07/04/2006

Satsang du premier avril 2006

 TEXTE DU JOUR :

 

Om est Brahma ! Om est le tout ! Om commande, et ceux qui le connaissent, partagent son pouvoir !

Les hymnes du Sâma-Véda chantent Om ! les hymnes de louange chantent Om ! C’est par le son Om que le Brahma donne ses ordres ! C’est par ce son qu’il reçoit les offrandes livrées aux flammes ! « Om » dit le brahmane lorsqu’il commence à lire le Véda, « puissé-je obtenir Brahma ! » et il obtient Brahma.

Taittiriya Upanishad 1.8

 

 

Maturité émotionnelle

(Suite)

Swami Dayananda Sarasvati

LE SOI EST PLENITUDE

 

Blessure et culpabilité

 

Tous les problèmes psychologiques et émotionnels sont centrés sur “Je”, sur l’individu. Quand vous dites “je suis frustré”, cette frustration est-elle possible sans que “ je ” soit impliqué ? Y aura-t-il frustration si “je” est enlevé de la frustration ? “Je” suis frustré, le mental n’est pas frustré. En fait, il devrait être frustré à cause de vous ! Il est faux de dire : “Mon mental me cause des problèmes.” Le mental ne vous cause pas de problèmes, “vous” êtes le problème. “Je” est impliqué dans la frustration, “Je” est impliqué dans le désespoir. Ce n’est pas le mental qui est triste, “je” suis triste. En réalité, tous les problèmes sont centrés sur “Je”. En travaillant sur vous-même, “Je” devient lumineux, plus mature. Les problèmes sont maîtrisés jusqu’à un certain niveau pour un individu mature, mais pas totalement.

 

Tous vos problèmes, c’est-à-dire la frustration, le désespoir, la tristesse, etc... peuvent être ramenés à deux problèmes : “Je suis blessé” et “ Je suis coupable ”. Si on y réfléchit, on se rend compte qu’il n’y a pas de troisième problème.

 

Je suis coupable. De quoi ? De ce que j’ai fait ou de ce que je n’ai pas fait. “Je n’aurais pas dû faire çà. Pourquoi est-ce que j’ai fait çà ?” Certains incidents sont si bien enracinés dans notre mémoire qu’ils ne cessent de revenir. Plus vous essayez de les éviter, plus ils reviennent. Vous ne pouvez pas éviter les pensées car vous ne pouvez échapper à la mémoire. Une pensée pourrait être oubliée s’il était possible d’oublier sa mémoire, mais cela est impossible. Plus vous essayez d’empêcher une pensée de venir, plus elle revient. Il est ridicule d’essayer d’éviter quoi que ce soit au niveau de la mémoire. La mémoire est la mémoire. Plus vous vous efforcez d’y échapper, plus vous lui donnez de la réalité. Vous donnez une nouvelle vie à un passé mort. Le passé est passé de toute façon. Tout ce qui subsiste, c’est uniquement la mémoire. Mais le problème est que “Je” soit impliqué. “Je” est contenu dans toute culpabilité. “Je” est contenu dans toute blessure : “Pourquoi est-ce qu’ils m’ont fait çà ? Comment a t’il pu me faire çà ? Pourquoi moi, parmi tous ces gens ?”

 

Rappelez vous que c’est vous qui permettez au monde de vous blesser. Je peux vous faire mal seulement dans la mesure où vous m’autorisez à vous faire mal. C’est comme l’hypnose ; vous pouvez vous faire hypnotiser seulement si vous vous laissez hypnotiser.

 

Un jour, un homme voulut m’hypnotiser. Il endormit une première personne et puis se tournant vers moi, me dit : “Je peux vous hypnotiser, je peux vous endormir.” J’ai accepté. Je me suis allongé et il commença : “Vous allez vous endormir... Vous n’entendez plus mes paroles... Vous êtes insensibles à ce monde... Vous êtes insensibles à cette pièce... Vous êtes insensibles au temps... Vous êtes insensibles à tout... Vous vous endormez... Vous dormez maintenant... ” Il souleva ma main et elle retomba. “Voyez, il s’est endormi.” J’ai ouvert les yeux et j’ai demandé : “Qui s’est endormi ?” Il était choqué. Il dit : “Bien, vous n’avez pas reçu mon message.” J’ai dit : “J’ai reçu votre message. Voulez vous que je répète tout ce que vous m’avez dit ?” Il dit : “Non, non Vous avez bien reçu les mots, mais pas le message. Vous n’avez pas essayé de dormir.” J’ai dit : “Si c’est moi qui doit essayer de dormir, que devient votre rôle à vous, qui est de me faire dormir ?”

 

C’est la même chose dans la vie. Le monde ne peut vous blesser que dans la mesure où vous lui donnez la possibilité de vous blesser. Et “le monde” inclut votre famille, vos proches, amis, et même les dieux. Ils peuvent tous vous faire du mal dans la mesure où vous leur permettez de vous faire du mal.

 

 

Prière :

Nous T’invoquons humblement

Des endroits les plus éloignés

Et Te demandons de nous protéger partout

Et de nous libérer de la décadence et de la mort !

Nos invocations furent entendues

Et de tous côtés,

Tes bénédictions heureuses

Furent versées sur nous !

Atharva Veda. 19.52.3

18:18 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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