20/02/2006

Satsang du 11 février 2006

 

PENSEE DU JOUR :

               

Est-ce que la détresse et de désespoir, la mélancolie et la folie viennent de Dieu ? Le plaisir et la prospérité, la joie et la raison viennent-ils de Dieu ?

 

Est-ce que la forme humaine, dans toute sa beauté, a été dessinée par Dieu ? Est-ce que Dieu donne à chacun un caractère distinct et une apparence différente ? Est-ce que Dieu donne à l’homme et à la femme la capacité de penser ?

Dieu donne-t-il aux êtres humains le besoin d’adorer ? Est-ce qu’Il plante dans l’esprit des hommes les notions de vérité et de non-vérité ? Dieu décide-t-il quand l’homme doit mourir ? Dieu offre-t-il l’espoir d’immortalité ?

 

Dieu a-t-il ordonné que les êtres humains habillent leur corps de toile ? Dieu décide-t-il de la manière de vie des hommes ? Dieu a-t-il décrété que les humains devraient être forts et agiles ?

Dieu a-t-il épandu les eaux des océans ? A-t-il fait le jour éclairé ? Dieu allume-t-il le feu de l’aurore ? Dieu apporte-t-il l’obscurité au moment du crépuscule ?

 

Atharva Veda.10.2.10, 12, 14-17

 

 

Maturité émotionnelle

(suite)

Swami Dayananda Sarasvati

Tout est sacré          

 

Il y a yoga, quand il y a samatvam, égalité du mental, cette capacité à accepter les situations défavorables sans réaction en retour de notre part. Samatvam est au-delà du simple pragmatisme. Un individu pragmatique prend lui aussi les choses comme elles viennent, mais c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Par conséquent, le pragmatisme profane n’est pas le karmayoga. Le karmayoga consiste à apprécier Ishvara. Il n’y a pas de karmayoga profane. La religion est toujours présente dans la vie d’un Hindou. En fait, nous n’avons pas de mot correspondant à profane parce que nous ne compartimentons pas la vie en profane et sacré. Tout est sacré pour nous car tout est Ishvara. Même les diverses sciences ou les différentes branches de la connaissance ne peuvent être divisées en profanes et sacrées.

 

Il est dit dans les Veda : Dve vidye veditavye...parâ caivaparâ ca. “ Il faut poursuivre les deux disciplines de la connaissance : parâ et aparâ ”.3 Parâ vidyâ est ce par quoi la Vérité est connue. La connaissance qui a brahman ou âtmâ comme sujet est donc parâ vidyâ et toutes les autres disciplines de la connaissance, ne concernant pas le soi, sont aparâ vidyâ. Ainsi, la connaissance est classée suivant le sujet dont elle traite, âtmâ et anatma, c’est-à-dire le Soi et le non-Soi. Ainsi, parâ vidyâ implique une étude de la nature de Dieu, du Soi, de la Vérité, qui sont qu’une seule et même chose en réalité. Aparâ vidyâ est tout le reste. Même le karmakânda, la section rituelle des Veda, est aparâ vidyâ et les Vedânga, les branches des Veda, c’est-à-dire la phonétique, la grammaire, l’astronomie, la éétrique sont aussi aparâ vidya. La Physique, la Chimie, l’Histoire, l’Économie, etc… sont aussi considérés comme aparâ vidyâ. Ainsi, la connaissance, dans notre culture, est classée selon le sujet traité et non pas divisée en profane et sacré, car toute la connaissance est sacrée pour nous.

 

La Déesse Sarasvati est la divinité personnifiant la connaissance et par conséquent, le jour de la célébration rituelle de Sarasvati, nous rassemblons tous nos livres, la Gîta, le Râmâyana, les livres de grammaire, d’histoire et autres, pour constituer un autel pour la Déesse de la connaissance et nous Lui offrons des prières. Un livre est un symbole de connaissance, un symbole de la Déesse Sarasvati, et donc aucun Hindou ne marchera délibérément sur un livre. Si je marche sur un livre par mégarde, je demande pardon, quel que soit le sujet du livre. Tout livre est un symbole de connaissance et est, à ce titre, sacré.

 

L’argent aussi est sacré dans notre culture parce qu’il est un symbole de la Déesse Lakshmi, et nous ne marchons jamais délibérément sur un billet de banque. Lakshmi représente non seulement la richesse, mais aussi toutes les ressources. L’argent, les compétences, le temps, la main d’oeuvre, sont tous des ressources. Ils sont tous Lakshmi et nous les considérons comme sacrés.

 

Il n’y a pas d’aspect profane dans l’Hindouisme. Il n’y a pas de karmayoga sans reconnaissance, sans acceptation d’Ishvara. Il n’y a pas de karmayoga profane ou laïque car il n’y a pas d’Hindouisme profane ou laïque. Il n’y a rien de profane dans l’univers car, selon notre vision, tout est Ishvara. Le karmayoga est la reconnaissance d’Ishvara en tant que karmaphaladâtâ, Celui qui donne le résultat de toute action. Tout résultat provient d’Ishvara, ce sont Ses lois qui produisent les résultats, et j’accepte donc chaque résultat comme prasâda.      

Prière :

 

Célébrons sans trouble et dans la paix du recueillement, nos saintes cérémonies ! Qu’elles soient efficaces pour nous, et que les dieux, amis constants de notre bonheur, restent à nos côtés, et nous protègent chaque jour !

 

Que l’heureuse faveur des dieux, que les bienfaits des dieux justes soient avec nous ! Puissions-nous obtenir l’amitié des dieux ! Que les dieux prolongent notre vie !

 

Suivons l’antique coutume, nous invoquons les hommes prospères, les bienfaiteurs, les enseignants, les gardiens, les juges, les esthètes, les médecins, les chirurgiens et les éducateurs ! Que l’heureuse Sarasvati nous accorde la joie !

Que la guérison de nos maux nous soit assurée par l’air, par la Terre qui est notre mère, par le Ciel qui est notre père ! Que les extraits médicinaux obtenus grâce  aux mortiers nous accordent la santé ! O vous, experts médicaux ( les Ashvins), entendez nos prières !



[1] Mundakopanisad I,i,4

13:45 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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