20/02/2006

Satsang du 18 février 2006

 PENSEE DU JOUR :

               

Il y avait un prêtre du nom de Gargya, qui était fier de son érudition. Il alla rencontrer le roi Ajatasatru et dit : « Je suis prêt à vous enseigner Dieu ! » Le roi répondit : « Je te donnerai mille vaches si tu peux le faire ! »

 

Gargya dit : « Il y a une âme dans le soleil qui brille le jour, et cette âme, je la vénère comme Dieu ! »

Le roi répondit : « Comment peux-tu dire cela ? Je regarde le soleil seulement comme la source de la lumière ! »

Gargya dit : « Il y a une âme dans la lune qui brille la nuit, et cette âme, je la vénère comme Dieu ! »

 

Le roi répondit : « Comment peux-tu dire cela ? Je vénère la lune seulement comme la source du vin ! »

Gargya dit : « Il y a une âme dans le vent et le feu, et je vénère cette âme comme Dieu ! »

Le roi répondit : « Comment peux-tu dire cela ? Je regarde le vent comme une armée et le feu comme un empire puissant ! »

Gargya dit : «  Il y a une âme dans le sont des gens qui marchent ainsi que dans leur ombre ! Je vénère cette âme comme Dieu ! »

Le roi dit : « Comment peux-tu dire cela ? Je considère le bruit des pas des gens comme un signe de vie, et leur ombre, comme le signe de la mort ! »

Gargya dit : « Il y a une âme dans le corps humain, et cette âme, je la vénère comme Dieu ! »

 

Le roi répondit : « Comment peux-tu dire cela ? Je considère que le corps est simplement la couverture de l’âme ! »

Gargya garda le silence.

 

Brihadâranyaka Upanishad 2.1.1-3, 6-7, 12-13

 

 

Maturité émotionnelle

(suite)

Swami Dayananda Sarasvati

La cessation de la peine et de la souffrance

 

Prasâda, l’acceptation joyeuse des situations telles qu’elles se présentent à moi – car toute situation est le résultat d’une action – permet de neutraliser mes râga et dvesha. La vie est en dents de scie à cause de mes attachements et de mes aversions. Il y a un problème quand ce que je n’aime pas, se produit. Il y a également un problème quand ce que j’aime, ne se produit pas. Il est tout à fait habituel que ce que je veux dans la vie n’arrive pas, et que ce que je ne veux pas arrive sans cesse. Cela est ainsi parce que nos attachements et aversions sont innombrables alors que notre savoir et notre pouvoir sont limités. Il n’y a aucun moyen de satisfaire tous nos attachements et aversions avec le savoir et le pouvoir dont nous disposons. C’est pourquoi il est fréquent de ne pas obtenir ce que nous voulons et nous développons en permanence des réactions de colère, de frustration, etc... C’est ainsi qu’avec le temps, toute personne devient une personnalité.

 

Tout le monde naît en tant que personne, purusha, mais avec le temps, la personne acquiert une personnalité. Toute personne est d’abord un enfant, mais lentement, elle devient plus dure, plus pointue, rigide du fait des échecs et des déceptions qu’elle traverse au cours de sa vie. Ce sont eux qui transforment toute personne en une personnalité. C’est pourquoi chacun de nous a certains “boutons”, ces zones sensibles, de vulnérabilité, qui nous mettent hors de nous. La personnalité n’est composée que de nos attachements et aversions. Il est préférable de leur permettre de s’exprimer sous la forme d’activités désirables et légitimes, et quand les résultats viennent, de les accepter comme prasâda. Nous accueillons gaiement les résultats comme ils se présentent à nous car ils émanent de Dieu. Quand nous acceptons les situations joyeusement, les râga et dvesha ne dictent ou ne déterminent plus nos réponses, ils cessent d’être une source intérieure de perturbation. Je suis content quand ils sont satisfaits et je suis content même quand ils ne sont pas satisfaits. Dans ce cas, je peux me permettre d’avoir des râga et dvesha car ils ne me dérangent pas.

 

Le pouvoir que possèdent les râga et dvesha de me terrasser, me réduire à l’impuissance sous forme de colère, de frustration, de désespoir, etc... est neutralisé par la prasâda buddhi, cette attitude d’acceptation joyeuse. Le Seigneur Krsna dit dans la Gîtâ :

Prasade sarvadukhanam hanirsyopajayate.

« Il y a cessation de la peine, de la souffrance pour celui-ci (le karmayogi) quand il a prasâda, un mental plein de contentement, de joie ! »

(Bhagavad-Gîtâ II,65)

 

Il n’y a pas de tristesse et de souffrance pour le karmayogi car il jouit d’un mental joyeux produit par l’attitude de prasâda, qui est aussi l’égalité du mental, née de la reconnaissance d’Isvara comme karmaphaladâtâ (celui qui accorde le résultat des actions).

Prière :

 

Nous invoquons le Maître souverain des êtres animés et inanimés, ce roi qui se plaît à entendre nos prières ! Comme nourricier, Il a toujours été Celui qui défend et augmente notre prospérité ! Invulnérable, lui-même, qu’Il nous sauve, nous garde et nous protège !

 

Que le grand et glorieux Seigneur nous protège ! Qu’Il nous protège, le magnifique Nourricier ! Que le créateur du cycle universel garde sans cesse notre bien-être ! Que le souverain protecteur nous protège !

 

Que les principes vitaux, pareils à des guerriers à cheval, fils de la mère diaprée, resplendissants, eux qui fréquentent les lieux d’adoration, aux langues de feu et resplendissants comme le soleil, viennent nous protéger !

 

O sages, que nos oreilles, que nos yeux  n’entendent et ne voient que des choses heureuses ! Que nos membres soient pleins de force, et pour prix de nos hommages, que nous obtenions de jouir de toute la vie que le ciel nous accorde !

 

O Seigneur, donne-nous cent ans d’existence ! Et quand nous aurons le corps courbé sous le poids de la vieillesse, quand nos fils seront devenus nos soutiens, ne nous apporte pas affliction et infirmité pour le restant de nos jours !

 

L’Eternité est le ciel, l’Eternité est l’air, l’Eternité est la mère, le père et le fils ; l’Eternité est tous les dieux et les cinq espèces d’êtres ; l’Eternité est ce qui est né et ce qui naîtra !

13:48 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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