02/04/2006

Commencer à Méditer partie 1/2

En commençant à méditer nous prenons conscience de l'existence de deux forces : la force odique et la force actinique. La force actinique, ou pure énergie vitale, émane de la source, du centre même de la vie. La force odique est le magnétisme qui se dégage de notre corps physique, qui attire le magnétisme personnel des autres et s'y confond. C'est de la force odique que sont faites les villes et les maisons. En s'écoulant à travers le corps physique, à travers les cellules et à travers la peau, la force actinique finit par devenir force odique.

Dès que nous commençons à méditer, nous prenons conscience de ces deux forces que nous devons apprendre à gérer. Les forces odiques sont de nature chaude, adhérente. Les forces actiniques sont de nature inspirante, nette, fraîche et pure. En méditation nous recherchons la force actinique. Quand nous débutons en méditation, nous devons apprendre à transmuter les énergies du corps physique, passer de l'odique à l'actinique.

Quand on est assis bien droit, la colonne verticale droite, les énergies du corps physique, appelées ida en Sanscrit, sont transmutées. Colonne droite et tête en équilibre au sommet de la colonne, nous glissons dans un état d'esprit positif. Dans une telle position il n'est pas possible de se faire du souci, de se sentir agité ou déprimé, ou de s'endormir pendant la méditation.

Si on laisse les épaules s'affaisser vers l'avant, on court-circuite les forces actiniques qui circulent le long de la colonne vertébrale et passent dans le système nerveux. Dans cette position il est facile de se sentir déprimé, mentalement divisé contre soi-même ou autrui, ou malheureux. Quand on a la colonne vertébrale droite, la tête en équilibre au sommet de la colonne, on se sent positif - dynamique. Les pensées traversent rapidement la substance mentale, on est conscient d'un grand, grand nombre de pensées. L'étape suivante consistera par conséquent à transmuter les énergies de la partie intellectuelle de l'esprit. Il s'agit de diriger la conscience vers une zone de l'esprit qui ne pense pas, mais qui conçoit, qui observe avec détachement la partie de l'esprit qui pense. Pingala est la force de la partie intellectuelle de l'esprit. Cette force peut être contrôlée et transmutée par la régulation du souffle. Pranayama est une méthode de respiration: on compte jusqu'à neuf en expirant, on compte un point en retenant le souffle; on compte jusqu'à neuf en inspirant, un point en retenant le souffle. C'est celaPranayama. Assurez-vous que vous comptez bien pendant le même temps en inspirant et en expirant, ou que le souffle est dirigé vers la même distance à l'extérieur, et la même distance à l'intérieur. Cela vous permettra de prendre rapidement conscience d'une partie de l'esprit, qui ne pense pas mais qui est intensément vivante, paisible, heureuse, qui saisit un concept dans sa globalité, plutôt que d'en penser les différentes parties. C'est dans cette zone perceptive de l'esprit que les forces actiniques sont les plus vibrantes. Lorsque le pouvoir qui vit dans la colonne vertébrale, simshumbese, est ressenti de façon dynamique, on est alors prêt à commencer la méditation.

Méditez sur la conscience, l'entité indépendante, celle qui circule dans toutes les parties de l'esprit, comme le voyageur citoyen du monde, qui traverse librement chaque pays, chaque ville, sans s'attacher nulle part.

En méditation il s'agit de relâcher, de libérer la conscience afin qu'elle circule de façon vibrante et pleine d'entrain vers les profondeurs intérieures, là où la paix et la félicité demeurent imperturbables au fil des siècles. ou pour qu'elle aille vers l'extérieur, dans les champs de force odique du monde matériel, là où l'homme est en conflit avec son frère, ou dans les profondeurs internes du subconscient. Méditez donc sur la conscience qui se déplace librement à travers toutes les zones de l'esprit. La volonté dynamique du méditant, son aptitude à contrôler le flot de conscience circulant dans les profondeurs intérieures, le conduisent finalement à un état de félicité, où la conscience est simplement consciente d'elle même, kaef. Voilà le point à atteindre en méditation. Être simplement assis en kaef, totalement conscient d'être conscient. Des énergies nouvelles envahiront alors le corps, s'écoulant à travers le système nerveux, et se répandront à l'extérieur, dans le monde. En méditant de cette façon, on affine sa nature.

Une puissante méditation vous comblera, vous tressaillirez d'une abondance d'énergie actinique qui pourra être employée de façon créative, dans le monde extérieur, dans l'activité quotidienne. Par conséquent, en attendant le mois prochain, asseyez-vous tranquillement chaque jour pendant quelques minutes avec la personne la plus agréable qui soit, vous-même, et allez chaque fois plus à l'intérieur.

 

Source : [Himalayan Academy] / Traduit par J.S. Sharad Sahaï

23:18 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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