers sont appelés Shiva yogis, ou jnanis, tandis que les autres sont appelés Hari bhaktas ou Bhagavatas. Ainsi nous voyons que la dévotion s'accorde mieux avec le Seigneur Vishnou.

Smarana (le souvenir constant du Seigneur), Shravanam (l'écoute des récits qui ont trait au Seigneur) et Kirtanam (le chant du Nom et des Gloires du Seigneur) sont les principales bases dans la voie de la bhakti. Nous demandons au Seigneur qu'il possède la beauté, qu'il soit facilement approchable, qu'il nous montre Ses divertissements sublimes, afin de capturer notre cour naturellement. Toutes ces qualités sont complètement manifestées en Shri Hari, dés lors le domaine de la bhakti est dominé par les Hari bhaktas.

Si nous étudions l'histoire des différents sages védantiques, nous constatons qu'ils ont atteint la réalisation par la grâce du Seigneur. Même les sages qui refusent de s'appuyer sur l'aspect personnel de Dieu, ont certainement eu un gourou. Mais le gourou est une manifestation du divin. Ainsi à travers le gourou, ils n'adorent pas Dieu directement, mais indirectement en acceptant le gourou, ils suivent finalement une voie dualiste, « dvaita bhava » en se considérant comme séparé du gourou. En fait, nous voyons qu'ils ont montré plus de dévotion à leur gourou que les adorateurs  qui adorent Dieu directement. Il en ressort que, atteindre abedha Bhava n'est pas possible sans la forme d'adoration bedha bhava.

Bhakti est un sentiment spontané d'amour qui vient du plus profond du cour et que peu de personnes peuvent comprendre. Une mère aime son enfant naturellement et sans aucune contrainte, de la même façon l'amour envers Dieu doit être naturel et spontané. Nous ne pouvons pas nous forcer à aimer Dieu. Le pur amour de Dieu est connu seulement par la totale absence de toute attente, de tout désir y compris celui de la libération. C'est une fin en soi. A ce stade de Prema Bhakti, le dévot ne se soucie plus des difficultés qu'il doit affronter.

Des lors que Dieu Tout puissant est omniprésent, Upadesam, l'instruction spirituel n'a pas besoin de venir directement à travers un enseignant spirituel ou une divinité. Chaque expérience dans ce monde devient upadesam. Quoique c'est un fait bien connu que la plupart des saints on atteint ce stade par de sévères austérités, cela est du uniquement à la grâce de Dieu qu'ils aient eu la persévérance de marcher sur le chemin spirituel. Pour se débarrasser de l'illusion de l'existence relative nous avons besoin de la grâce de Dieu qui n'est jamais souillée par cette illusion. "

Sans la grâce de Dieu, il est impossible d'obtenir la libération.

Srinivasa Perumal

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18/04/2006

Si nous voulions lire les livres de Srila Prabhupada

Un dévot: J’aimerais savoir lorsqu’on lit les Ecritures s’il est nécessaire de discerner quels sont véritablement les desseins de Krishna nous concernant et quelles sont les règles qu’on y trouve qui ont été établies par les humains à une époque donnée. Il semble exister beaucoup de connotations négatives à l’égard des femmes et je sais que vous n’êtes pas d’accord avec ça. De ce fait, je me demandais si d’autres points des Ecritures relevaient aussi de traditions anciennes créées par des hommes et qui ne sont plus applicables aujourd’hui.

Srila Narayana Maharaja: Absolument pas. Rien de ce genre n’a été mentionné dans les Ecritures. Nous ne sommes ni homme, ni femme. Nous ne sommes pas ce corps, nous sommes des âmes spirituelles. Selon la manière dont nous désirons servir Krishna ou selon le désir que Lui a de nous voir Le servir, Il nous donne la forme spirituelle que nous avons.

 

Tu sais que le Seigneur Rama aimait Son épouse, Sita. Il aimait aussi Sabari, une femme de très basse classe. Il mangeait même les restes de sa nourriture. Tu sais que Krishna a déposé Sa flûte et Sa plume de paon aux pieds de lotus de Srimati Radhika en disant: «Je ne pourrai jamais Te rembourser la dette que J’aie envers Toi, même si Je devais vivre des millions d’années.»

Le dévot: Oui

Srila Narayana Maharaja: Alors comment peux-tu penser cela? Tu ne dois pas avoir de telles conceptions. Tu es initié?

Le dévot: Oui, par vous-même.

Srila Narayana Maharaja: Alors pourquoi avoir ces pensées? Est-ce que j’ai dit des choses de ce genre? Est-ce écrit dans la Bhagavad-gita ou le Srimad-Bhagavatam?

Le dévot: Dans la Gita, il est dit que les femmes ne sont pas intelligentes et…

Srila Narayana Maharaja: Tu n’en as pas compris le sens. «Yaha bhagavata pada vaisnavera – Si vous souhaitez comprendre le Srimad-Bhagavatam, dit Svarupa Damodara Gosvami, vous devez approcher un vaisnava réalisé et l’écouter.» (Sri Caitanya-caritamrta, Antya-lila 5.131)

 

Si vous voulez comprendre les Ecritures, ne les lisez pas par vous-même car votre mental n’est pas pur. Vous devez aller voir un tattva-vetta-purusa (une âme réalisée qui connaît toutes les vérités transcendantales), le servir et l’écouter.

 

tad viddhi pranipatena

pariprasnena sevaya

upadeksyanti te jnanam

jnaninas tattva-darsinah

 

«Cherche à connaître la vérité en approchant un maître spirituel. Enquiers-toi d’elle auprès de lui avec soumission, tout en le servant. L’âme réalisée peut te révéler la connaissance car elle a vu la vérité.» (Bhagavad-gita 4.34)

 

Vous devez aller vers quelqu’un qui a réalisé toutes les vérités spirituelles. Servez-le et ensuite vous pourrez poser des questions. Les mains jointes, vous pourrez lui demander: «Si je suis qualifié pour l’entendre, je vous en prie expliquez-moi ceci et cela…» Alors il parlera et il n’y aura plus de doutes. Mais si, au contraire, vous lisez simplement par vous-même, de nombreux doutes apparaîtront. Au cours de votre lecture du Mahabharata, vous pourrez dire: «Krishna a quitté Son corps et Il est mort.» Puis en lisant le Ramayana, vous pourrez penser que Rama est mort, tout comme Laksmana et les singes qui Les accompagnaient. Ces doutes peuvent survenir et, dans ce cas, vous serez ruinés, votre bhakti disparaîtra complètement.*

 

 

Conseillers de rédaction: Sripada Madhava Maharaja et Sripada Brajanatha Dasa
Edition: Syamarani Dasi

Traduction: Krishna-bhakti Dasi

Correction: Syamananda Dasa

 

*Note: «Si vous lisez différentes Ecritures, vous pourrez être troublés… mais il vous faudra réconcilier et ajuster les contradictions apparentes. Il faudra pour cela aller voir une personne qualifiée dans ce sens. Elle seule pourra faire les ajustements nécessaires. Vous ne pouvez voir par vous-même. Vous ne constaterez que des contradictions. Srutayo vibhinnah. Les enseignements peuvent sembler différents mais en réalité ils sont identiques.» (Srila Prabhupada, 1er mars 1967 à San Francisco, conférence sur le Srimad-Bhagavatam 6.1.7)

 

«Caitanya Mahaprabhu dit que notre référence, ce sont les Ecritures, les sastras, et que notre autorité, c’est le guru. Parfois nous trouvons des contradictions dans les Ecritures mais, en réalité, il n’en existe aucune. C’est notre pauvre connaissance qui nous donne cette impression. Nous ne pouvons pas comprendre. C’est pourquoi l’assistance du guru, le maître spirituel, est nécessaire.» (Srila Prabhupada, 26 décembre 1966 à New York, conférence sur le Sri Caitanya-caritamrita, Madhya-lila 20.353-354)

 

«Parce que le maître spirituel est le représentant du Seigneur Suprême, sa guidance est directement celle du Seigneur. Le maître spirituel, les personnes saintes et les Ecritures délivrent le même message. Il n’existe pas de contradiction entre ces trois sources. Toutes les actions entreprises sous leur direction sont libres des réactions engendrées par les activités pieuses et impies de ce monde matériel.» (Bhagavad-gita 10.3, Teneur et portée de Srila Prabhupada)

 

«On devrait savourer le sens du Srimad-Bhagavatam en compagnie des purs dévots, rechercher les dévots qui sont plus avancés que nous et qui ont une affection similaire pour le Seigneur.» (Sri Caitanya-caritamrita, Madhya-lila 22.131)

 

Source : Krsna Bhakti dasi groupe yahoo

 

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Arsha Vidya Gurukulam

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Hindu Council UK

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Insulte du panthéon Hindou

Suite à des mails de protestation (dont un de Dharma Today) contre cette poupée, Robin Foley a porté plainte au FBI.

Les protestants lui ont répondu que :

"le FBI n'est pas aussi puissant que notre Déesse Durga et notre Seigneur Ganesha"

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16/04/2006

Temple sous surveillance après l'attaque de septembre au Gujarat

Le 24 septembre 2002, le temple d'Akshardham, à Gandhinagar (Gujarat), était attaqué par deux hommes qui ouvrirent le feu sur la foule. Il fallut aux forces de police plusieurs heures pour venir à bout des attaquants. Plus de 30 morts furent dénombrés parmi les fidèles venus prier dans le temple. A la suite de ce tragique incident, les autorités de l'Orissa ont décidé de mettre en place différentes mesures de protection du temple de Jagannath à Puri (Orissa), un très important lieu de pèlerinage. Parmi ces mesures figure l'installation d'un système de vidéosurveillance.

Les attaques contre des lieux de culte causent toujours une forte impression. Elle met en contraste un groupe humain rassemblé pour une activité en principe pacifique, sans défense, et des assaillants qui n'hésitent pas à introduire la violence et la mort dans un espace tenu pour sacré.

Source : Terrorisme.net du 12 octobre 2002

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15/04/2006

Hindu Mandir of Minnesota

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Insulte du panthéon Hindoue - pour faire part de votre dégoût : eyeball@mcphee.com

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Sri Swami Dayananda Saraswati

 

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C’est quoi le nouvel an tamoul ?

Il y a d’abord l’explication astrologique, comme l’explique brièvement le docteur Saminadin Axel Kichenin qui est, en quelque sorte, à l’origine de la célébration du nouvel An tamoul à la Réunion. “Aujourd’hui, à 4 h 25 exactement, Sourya le Soleil se sera déjà rendu chez Médam le Bélier afin que prenne naissance Viya 5107, le nouvel an tamoul. En cette année, Péroumaï (Grandeur), bercée par l’humanisme du sage Jupiter, souffle permanent de santé, de paix et des savoirs, nous serons cependant, dans la prégnante attraction de Vénus, la séduisante Soukiram, rappelés à nos naturels penchants épicuriens”. Les hindous ont aussi leur propre calendrier avec les heures fastes et heures néfastes. Les deux principales fédérations en ont fait imprimer. Il y a ensuite le côté festif et culturel. Le jour de l’an tamoul est bien entendu marqué par de nombreuses manifestations culturelles (spectacles de danses, de chants, expo, concerts...) aux quatre coins de l’île, organisées par diverses associations culturelles indiennes. Le nouvel an est également empreint d’un volet plus spirituel. Les hindous se rendent au temple où se déroulent des cérémonies religieuses. Voilà pour le côté visuel, spectaculaire. Mais il existe bien entendu une signification plus philosophique, plus symbolique du nouvel An. Comme nous l’explique le Brahmachari Akhilesh de la Chinmaya Mission, “le nouvel an correspond à un nouveau départ, à une prise de conscience. On peut profiter de ce jour pour donner une nouvelle direction, une nouvelle impulsion à son existence. Une renaissance en quelque sorte, en laissant de côté toutes les impuretés, tous les défauts tels que l’avarice, la convoitise, l’égoïsme, l’orgueil, l’intolérance, la médisance, l’arrogance..., au profit de grandes valeurs comme l’amour, le partage... On peut profiter de cette nouvelle année pour prendre ce que l’on appelle des résolutions. L’individu a toujours besoin d’un point de départ dans sa vie. Le début de cette nouvelle année peut en effet en constituer un, qui va le motiver pour cette prise de conscience, pour cette remise en cause, pour casser la routine. Il s’agit donc d’un nettoyage intérieur afin de donner un but à son existence en se posant les questions suivantes : qui suis-je vraiment ? Où vais-je ?”

Source : http://www.clicanoo.com/ - Photographie : Le Brahmachari Akhilesh de la Chinmaya Mission à l’ashram de Quartier-Français à Sainte-Suzanne

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13/04/2006

Nettoyage ethnic au Bangladesh

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Bharat Jagran

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Insulte du panthéon Hindoue

 

pour faire part de votre dégoût : eyeball@mcphee.com

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Bangladesh - Attaques sur la communauté Hindoue

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Satsang du 8 avril 2006

Namaste ! Vanakkam ! Bonjour !

Voilà revenu le temps des célébrations : Varusha Pirappu et Pâques. Varusha Pirappu (Jour de l’An tamoul) est un moment très important pour les Tamouls hindous. C’est le signe d’un changement – l’entrée du Soleil dans le signe du Bélier. Quelque soit le fait astronomique ou astrologique, nous devons nous rappeler surtout du symbolisme. Le soleil –Sûrya dans la tradition hindoue- est le symbole de la splendeur de Dieu. Il est auto-resplendissant ; il n’emprunte pas sa lumière. Il donne la lumière et la chaleur, donc la vie. Ce changement de signe est très fort - surtout pour cette année 5107 – puisque le nom de l’année est Vyaya (Viya en langue tamoule). Vyaya est synonyme de changement, de mouvement. Le changement ne doit en aucun cas être négatif. Nous devons trouver la force et l’énergie pour “changer ce que nous pouvons changer et accepter ce que nous ne pouvons changer !”
Voici donc le dernier e@satsang de l’année 5106. Je profite de cette occasion pour vous souhaiter à toutes et à tous, tous mes “nalputtandu vazhttukkal”, tous mes meilleurs voeux de bonheur et de prospérité spirituelle pour l’année 5107.
A l’année prochaine !
Swamiji

 

PENSEE DU JOUR :

 

Dieu est l’océan et notre âme est la rivière qui, par tous les moyens, court vers Lui !

                                 Maturité émotionnelle

(suite)

Swami Dayananda Sarasvati

 

Personne ne peut vous blesser       

 

Le Védânta va un pas plus loin. Il affirme que personne ne peut vous blesser. Nâyam hanti na hanyate.1 Âtmâ, Je, le Soi, ne blesse pas et ne peut pas être blessé. Si vous écoutez attentivement l’enseignement, vous allez découvrir que le Soi est akarta, non-agissant. Âtmâ est libre de toute action. Il n’accomplit jamais d’action et n’a donc pas de complexe de culpabilité. Tout ce qu’il y a, c’est uniquement votre mémoire, vos impressions. Dieu ne nous a pas donné une mémoire pour nous juger nous-même, mais pour que nous nous rappelions  des choses nécessaires dans notre vie – pouvoir reconnaître votre femme et votre enfant quand vous rentrez à la maison, ou pour que vous ne demandiez pas deux fois votre déjeuner le même jour !

 

La mémoire n’est pas vous. Vous avez collecté, rassemblé des impressions au cours de votre vie - certaines plaisantes, d’autres déplaisantes. La maturité consiste à reconnaître le fait que tous les événements ne peuvent être plaisants. La vie est un mélange d’agréable et de désagréable. Une personne qui est mature accepte facilement, sans effort, à la fois l’agréable et le désagréable tout au long de son voyage, de son chemin. Les souvenirs ne sont que des souvenirs, alors que le “Je” en vous est simple et pure conscience.

 

Le Soi n’accomplit aucune action. Quand vous me regardez, ce n’est pas le Soi qui regarde. Le Soi qui est derrière les yeux, derrière le mental est pure conscience. Quelle action accomplit-il ? C’est le mental qui bouge, pense, souhaite, veut et toutes les actions se déroulent à cause de cette conscience. La conscience donne sa grâce au mental, fait que les choses fonctionnent, et cette conscience est Je. Elle n’accomplit absolument aucune action et vous êtes donc toujours libre de toute culpabilité, car la culpabilité est centrée sur un “ Je ” qui est non-agissant.

 

Et “Je” ne peut être blessé que s’il est possible d’objectiver ce “Je”. Mais quelqu’un peut-il objectiver ce “Je” ? Vous êtes le seul qui puisse objectiver le monde tout entier mais le monde ne peut vous objectiver. Est-ce exact ou non ? Vous êtes le “Je” et tout le reste est l’objet, est objectivé par ce “Je”. Ce corps, les organes des sens, le mental, le temps, l’espace, sont tous des objets de connaissance de la part de “Je” et “Je” est le seul sujet dans la création. Il n’y a absolument aucun autre ou second sujet. Nul ne peut objectiver le “Je” pour vous blesser. Nâyam hanti na hanyate, ni blessure ni culpabilité ne sont possibles pour l’Âtmâ , le Soi.

 

Le sentiment de blessure ou de culpabilité sont relativement peu présents chez un individu mature. Il ne permet pas au monde de le toucher, de l’affecter car le monde ne peut blesser uniquement que celui qui exige que le monde se comporte d’une manière précise envers lui. Si vous acceptez les gens comme ils sont, avec leurs limites, leurs inquiétudes, leurs peurs, alors vous devenez bienveillant, indulgent à leur égard, vous ressentez ce qu’ils ressentent. Quand quelqu’un essaye de vous tromper et que vous le savez, supposons que vous laissez cette personne vous tromper. Cela veut dire que vous êtes plus fort. Vous savez que vous êtes assez grand, immense pour permettre aussi cette tromperie d’avoir lieu. C’est comme une vis sans fin. Vous serrez la vis et elle continue à tourner sans fin. Rien n’y fait car il n’y a pas d’hélice. Je ne veux pas dire que vous devriez être excentrique, bizarre ou vous faire facilement avoir2. Ce que je veux dire, c’est que le monde ne peut pas vous blesser, vous toucher, si vous comprenez justement le monde.

 

Ce n’est pas de l’arrogance ou de l’orgueil. Vous ne ferez qu’attirer les problèmes si vous êtes fier, supérieur : “Personne ne peut me faire de mal.” Quand vous avez ce type d’ego, il y a toujours quelqu’un d’autre qui aura un ego encore plus grand. Je ne parle pas ici de l’ego. Je suis en train de dire que vous devez essayer de comprendre celui qui est en face de vous. Pourquoi se sent-il obligé de vous accuser ? Pourquoi ne peut-il pas s’empêcher de vous embêter ? Pourquoi a-t-il peur de vous ? Pourquoi est-il jaloux de vous ? Qu’est-ce qui le rend ainsi ? Dés l’instant où vous vous posez ces questions, vous essayez de le comprendre, vous devenez bienveillant, tolérant et dans le même temps, vous apprenez aussi comment il faut se comporter avec cette personne. Il faut parfois garder ses distances, parfois s’éloigner,  il faut dire quelquefois dire quelque chose et d’autres fois être patient. Vous êtes en mesure de faire tout cela suivant votre disposition, aussi longtemps que vous n’êtes pas blessé, affecté.

 

Ainsi il est essentiel de devenir mature et la maturité consiste à se développer intérieurement. C’est vous qui devez lancer, entreprendre ce processus de développement et non Dieu, car vous disposez d’une volonté libre, sans contrainte. Et vous ne serez jamais  perdant. Il se peut que vous perdiez un peu d’argent dans cette quête de la maturité, “bien et alors ? ” Vous serez en tout cas une personne intégrée, unifiée et quand vous avez acquis cette maturité, vous êtes capable de comprendre la vérité, la réalité que le Soi, “ Je ”, est pûrna, le tout, la plénitude.

 

Vous êtes le tout

 

Vous êtes le tout, la plénitude. Le tout ne peut être fait de morceaux collés ensemble. Tout comme l’infini n’est pas constitué de nombres finis, le tout est toujours le tout et n’est pas quelque chose de séparé de moi. Par conséquent, en tant que Soi, vous êtes une personne complète, entière. Vous rencontrez cette personne entière à chaque fois que vous êtes heureux. Quand vous écoutez de la musique et que vous êtes bien, content, il y a en présence la musique que vous aimez et il y a aussi vous, vous la personne, que vous aimez aussi. Tous  deux sont aimés dans cette expérience de contentement. A cet instant, vos râga et dvesha n’interviennent pas, ce qui signifie que le Soi qui veut, le Soi qui lutte, le petit Soi, ne se montre pas. Vous réalisez alors que la situation et vous formez un tout, un cercle complet. C’est ce cercle que nous appelons pûrnatvam, la plénitude, la totalité. Ce cercle peut se manifester dans toute situation qui vous rend heureux. 

 

Vous regardez les étoiles, vous êtes content. Vous ne voulez pas que les étoiles ou les autres composants de la situation Soient différents de ce qu’ils sont. Quand vous êtes content d’être dans une certaine situation, vous et cette situation devenez un cercle complet, vous ne faites plus qu’un. A cet instant, vous êtes en fait en train de faire l’expérience de vous-même parce que la totalité, la plénitude est vous. Il est important de comprendre cela. Du point de vue de l’expérience, pûrnatvam, la plénitude est une chose que vous connaissez. Vous n’avez pas besoin d’avoir une nouvelle expérience de cette plénitude. C’est la confusion qui est le problème et non l’absence d’expérience.

Prière :

 

O Seigneur, Toi qui est Amour,

Puissé-je ne jamais T’oublier !

Puissé-je toujours me souvenir

Que Tu es mon ami et mon compagnon,

Mon guide spirituel

Et mon refuge quand le monde m’assaille !

Tu es Celui qui donne la Vue !

Accordes-moi Ton darshan, Ta vision !

De Ta radiance, illumine mon cœur

Afin que je ne détourne jamais mon regard de Toi !

Swami Paramânanda


1 Bhagavat Gita II,19

2 Note du Traducteur : Jeu de mots sur loose screw. Have a loose screw signifie être bizarre. To screw, en langage familier, signifie extorquer, maltraiter ou tromper.

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10/04/2006

National Hindu Students Forum UK

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Formation indienne pour Basdeo Bissoondoyal

Basdeo Bissoondoyal quitte Maurice le 12 avril 1933 pour Lahore, Inde, à bord du S.S. Jehangir. Le choix s’impose de lui-même. Cette ville est considérée comme l’Athènes de la Grande Péninsule. Elle est de plus intimement associée au mouvement Arya Samaj. Elle s’enorgueillit à juste titre du collège universitaire du Punjab, et par-dessus tout, du Dayanand Anglo-Vedic College. Sa création en 1868 relève du mythe. Sa devise est un programme en elle-même : instruction, piété, patriotisme.

À Lahore, Basdeo parvient à se faire inscrire au DAV College. Il a le bonheur de retrouver Leckram, un ancien habitant de notre Coromandel, comptant parmi les fondateurs de l’Arya Samaj de Maurice. Il fait la connaissance d’un autre Mauricien, Sadashiva Padyachi, qui y étudie le sanskrit. Le DAV College encourage ses professeurs et ses étudiants à partager la vie communautaire.

Après avoir obtenu son B.A. (Hons) de l’université du Punjab, Basdeo Bissoondoyal se rend à Calcutta pour son diplôme de M.A. En sus d’être un des foyers intellectuels les plus influents de l’Inde, cette métropole est le carrefour des courants politiques les plus décisifs de l’entre-deux guerres. Réformateurs, initiateurs, promoteurs, propagateurs côtoient allégrement les contestataires et les agitateurs les plus virulents. Si Lahore demeure son point d’ancrage religieux et mystique, Calcutta développera son sens politique.

Il y est devenu une tout autre personne encore que celui, qui quitte son île natale pour compléter sa formation académique dans la Grande Péninsule, fait figure de pionnier dans l’île Maurice de cette époque. Il gagne beaucoup en assurance et en maturité. Il n’éprouve plus aucun complexe d’infériorité quand il s’agit d’écrire, de discourir, d’enseigner et même de prêcher. Les enseignements de swami Dayanand continuent à l’inspirer. Sa vie change pourtant du tout au tout après ses contacts approfondis avec la vie et l’œuvre du Mahatma Gandhi.

Il connaît pourtant ses écrits et ses méthodes de travail et d’action. Il n’ignore rien de l’importance décisive de son combat pour la vérité, la résistance pacifique, la non-violence, le refus de toute collaboration avec le colonialisme, le jeûne. Il est appelé à devenir le témoin oculaire de grands événements politiques. Il suivra, à la minute près, chacune des arrestations, des emprisonnements et des grèves de la faim de Mohandas Karamchand Ghandi.

Il participe aux vastes processions, aux meetings monstres, des partisans du mahatma qui n’hésitent pas à en découdre avec la police aux ordres du colonialisme. Il est de tous les combats gandhiens qu’il s’agisse des grèves, du boycott des produits britanniques et des bureaux gouvernementaux, pactisant avec l’occupant anglais. Il adhère, bien sûr, de toute son âme et de toutes ses forces au Congrès national indien, le parti politique dirigé, entre autres, par Jawaharlall Nehru et s’inspirant largement de la pensée gandhienne. Il est de ceux qui réclament à grands cris le départ du dernier occupant anglais et l’indépendance de l’Inde millénaire.

En 1939, Basdeo Bissoondoyal obtient son B.A. (Hons) en anglais. Il songe au retour au pays natal. Il accepte pourtant un poste d’enseignant, dans une université de Gurukul Kanggri, gérée par l’Arya Samaj, d’où son surnom de professeur Bissoondoyal, aussi populaire à Maurice que celui de pandit. Une grande tâche l’attend à Maurice. Il doit y réformer bien des aspects de la vie quotidienne de bon nombre de ses coreligionnaires.

La communauté hindoue s’est encore affaiblie pendant ses années indiennes et universitaires. Elle a beaucoup souffert de la dépression économique suivant le krach de Wall Street. Bon nombre de familles d’origine indienne résistent mal à ces années de régression et se retrouvent ruinées ou presque. D’autres courants revendicateurs font leur apparition. Le petit peuple se retrouve déboussolé entre les anciens meneurs villageois affaiblis et de nouvelles forces nouvelles mais souvent troublantes, déstabilisantes.

Les débats publics ne manquent pas en cette décennie 1930-39, qu’il s’agisse des revendications syndicales et politiques que de l’émancipation de la Mauricienne. Ces questions et toute cette agitation socio-politique ont certes leurs attraits et bienfaits. Elles malmènent toutefois l’unité de la communauté car il arrive parfois, hélas, que les points de divergence l’emportent sur ceux de convergence. On se dispute volontiers sur la nécessité de maintenir un système castéiste des plus rigoureux, sur certains rituels du mariage, sur l’éducation à donner aux filles, trop souvent les laissées-pour-compte de la famille trop traditionnelle.

On ne compte plus les villages divisés en deux camps, en deux factions, se tournant le dos, refusant de prier ensemble. Les désertions et les abandons se multiplient notamment au niveau de la pratique religieuse et de l’usage des langues indiennes. La méconnaissance de l’Inde et des valeurs millénaires tous azimuts n’est pas le moindre des signes d’affaiblissement de la communauté hindoue.

Elle n’a jamais été autant dans l’attente d’un meneur capable de la sortir de sa torpeur afin qu’elle puisse occuper la place proéminente qui lui revient de droit. Bref, l’île Maurice d’origine indienne attend le retour d’un meneur, d’un chef historique qui peut être Basdeo Bissoondoyal.

La mission de réformer la communauté hindoue de Maurice, il n’hésite pas à se l’assigner. La mission ne lui fait pas peur malgré son ampleur. Il a besoin cependant d’un mouvement. Ce sera le Jan Andolan qu’il crée dès son retour. Ses objectifs sont : 1. unir toutes les sections de la grande famille hindoue mauricienne ; 2. prêcher l’hindouisme ; 3. promouvoir le sentiment de solidarité entre hindous ; 4. former et entraîner les jeunes et les travailleurs sociaux d’âge moyen ; 5. prêcher à temps et à contre-temps ; 6. empêcher la conversion des hindous vers d’autres religions ; 7. enseigner et promouvoir la langue hindi ; 8. éveiller les femmes d’origines indiennes aux réalités sociales et communautaires ; 9. empêcher l’exploitation et la victimisation des travailleurs et 10. publier des livres religieux et philosophiques.

Source : [l'express.mu] / Yvan MARTIAL

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Une attaque scandaleuse contre la diversité culturelle réunionnaise

À l’occasion du Nouvel An tamoul, célébré le 14 avril prochain, la commune de Saint-Paul a invité une troupe de danse du Sud de l’Inde. Cette troupe devait présenter un spectacle de danse indienne dans des écoles primaires de Saint-Paul. Plus précisément dans le secteur 2 de l’Ouest, à savoir les Hauts de Saint-Paul.
Malheureusement, mercredi dernier, soit la veille de la première représentation de la troupe indienne, les enseignants, les élèves et les parents ont été informés que l’inspecteur académique de ce secteur avait interdit ces manifestations pédagogiques.
Plusieurs élus, enseignants, directeurs d’écoles et parents d’élèves ont protesté contre cette décision arbitraire. Une décision d’autant plus inacceptable que l’inspecteur académique du secteur 1 de l’Ouest a accepté la série de représentations de cette troupe dans les écoles dont il est responsable.
En tout cas, il est clair que l’interdiction de ce spectacle de danse indienne dans des écoles de La Réunion est une nouvelle attaque scandaleuse contre la diversité culturelle réunionnaise. C’est aussi une attaque contre l’unité réunionnaise, car chaque Réunionnais se sent agressé lorsqu’une des expressions de notre identité culturelle est mise en cause.
Cela s’est passé juste avant la visite à La Réunion de la ministre de l’Écologie et du développement durable. Il faut donc rappeler aux représentants de l’État qui se permettent de tels comportements 60 ans après le vote de la loi abolissant le statut colonial, que le développement durable passe notamment par le respect de la diversité culturelle.
Trois siècles de colonisation ont porté atteinte à la richesse culturelle réunionnaise, en raison de la politique d’assimilation. On voit tous les jours les séquelles de cette politique, en particulier dans l’étouffement de la langue créole.
Dans ces conditions, on comprend encore mieux l’importance du projet de Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. Car rien n’est plus précieux pour le développement durable de La Réunion que de faire vivre à la fois la diversité culturelle réunionnaise et son unité. On comprend aussi les arrières-pensées comme les nostalgies de ceux qui dénigrent ce projet.

Source : [Témoignages]

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Commencer à Méditer partie 2/2

Nous sommes en Inde, terre sacrée de tous les Hindous, en méditation et satsang avec de nombreux groupes de fidèles. J'ai intitulé ce pélerinage "Rajayoga Yatra", car tout en cheminant, dans nos moments de calme, nous développons et enregistrons les diverses zones intérieures de la conscience qui peuvent être atteintes grâce à l'art raffiné de la méditation, et nous faisons part de certaines de ces découvertes à nos fidèles. Dans l'éditorial du mois dernier nous avons publié la Première Partie du Discours inspiré "Commencer à méditer". Ce mois-ci nous avons plaisir à vous offrir la Deuxième partie.

Pour avoir du succès en méditation nous devons amener l'esprit à se discipliner. Les personnes indisciplinées n'entendent pas qu'on leur dise ce qu'il faut faire. Leur conscience est ballottée par les moindres fantaisies qui s'offrent à elle. Ceux qui veulent vraiment progresser en méditation, qui veulent continuer à s'améliorer d'année en année, doivent approcher cet art de façon extrêmement positive et systématique.

Dans la vie quotidienne, observez le jeu des forces, la force odique qui joue entre les personnes, entre les personnes et leurs affaires. Lorsqu'elle circule agréablement entre les gens, elle est appellée vumsimsim. Mais lorsque cette force odique se bloque entre les gens, quand elle cause tiraillements et souffrance, elle est appellée simrehbe. Lorsque la force odique se bloque en nous-mêmes, nous prenons conscience des états malheureux, agités, perturbés, du mental. La force odique est alors appellée rehseka . C'est la même force. Le méditant apprend à travailler avec les forces odiques du monde. Il évide de les fuir timidement. Ce qui est à l'extérieur, tout comme ce qui est à l'intérieur, voilà son terrain de jeu.

Les meilleures heures pour méditer sont six heures du matin, midi, six heures du soir, et minuit. On peut opter pour toutes ces heures, ou pour l'une d'entre elles. Au début la méditation devrait être de quinze minutes à une demi-heure. Sur quoi méditer ? Sur la transmutation des forces odiques, sur leur retour à la source, qui est la force actinique. Par la posture parfaite, nous transmutons les forces physiques et les forces émotionnelles. Par le contrôle du souffle, pranayama, nous transmutons les forces intellectuelles, et, oh rêve, nous libérons la conscience de la zone de l'esprit qui passe son temps à penser

Alors, nous devenons vibrant, confiant en nous-même, conscient du pouvoir qui est dans notre colonne, et que la force actinique fait passer dans le système nerveux. Nous apprenons à prendre appui sur notre propre colonne plutôt que sur aucune autre personne, aucun enseignant, aucun livre, aucune organisation ni aucun système. Les réponses nous parviennent chaudes et vibrantes, accrochées au bout de chaque question. Tout cela, et bien plus encore, constitue la dynamique récompense de l'aspirant sincère qui poursuit sa recherche par la méditation.

Celui qui commence la méditation doit en avoir une approche dynamique, ce qui la rendra plus vivante. Il pénètrera sa propre conscience, pour atteindre la source même de la vie. Choisissez une heure pour votre méditation. Asseyez-vous droit, sentez-vous fort et dynamique, sentez qu'en ce moment même vous êtes le centre de l'univers. Ajustez votre souffle de façon bien précise pour que la conscience puisse quitter librement le domaine de la pensée et pénétrer dans la zone perceptive du mental. Méditez alors sur les deux forces, l'odique et l'actinique. Soyez comme l'astronaute au-dessus de la Terre qui observe la force odique des villes. Observez également les forces magnétiques qui décident de votre vie : à l'intérieur de vous-même, entre les gens et vous, entre vous et les choses. Sentez la force actinique s'écouler de la source centrale de l'énergie elle-même. Puis retournez la conscience sur elle-même, devenez simplement conscient d'être conscient : kaef. Restez assis dans la félicité dynamique.

Sortant de cette méditation, sentez le pouvoir qui vit dans votre colonne, l'énergie vibrante qu inonde le système nerveux, les mains, les bras, les jambes, et la tête. Retournez dans la vie joyeusement, dans la béatitude.

Il est très important de décider exactement sur quoi vous allez méditer avant de commencer. Tenez-vous en à cette décision pendant toute la méditation, en vous efforçant d'éviter à tout prix la tendance à vous laisser distraire et à partir dans une autre direction. Il en est comme lorsqu'on veut réussir une activité extérieure : on doit se discipliner, il est inacceptable de se laisser distraire. Les gens qui réussissent finissent ce qu'ils commencent. On peut apprendre à méditer extrêmement bien, mais échouer dans la pratique, en se laissant distraire une fois que l'intérieur du mental s'est ouvert. Avoir du succès nécessite que l'on soit très, très ferme avec soi-même lorsque l'on entame une méditation. Chaque méditation doit être accomplie comme il a été prévu au départ.

De cette façon votre système nerveux et votre esprit subconscient deviendront forts et disciplinés. Ce qui vous conduira naturellement au plateau intérieur suivant, puis au suivant, et ainsi de suite. Soyez sans complaisance quant à vos progrès spirituels. Efforcez-vous sans cesse. Continuez de travailler avec vous-même, de l'intérieur de vous-même. N'abandonnez pas. Persévérez. Avancez avec confiance.
AUM.

Source : [Himalayan Academy] / Traduit par J.S. Sharad Sahaï

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