01/03/2006

Satsang du 18 février 2006

 PENSEE DU JOUR :

               

« L’Ame par nature est dépourvue de désir, de mal et de peur.

Quand un homme est entre les bras de sa bien-aimée, il oublie tout ce qui se passe autour de lui et en lui ! Il en est de même quand nous sommes en union avec notre Ame. Nous oublions tout ce qui se passe autour de nous et en nous ! Dans cet état, tous les désirs sont satisfaits parce que l’union avec l’Ame est le seul désir ! Il n’y a pas de souffrance !

 

Dans cet état, il n’y a pas de parents, de mondes, de forces spirituelles et de textes sacrés ! Dans cet état, il n’y a ni voleur, ni assassin, ni basse caste ni haute caste, ni moine ni ascète ! L’Ame est au-delà du bon et du mal, au-delà de toutes les peines du cœur !

 

Dans cet état, nous voyons sans voir, nous sentons sans sentir, nous parlons sans parler, nous entendons sans entendre, nous touchons sans toucher, nous pensons sans penser – car rien n’est séparé de nous ! Là où il y a séparation, il y a un sujet qui voit, sent, goûte, parle, entend, touche, pense et connaît ; et il y a des objets ! Mais quand il y a l’unité, il n’y a ni sujet ni objets !

 

C’est cela la Divinité ! C’est le but suprême de la vie, la joie suprême !

 

Brihadâranyaka Upanishad 4.3.21-32

 

 

                       LA MAHÄSHIVA RÄTRÏ - C'est un jeûne observé le 14ème jour de la quinzaine sombre du mois sanskrit de Phalguna qui correspond au mois tamoul de Mâsi en général ; le nom signifie « la Grande Nuit de Shiva » et les cérémonies ont lieu principalement la nuit.

 

LA SIGNIFICATION DE SHIVARATRI
Par SHANKARÂCHÂRYA DE KANCHIPURAM

(de Kanchi Kamakoti Pîtham)

(extrait)

 

Le Seigneur Shiva qui exécute Sa danse de plénitude apparaît dans la forme de Lingodbhavamûrti lors de la Mahâ Shivarâtrî pour faire pleuvoir Sa grâce sur nous. C'est notre devoir en ce jour de jeûner, de rester éveiller et de L'adorer jusqu’à minuit au moins avec une feuille de l'arbre Bilvam. Il y a un proverbe qui dit qu'aucun chien intelligent ne touchera à son alimentation le jour de la Shivarâtri !

 

Il y a aussi une histoire qui dit comment un chasseur a reçu la grâce d'Ishwara en adorant même involontairement Shiva avec des feuilles de Bilvam cette nuit-là. L'histoire dit qu'un chasseur qui était poursuivi par un tigre est monté à l’arbre le plus proche. Le tigre s'est placé sous l'arbre pour attraper le chasseur aussitôt qu'il redescendra. De peur qu'il ne s’endorme et tombe en bas de l'arbre, le chasseur a passé son temps à casser des feuilles de l'arbre une à une et à les lancer en bas. Il s’est avéré que l'arbre sur lequel le chasseur avait trouvé refuge était un arbre Bilvam et que les feuilles de Bilvam qu'il avait laissées tomber une à une avaient atterries sur le sommet d’un Shivalinga installé sous l'arbre. Même pour cet acte d'adoration involontaire, le chasseur fut béni par Isvara.

 

Voici cette histoire : On dit que ce jeûne a été tout d'abord observé par un roi puissant nommé Chitra Bhanu de la dynastie Ikshvâku, qui a régné sur tout le Jambu-Dvîpa, un autre nom antique de l'Inde. Ce jour-là, un célébre sage malformé, Ashta Bakra, est venu à la cour avec quelques élèves et, le voyant le roi jeûner, il lui en demanda la raison. Le roi dit que dans sa vie antérieure, il avait été un chasseur, et un jour, pour son plaisir, il a tué un cerf, mais il fut surpris par la nuit et monta dans un arbre pour passer la nuit en toute sécurité. Là il pleura amèrement parce que sa femme et enfants étaient sans nourriture et ses larmes étaient tombées, avec des feuilles de bilvam, sur un Linga au pied de l'arbre. Shiva a imaginé que ceux-ci étaient des offrandes qui lui avaient été faites. Le matin suivant, le chasseur rentra chez lui, vendit le cerf et acheta à manger pour sa famille. Alors qu'ils commençaient leur repas, un étranger est arrivé, et selon la tradition, il a été servi en premier. Le chasseur a vécu plusieurs d'années sans apprendre qu'il avait par hasard jeûné le jour de Shivarâtrî, mais quand l'heure de sa mort arriva, deux messagers de Shiva sont apparus pour conduire son âme au paradis et c’est alors qu’il a alors appris qu'il était récompensé pour avoir observé le jeûne propice ce jour-là et cette nuit-là. Son âme est restée dans divers paradis avant qu'il n’atteigne l’état plus haut et qu’il se réincarne ensuite dans la haute société comme roi et il a été de plus particulièrement favorisé pour avoir la connaissance de son ancienne vie.

 

Les Hindous pieux s'abstiennent de toute nourriture et de boisson pendant le jour et la nuit pour adorer le dieu Shiva en laissant tomber de l'eau avec des feuilles de bilvam sur le Shiva-linga, le symbole de Shiva. On croit que raconter l'histoire du chasseur pendant la nuit donne beaucoup de mérites aux auditeurs.

 

Pour faire plaisir au dieu Shiva plus particulièrement, la nuit doit être divisé dans quatre kâlas, ou des périodes de trois heures chacune ; à la fin de chaque kâla un abhisheka, un bain, doit être offert à la statue ou au Shiva-linga avec du lait, du lait caillé, du nei et du miel respectivement, suivi par une cérémonie qui peut inclure le chant et la danse. Le jeûne et la vigilance cette nuit-là, couplés avec les bains et les services, sont supposés donner le bonheur dans ce monde et le suivant.

 

Avant de rompre le jeûne le matin, des Brahmanes doivent être nourris en souvenir de l'étranger en récitant la prière suivante : "O Shankara (Shiva qui accorde la paix), mon beau Seigneur, soit pacifié par mon jeûne, qui a pour effet de brûler les liens de ce monde. Accorde-moi l'œil de la connaissance !"

 

Vânarasi est un haut-lieu de l'adoration de Shiva et là le jeûne et les rites sont exécutés avec la plus grande solennité. Mais il y a d’autres lieux où la Mahâ Shiva Râtrî est faite avec beaucoup de ferveur et de dévotion.

 

Nous aussi passons la Mahâ Shivarâtri dans le jeûne et la veille en adorant Shiva, en particulier au moment où Il a assumé la forme de Lingodbhavamûrti afin de gagner Sa divine grâce.

Prière :

Grâce à Tes conseils,

Tu guides l’homme et le protèges !

Aucun danger ne menace

Celui qui T’offre ses offrandes !

Tu punis celui qui rejette la connaissance !

Tu humilies la colère du violent !

Suprême est Ta grandeur, ô Seigneur Suprême !

Rig Veda.2.23.4

07:17 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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