31/01/2006

De la critique

Hilo, Hawaï, 7 février 2005

 

Un jour, Srila Prabhupada Bhaktisiddhanta Sarasvati Thakura envoya des dévots prêcher au Bengale. Ils désirèrent bientôt y établir un centre et interrogèrent Srila Prabhupada Sarasvati Thakura à ce propos, ce à quoi il répondit: «J’en serai très heureux et lorsque vous serez prêt, j'y viendrai avec de nombreux dévots.» Ils se mirent au travail jour et nuit pour l’équiper de toutes les commodités afin que Srila Prabhupada soit satisfait. Ils y construisirent un temple et les divinités n’attendaient que Srila Prabhupada pour être installées. 

 

Srila Prabhupada arriva au temple à midi et regarda ce qui avait été agencé. Il semblait satisfait. Puis il demanda: «Où est le brahmacari qui est venu ici le premier et qui a travaillé si dur.» Ils lui dirent: «Maître, ce dévot était un très bon brahmacari, et pourtant il est parti avec une femme. Nous l'avons réprimandé avec force pour son comportement, et il a quitté le centre.» 

 

Srila Prabhupada déclara alors: «Je n’établirai pas de centre de prédication ici et je n’installerai pas de murtis. Sachez que dans ce monde nous dépensons des centaines de litres de sang spirituel pour extraire une seule personne des griffes de maya, et si elle commet une erreur, cette dernière sera naturellement balayée par son service à Hari, au guru et aux vaisnavas. Vous avez châtié ce dévot et il est parti. Je ne veux pas faire de centre ici. Trouvez-le et ramenez-le, autrement je m'en vais.»

 

Tous les disciples étaient très inquiets. Ils commencèrent à chercher partout ce brahmacari. Sripada Madhava Maharaja, qui à cette période s'appelait encore Hayagriva Dasa Brahmacari, parvint à découvrir son lieu de résidence. Il s’excusa auprès de lui: «S'il te plaît, accepte mes excuses. Srila Prabhupada est très mécontent de nous. Je t’en prie, reviens.»

 

Le dévot se mit à pleurer: «Prabhupada est si miséricordieux. J’ai continué à servir même ici, mais je n'étais pas vraiment heureux. Je voulais revenir, mais je pensais: ‘Comment pourrais-je montrer mon visage à présent?’ C’est pourquoi je ne suis pas revenu. Mais Srila Prabhupada m'appelle. Quelle miséricorde il a! Il en a plus que le Seigneur Krishna.» Il partit en pleurant en direction du centre. Il tomba aux pieds de lotus de son Guru Maharaja et toutes les choses indésirables de son cœur (anarthas) disparurent en un instant. 

 

Ne critiquez personne: ni un dévot, ni une personne ordinaire. Le Srimad-Bhagavatam (11.28.1-2) stipule: 

 

sri-bhagavan uvaca
para-svabhava-karmani
na prasamsen na garhayet
visvam ekamakam pasyan
prakrtya purusena ca

 

«Dieu, la  Personne Suprême dit: ‘On ne doit ni louer, ni critiquer la nature conditionnée et les activités d'autrui. On doit plutôt voir ce monde comme une simple combinaison de la nature matérielle et des âmes qui s'en réjouissent, tout cela ayant pour support la Vérité Absolue’.» 

 

para-svabhava-karmani
yah prasamsati nindati
sa asu bhrasyate svarthad
asaty abhinivesatah

 

«Quiconque loue ou critique les qualités et le comportement d'autrui nuira à son intérêt propre, le meilleur soit-il, en s'enchevêtrant dans les dualités illusoires de ce monde.» 

 

Ne parlez pas des qualités des matérialistes, qu'ils agissent correctement ou pas, sinon toutes leurs mauvaises activités entreront en vous et votre vie sera gâchée. Extraire une personne des griffes de maya est extrêmement difficile. Le désir de satisfaire ses sens et tout autre attachement présent dans son cœur disparaîtront très bientôt si elle chante les saints noms, se souvient de Krishna et écoute hari-katha (les gloires de Hari énoncées par un pur dévot). Soyez très prudents. Ne critiquez personne, dévot ou autre. En premier lieu, regardez votre propre condition et essayez de vous purifier. Le désir de satisfaire vos sens est-il présent en vous? Souciez-vous plutôt de cela et ne vous en faites pas pour les autres. Sri Guru et le Seigneur Sri Krishna sont responsables d’eux. Vous ne pouvez rien faire pour les aider, donc vous n'avez aucun droit de les critiquer. Les Ecritures stipulent: 

 

nasta-prayesu abhadresu
nityam bhagavata-sevaya
bhagavaty uttama-sloke
bhaktir bhavati naisthiki

 

«Par l’écoute assidue du Srimad-Bhagavatam, comme par le service offert au pur dévot, tout obstacle dans le cœur devient pratiquement néant et le service d'amour offert à Dieu, qu’on glorifie par des hymnes sublimes, est établi comme un fait irrévocable.» (Srimad-Bhagavatam 1.2.18) 

 

Que signifie anisthita-bhakti (la bhakti instable)?

 

Srila Narayana Maharaja demande à Sripada Madhava Maharaja d’expliquer les six sortes d'anisthita-bhakti. Pour gagner de la place, nous joignons ici l'explication donnée dans le Madhurya Kadambini (voir note de fin 1).  

 

Ecoutez attentivement. Gardez cette explication dans votre cœur et essayez de l’appliquer. Une fois cette étape franchie, il n'y a plus d'offense (aparadha), ni de faiblesse de cœur (hrdaya-durbalya), aucune soif pour le plaisir temporaire (asat-trsna) et aucune fausse conception au sujet de la philosophie et de son application pratique (svarupa-brahma). Cependant, quelques autres anarthas subsistent, tels que laya, viksepa, apratipatti, kasaya, rasavada, etc. (voir note de fin 2). Nous expliquerons progressivement ces sujets. Nous devrons parcourir de nombreuses étapes. Prema n'est pas facile à atteindre, et tout particulièrement vraja-gopi-bhava. Cela peut prendre des milliers de vies. Maintenant, vous avez la possibilité d’arriver à l'étape où vous pouvez écouter hari-katha. Si vous manquez cette occasion, tout sera perdu. En revanche, si vous suivez le processus, tous les anarthas disparaîtront peu à peu.
Le Srimad-Bhagavatam déclare: 

 

katha imas te kathita mahiyasam
vitaya lokesu yasah pareyusam
vijnana-vairagya-vivaksaya vibho

vaco vibhutir na tu paramarthyam


«Sukadeva Gosvami dit: ‘O puissant Pariksit, je t'ai fait le récit de tous ces grands rois dont la célébrité a gagné dans le monde entier et qui s'en sont allés. Mon vrai but est d'enseigner la connaissance transcendantale et le renoncement. Les histoires de rois prêtent pouvoir et opulence à ces récits, mais elles ne constituent pas en elles-mêmes l'aspect ultime de la connaissance.» (Srimad-Bhagavatam 12.3.14)

 

Srila Bhaktivinoda Thakura a expliqué dans son Srimad Bhagavatarka-marici-mala que tous ces puissants rois, comme Puru, Uttanapada, son frère Priyavrata et d'autres, n'ont laissé que des cendres. Srila Sukadeva Gosvami a dit: «Pourquoi ai-je raconté les histoires de ces rois dans le Srimad-Bhagavatam? Ces récits ne constituent pas en eux-mêmes l'aspect ultime de la connaissance transcendantale. Que nous enseignent-ils alors? Vairagya-vivaksaya, le renoncement tout en conservant le désir d’enseigner ce renoncement. Que sont devenus tous ces rois? Ils n’étaient pas heureux. Sri Narada raconta l'histoire allégorique du roi Puranjana au roi Pracinabarhi. Puranjana n'était pas satisfait; il avait pourtant femme, enfants et royaume. Mais il avait vécu dans l’illusion. 

 

Vous devez réaliser ces enseignements du Bhagavatam, ainsi, le détachement de la satisfaction des sens matériels entrera dans votre cœur. Si vous écoutez hari-katha, chantez les saints noms et exécutez toutes les activités dévotionnelles, le renoncement doit automatiquement apparaître. 

Nous devons écouter tous ces sujets, tels que les histoires des grands rois mentionnés ci-dessus, dans cet unique but. Ensuite, nous pourrons écouter le dixième chant du Srimad-Bhagavatam avec ses doux divertissements du Seigneur Sri Krishna. Tout d'abord, construisez les fondations, puis vous pourrez écouter les gloires des divertissements du Seigneur (lila-katha). Nous essaierons d'expliquer ces gloires du dixième chant durant les trois prochains jours. Nous avons parlé de l'élimination des choses indésirables (anartha-nivritti), et demain nous essaierons d’aborder les divertissements du Seigneur Krishna. Gaura Premanande!

 

Note de fin 1 - La bhakti instable (anisthita-bhakti), comme expliqué dans le Madhurya Kadambini de Srila Visvanatha Cakravarti Thakura comporte:

1) Utsaha-mayi: l'enthousiasme exacerbé. Un jeune enfant brahmana venant juste de commencer ses études pense qu'il est déjà devenu un érudit digne de l'éloge de tous. De même, une personne entamant le service de dévotion peut avoir l'audace de croire qu’elle a tout compris.

2) Ghana-tarala: littéralement, concentré-dilué ou épais-fluide. Le même enfant se montre parfois très assidu dans ses études et d'autres fois négligeant à cause de son incapacité à comprendre les livres scolaires ou par manque de goût véritable. Ainsi, un dévot néophyte s’appliquera parfois à pratiquer les différentes formes de service dévotionnel et d’autres fois manquera d’assiduité. 

3) Vyudha-vikalpa: la spéculation intense. «Devrais-je passer mon existence à me réjouir des joies de la vie de famille, rendant ma femme et mes enfants conscients de Krishna tout en adorant le Seigneur, ou devrais-je plutôt tout abandonner et me rendre à Vrindavana pour m’engager à plein temps dans l'écoute et le chant des saints noms, sans la moindre distraction? Attendrai-je jusqu'au dernier moment, après avoir expérimenté toutes les sortes de plaisirs et finalement compris que ce monde matériel tout entier n’est qu’un brasier ardent rempli de souffrances, ou vaut-il mieux que je renonce à ce monde dès maintenant?» L'esprit passe ainsi son temps à osciller entre la vie de renoncement et la vie de famille en considérant les différentes options.

4) Visaya-sangara: la lutte contre le plaisir des sens. Constatant que les plaisirs matériels nuisent à sa détermination à servir Krishna, le dévot décide de renoncer à ses penchants et prend refuge du saint nom. Cependant, malgré ses tentatives répétées, les habitudes du passé le font souvent savourer ce à quoi il s’efforce de renoncer. Il rencontre tantôt la victoire et tantôt la défaite.

5) Niyamaksama: l’incapacité à suivre des règles, à être fidèle à ses vœux et à s’améliorer dans son service de dévotion. Le dévot prend des résolutions: «A partir d'aujourd'hui, je chanterai un certain nombre de tours de chapelet et j'offrirai un grand nombre d'hommages aux vaisnavas. J'accomplirai aussi divers services pour les dévots. Je ne parlerai de rien d’autre que de ce qui a un rapport avec le Seigneur, et j'abandonnerai la compagnie des gens bavards qui discutent de tout et de rien.» Bien que le dévot prenne de telles résolutions quotidiennement, il n'est pas toujours capable de les suivre. 

6) Taranga-rangini: les petites vagues (taranga) de la complaisance (ranga, plaisir) dans l’océan de la bhakti, ou en d’autres termes, se réjouir des facilités matérielles. La nature même de la bhakti étant d'être fascinante, beaucoup de gens sont attirés par le dévot. Et comme dit le vieil adage: «Par la popularité, on s’enrichit.» La bhakti produit beaucoup d'occasions de gain matériel, de renommée et une position entraînant la gloire, l'adoration et l’orgueil (labha, puja, pratistha). Ce sont autant de mauvaises herbes autour de la plante grimpante de la bhakti. (Madhurya Kadambini, 2003, pp.15-18, traduction de Vrindavana-bihari Dasa et Jayanta-krishna Dasa) 

 

Note de fin 2 - (extrait du Madhurya Kadambini de Srila Visvanatha Cakravarti Thakura)

Laya est la tendance à s’endormir pendant le kirtana (chant à voix haute), sravana (l'écoute), smarana (le souvenir) et japa, la récitation des saints noms sur le chapelet.

Viksepa est la distraction par des sujets matériels durant l'accomplissement du service dévotionnel (ex: bavarder pendant le japa).

Apratipatti fait référence à l'incapacité occasionnelle d'absorber son esprit dans les kirtanas et les autres services malgré l'absence de laya ou viksepa.

Kasaya est relatif à la tendance innée aux qualités comme la colère, l'avidité et la fierté.

Rasasvada concerne l'incapacité à absorber son esprit dans le kirtana et les autres services si l’on reçoit une quelconque stimulation des sens matériels.

La bhakti fermement établie (nisthita-bhakti) apparaît en l'absence de ces fautes. 

 

Forum Krsna Bhakti dasi

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30/01/2006

Tasmad Jagratha Jagratha

 

http://www.haindavakeralam.org/

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Durga

Durga est une des formes sous laquelle Shakti, la déesse-mère est apparue à l'appel des dieux pour combattre le buffle-démon Mahisha.

C'est une guerrière. Elle porte un sari rouge symbolisant l'action et la destruction des démons. Elle a plusieurs bras car les dieux lui ont chacun donné une arme pour se battre : le disque de Vishnu; la lance de Kumara; l'arc et la flèche de Surya, le dieu du soleil; la hache de Chandra, le dieu de la lune; une masse de Yama, le dieu de la mort; la hache d'Agni, le dieu du feu; la conque de Vayu, le dieu du vent; le trident de Shiva.

Ainsi armée, elle partit tuer Mahisha en chevauchant un lion. Elle est souvent représentée avec huit bras.

 

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29/01/2006

Ganesh Temple (cliquez sur l'image)

 

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Bon à savoir

Paralèllement à la division de la société en quatre varna (castes) originelle, (les brahmanes, les kshatriyas, les vaishyas et les shudras)  il y a les étapes de la vie spirituelle que sont les quatre ashrâmas :  
 
La première étape est le brahmacharya, entre 5 et 25 ans, ou le disciple célibataire, étudie auprès d'un maitre et dont il pourvoie à ses besoins. C'est une étape difficile car on apprend à matriser ses sens, son égo, bref l'apprentissage...
 
Ensuite vient la deuxième étape, le grihasta, entre 25 et 50 ans, c'est la vie de chef de famille avec les responsabilités, les devoirs mais aussi les plaisirs que ça incombe. Le grihasta a le devoir d'avoir des enfants, le droit de s'enrichir et de profiter des plaisirs de la vie.
 
Puis entre 50 et 75 ans, c'est le Vanaprastha, le temps des pélérinages, des retraites dans la forêt, le détachement progressif de la vie de famille...
 
La dernière étape est le sanyasa, le renoncement, une étape  qui est entièrement consacrée à la vie spirituelle. L'homme se prépare à la mort et renonce à la vie du monde.
 
Le seul but du système connu sous le nom de varna-ashrâma est le progrès spirituel.

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Vraja Mandala Parikrama 2005

 

Voici un compte-rendu partiel du parikrama de Vraja Mandala. En décrire tous les détails est chose impossible et chaque pèlerin aurait sans doute son propre compte-rendu. Il se peut que des points abordés lors des précédents exposés se répètent ici. Nous nous excusons aussi de ne pas y décrire certains autres aspects ou lieux, non moins importants cependant, mais ils auraient considérablement rallongé le texte. Ce compte-rendu se veut un aperçu pour ceux qui auraient aimé suivre le parikrama ou qui sont simplement curieux. Il permettra peut-être aussi à ceux qui ont suivi le parikrama de se remémorer des moments forts. Et puis nous espérons surtout qu’il suscitera le désir de suivre le prochain en compagnie de Srila Narayana Maharaja.

 

Les bénédictions de Durvasa Muni

 

Avant que le parikrama commence, Srila Narayana Maharaja invita les dévots à Durvasa Asrama, un temple récemment construit non loin de la ville tumultueuse qu’est Mathura, où Srila Maharaja réside, dans la Kesavaji Gaudiya Matha. Le temple se dresse majestueusement de l’autre côté de la rivière Yamuna, dans un hameau verdoyant et tranquille, rappelant la douceur de la Vrindavana originelle.

Srila Maharaja y expliqua qu’il venait souvent ici et qu’il y a quelques années, il n’y avait qu’un petit temple très ancien avec une murti de Durvasa et de petites murtis de Radha-Krishna. Il avait désiré que ce temple devienne célèbre et les villageois lui demandèrent de le rendre tel qu’il est aujourd’hui, splendide et visible de très loin avec ses dômes blancs s’élevant haut dans le ciel. Durvasa Muni est une manifestation du Seigneur Siva, serviteur exemplaire et pur dévot de Krishna. Pour satisfaire Son seigneur et maître, il accepta de jouer le rôle d’un sage pouvant manifester de la colère. Ce fut le cas dans plusieurs de ses divertissements, dont un en relation avec Ambarisa Maharaja, alors empereur du monde, qui demeurait à Mathura. Celui-ci s’apprêtait à rompre son jeûne d’ekadasi lorsqu’arriva Durvasa Muni, qu’il invita aussitôt à partager son repas. Mais le sage exprima le désir de se rendre d’abord à la Yamuna. La période propice pour briser ekadasi touchait à sa fin et Ambarisa Maharaja se trouvait dans un dilemme, car s’il ne respectait pas ce moment sacré, il risquait de perdre le mérite accumulé de tous les jeûnes d’ekadasi qu’il avait suivis sans même boire (nirjala) tout au long de l’année. Il décida donc de briser ekadasi avec un peu d’eau, ce qui est possible pour qui a suivi un jeûne total sans eau. Sur ces entrefaites, Durvasa s’en revint et fut offensé que son hôte ne l’ait pas attendu. Il rentra dans une grande colère et, arrachant une mèche de ses cheveux nattés, la jeta au sol en prononçant une incantation. Un démon à l’apparence terrible apparut, prêt à occire Ambarisa Maharaja. Mais comme l’empereur était un pur dévot de Krishna, le sudarsana-cakra du Seigneur (arme en forme de disque pouvant tout détruire) apparut aussitôt pour le protéger et menaça le risi. Durvasa demanda de l’aide à Brahma, puis à Siva, qui lui suggéra de s’adresser à Visnu. Mais Sri Visnu lui enseigna qu’Il n’était pas indépendant de Ses dévots et de leur amour inconditionnel. Aussi lui conseilla-t-Il d’implorer le pardon d’Ambarisa Maharaja s’il voulait la vie sauve, ce que fit le sage. Ambarisa Maharaja, par humilité, s’excusa de l’avoir offensé. Cela montre l’attitude vaisnava à adopter. Bien qu’étant un sage, Durvasa manifesta de la colère, mais ce ne fut, comme cela peut parfois être le cas pour le maître spirituel, que dans le but de stimuler la bhakti du dévot et de le glorifier.                                      

C’est aussi par humilité que Durvasa accepta de jouer ce rôle de personnage coléreux. C’est aussi l’une des caractéristiques du Seigneur Siva qui peut détruire tout l’univers. Lorsqu’un risi montre de la colère envers quelqu’un, il faut comprendre que c’est par pure miséricorde.

 

Srila Gurudeva expliqua que les années précédentes les dévots ne se rendaient à Durvasa Asrama qu’à la fin du parikrama, quand cette année il préféra le faire avant, ceci afin de prier Durvasa Muni de protéger le parikrama. Malgré de nombreux obstacles, ce temple a finalement vu le jour de manière grandiose. Maharaja expliqua aux villageois que Durvasa Muni n’aime pas le laxisme et qu’il convenait donc de le servir très ponctuellement et avec soin pour s’attirer sa protection et ses faveurs. C’est ainsi que Srimati Radhika reçut de lui la bénédiction que tout ce qu’Elle cuisinerait serait plus savoureux que le nectar et que quiconque mangerait Ses préparations serait fort et glorieux.

Aujourd’hui, ce grand temple blanc contrastant à merveille sur le fond de ciel bleu azur, abrite, outre la murti de Durvasa, de grandes murtis de Sri Gauranga et Sri Sri Radha-Vinoda-bihariji. Mais sa particularité est qu’il est l’un des rares endroits où l’on puisse contempler une murti de Yamuna-devi, la personnification de la rivière Yamuna.

 

Srimati Radhika peut seule combler Sri Krishna

 

Les jours précédant le parikrama furent aussi une grande bénédiction pour tous les dévots arrivés en avance. S’ils acceptèrent l’austérité de se rendre chaque jour de Vrindavana à Mathura, c’était bien sûr pour aller écouter leur gurudeva. Il présentait son prochain livre, un commentaire de Prema Samput de Srila Visvanatha Cakravarti Thakura, qui révèle le secret de l’amour de Radha et Krishna. Ce prema, par nature indescriptible et qui ne peut être compris par une analyse intellectuelle, n’est discuté ouvertement que parce qu’il est l’objectif de notre vie, ce que nous cherchons à atteindre par notre sadhana. Suivre le parikrama signifie s’efforcer de satisfaire Sri Radha, et le vœu formulé le jour du sankalpa à la rivière Yamuna doit aller dans ce sens.

 

Premier jour du mois de Kartika

 

Si l’on souhaite connaître le succès dans ce mois de Kartika, il est nécessaire de commencer le festival par le mangalacaranam, la glorification de la filiation disciplique, la sri guru-parampara, et des acaryas vaisnavas, ses représentants. Mangala signifie «de bon augure». Chaque matin, les dévots du temple commencent les bhajanas par ce mangalacaram.

Sarad Purnima est le jour de la pleine lune d’automne. Ce matin-là, alors qu’elle se couchait sur la rivière Yamuna, sa couleur orange et sa beauté étaient particulièrement fascinantes. Le mois de Kartika, ou mois de Damodara, débute avec la rasa-lila, la danse de Krishna avec les gopis. De nombreux divertissements l’animent, tel le festival de Govardhana où Krishna demanda à Nanda Maharaja, Son père: «A quoi bon vénérer Indra (le roi des planètes édéniques)? Nous ferions mieux d’adorer Govardhana, qui produit tant de fruits, de fleurs, d’herbe pour nos vaches, et de rivières où l’eau pure coule en abondance.» C’est aussi pendant cette période que, de vamsi-vat, Krishna attira les gopis avec Sa flûte. Puis, voyant leur dévouement et leur dévotion exemplaires, Il leur dit: «Je ne pourrai jamais vous rembourser la dette que J’ai contractée envers vous pour votre service immaculé.»

Nous adorons tout spécialement les vaches dans ce mois si cher à Govinda, qui fut couronné roi des vaches à Govinda-kunda par tous les devas venus Le baigner (abhiseka). L’étang, Govinda-kunda, situé sur le chemin du parikrama de Govardhana, représente le caranamrita (l’eau ayant baigné Ses pieds pareils au lotus).

 

Eclipse lunaire

 

Le soir du premier jour de Kartika eut lieu une éclipse lunaire, ce que les Ecritures considèrent de mauvais augure. Mais ceux qui profitent de l’occasion pour chanter les saints noms à haute voix sont assurés de leur purification. Les sastras conseillent après les kirtanas, une fois l’éclipse passée, de se baigner dans l’océan ou dans une rivière. Quelle eau peut être plus pure que la Yamuna? Srila Maharaja demanda à tous ceux qui étaient en bonne santé d’aller s’y baigner une fois le programme terminé. Puis il raconta un divertissement de Krishna ayant eu lieu au moment d’une éclipse solaire:

 

Krishna Se trouvait à Kuruksetra. Tous les Dvarakavasis, de même que les Vrijbasis, abandonnèrent leurs activités pour aller Le rejoindre. Radha, Lalita, Visakha et toutes les sakhis vinrent en char à bœufs. Les Pandavas étaient présents, tout comme de nombreux sages. Lorsque Krishna et Balarama entendirent que Mère Yasoda était également là, Ils accoururent, sautèrent sur ses genoux et Se mirent à pleurer. Rohini était là. Yasoda pleurait elle aussi. Tous voulaient ramener Krishna à Vraja. Lorsque Yasoda partit, les gopis rencontrèrent Krishna, Lui que ne peuvent même voir les yogis dans leur méditation. Elles peuvent non seulement Le contempler, mais elles maudissent le créateur, Brahma, de leur avoir donné des paupières qui, en clignant, les empêchent de voir Krishna pendant une fraction de seconde. Krishna les instruisit sur jnana, la connaissance transcendantale, et leur expliqua qu’Il ne les quittait jamais. Mais elles Lui répondirent: «Nous ne sommes pas des yogis, notre cœur est Vrindavana, reviens à Vrindavana sur le char de notre mental.» Avec leurs yeux, elles capturent Krishna dans leur cœur pour Le ramener à Vraja. «Nous essayons de T’oublier, mais c’est chose impossible.»

 

Srila Maharaja conclut en disant que nous devrions méditer sur ce lila et rendre ainsi fructueux notre kartika-vrata.

 

Prema Samput

 

 Srila Maharaja parla de ce livre de Srila Visvanatha Cakaravarti Thakura avant le parikrama, à Mathura. Il en reparle ici au début du parikrama pour rappeler l’objectif de ce vrata: réaliser prema bhakti. Prema Samput est une conversation entre Radha et Krishna. Lorsque Radha manifeste mana, l’humeur de bouderie contrariée, c’est une autre expression de Son amour et une manière de Lui plaire. Krishna doit alors user d’une des Ses charmantes ruses pour essayer de briser le mana de Radhika. Il Se déguise afin de L’approcher facilement. Srila Maharaja raconte: «Venez avec moi à Vamsi-vat. Krishna est déguisé en jeune fille des planètes édéniques dans l’espoir de briser le mana de Srimati Radhika. Il Lui décrit indirectement Sa propre disqualification à L’aimer: ‘Quelque prema que Krishna ait pu montrer, ce n’était qu’une manifestation d’égoïsme.’ Radha répond: ‘Il est vrai que J’ai souvent pensé que Je devrais Le quitter, mais dès que J’ai Son darsana, J’oublie toutes Ses fautes. Je voudrais Le blâmer, mais Je n’y parviens pas. Je ne peux L’abandonner.’»

Le Caitanya-caritamrita stipule que prema ne trompe pas. Cette forme d’amour n’existe pas dans le monde matériel. Il est comme l’or pur, jamais il ne peut tolérer la séparation entre les amants. Prema doit être libre de toute duplicité. On ne peut le voir avec les yeux de ce monde.

 

La jeune fille dit: «Je ne souhaite pas seulement être Ton amie, Je désire aussi être Ta servante. Je suis devenue Ta sakhi (amie), mais Tu n’as pas confiance en moi. Je veux être Ta dasi, Ta servante, et que Tu me châties. Je te promets que Tu es le seul but de ma vie. Je ne pourrai jamais Te rembourser la dette que J’ai envers Toi. Tu es mon but suprême.»

 

Ce prema se nomme madanakya-mahabhava. Personne d’autre que Radhika ne peut satisfaire le désir de sringara-rasa (l’amour conjugal) de Krishna. Radha est madanakya-mahabhava-mayi, et Krishna est rasa-raja, celui qui Se réjouit des sentiments d’amour conjugal.

 

La nature de cet amour ne peut être décrite avec des paroles, elle peut seulement être expérimentée par le cœur. Elle ne se manifeste que dans les actes de la personne qui le possède et pas uniquement lorsque celle-ci dit: «Je t’aime». Radha en est l’exemple: «Krishna a commis tant d’offenses, mais Je ne peux faire autrement que de L’aimer, Je ne peux L’abandonner.»

 

Mail du forum Krishna-bhakti Dasi

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récompense de 10 000 dollars

Une organisation islamique donne 10 000 dollars de récompense aux jeunes musulmans du Royaume-Unis qui arrivent à se marier à des filles hindoues ou sikh et à les convertir à l'islam.

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Les envahisseurs musulmans

Au XIe siècle, les hordes de pillards musulmans déferlent sur l'Inde, attirées par ses immenses richesses, rasant et désacralisant sur leurs passages les temples, massacrant la population hindoue « infidèle » à leurs yeux ou la réduisant à l'esclavage. Déjà, le terrible émir turc Mahmud de Ghaznî (998-1030), le destructeur de Kanauj et des temples de Mathura et Somnath, parmi les plus sacrés de l'Inde, avait tenté par deux fois au début du XIe siècle de s'emparer du Cachemire - sans succès. Mais tout au long du XIIe siècle, sous les attaques répétées des envahisseurs turcs et mongols, le royaume du Cachemire, affaibli par les intrigues, la débauche, et les guerres intestines des seigneurs cachemiris, cède tour à tour les provinces de Poonch, Kangra, Jammu et le Ladakh et ne se réduit plus finalement qu'à la seule vallée du Cachemire. Et au début du XIVe siècle, Dulucha, féroce mongol, envahit la vallée par le nord à la tête d'une armée de 60 000 hommes. Comme Timur (Tamerlan) au Punjab et Delhi, Dulucha détruit tout sur son passage, villages, villes, temples et massacre des milliers de Cachemiris. Son agression sauvage met pratiquement fin à la souveraineté hindoue sur le royaume du Cachemire et en 1339, Shah Mir, victorieux de l'armée commandée par la courageuse reine Kota Rani, épouse du dernier roi hindou Udayan Dev, inaugure la période de domination musulmane sur le Cachemire. Le royaume du Cachemire, hindou depuis près de 5 000 ans, haut lieu du Shivaïsme, terre d'érudits sanscrits où le bouddhisme Mahayana se développa, va devenir majoritairement musulman en quelques siècles.

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16 août 1946

Au cours d'immenses manifestations musulmanes qui ont lieu dans toute l'Inde, Jinnah lance ses milices contre la communauté hindoue du Bengale, et particulièrement celle de Calcutta, avec la complicité du ministre en charge de cette province, H. S. Suhrawardy, leader de la Ligue musulmane. Pendant trois jours, les musulmans massacrent les hindous, enlèvent et violent leurs femmes, pillent leurs biens et brûlent leurs maisons sans que les autorités n'interviennent. Curieusement, le gouverneur britannique de la province ainsi que le gouvernement central ne prennent aucune mesure alors que des rapports alarmants leur parviennent faisant état de ces atrocités. La police et l'armée n'interviendront que lorsque les hindous, ayant réussi à s'organiser, répliqueront à leur tour. Le calme ne sera rétabli qu'après une semaine d'affrontements sanglants.

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de Serge Trifkovic

"À la différence de l'Allemagne qui a présenté des excuses à ses victimes juives et de l'Europe de l'Est, contrairement au Japon qui a au moins su se tenir depuis la seconde guerre mondiale, et même comparé aux États-Unis qui sont allés jusqu'au paroxysme de la culpabilisation pour les actes commis à l'encontre d'un nombre bien plus réduit d'Amérindiens, les agresseurs musulmans de l'Inde et leurs successeurs n'ont même jamais cessé leurs tentatives pour finir le travail qu'ils avaient commencé. À ce jour, les militants islamistes considèrent encore l'Inde comme « une affaire non réglée », et le problème est inscrit tout en haut de l'agenda de certains pays musulmans enrichis par leur pétrole, comme l'Arabie Saoudite, qui dépensent des millions chaque année pour tenter de convertir les Hindous à l'islam."

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message de pavanarora (forum Hinduunity)

"All, As we are all aware large number of Hindus are converting to Christians. This must be taken seriously as this is a kind of terrorism which does not make any noise but will have very bad impacts to Hindustan in near future. This "Quite terrorism" will eat up Hinduism and the roots of Hindustan. Everybody should get together and put there ideas here, so that this can be stopped. So, I request everybody here to throw some ideas and work on those, to stop this. PLEASE TAKE THIS SERIOUSLY!!"

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Koenraad Elst

Depuis l'indépendance, la société Hindoue est attaquée du dedans, d'une part par sa minorité musulmane, qui ne s'est jamais résolue à accepter une domination Hindoue ; et d'autre part par l'intelligentsia marxisante du pays, qui au nom d'une fausse laïcité, cherche à éliminer toute trace de spiritualité du pays.

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Sri Aurobindo 1948

Ce serait une ironie du sort tragique si l'Inde devait rejeter son héritage spirituel précisément au moment où, de plus en plus dans le reste du monde, on se tourne vers elle pour lui demander une aide spirituelle et une Lumière salvatrice. Cela ne doit pas arriver et cela n'arrivera sûrement pas ; mais on ne peut pas dire que le danger n'existe pas. Il y a, certes, bien d'autres problèmes difficiles qui se posent à ce pays ou qui vont se poser très prochainement. Nous les surmonterons, sans aucun doute, mais nous ne devons pas nous dissimuler le fait qu'après ces longues années d'asservissement avec ce qu'elles ont entraîné de rétrécissement et de détérioration, il faudra une grande libération et un grand changement, tant intérieurs qu'extérieurs, un vaste progrès au dedans et au dehors, si nous voulons accomplir la vraie destinée de l'Inde.

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Dharma Today

 

VAIMANIKASASTRA est un ancien livre écrit par le Maharishi BHARADVAJA, révèlant la vaste technologie en matière de la construction de machines volantes.

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de Meenakshi Jain

 

Toutes les castes vivant dans un village ou dans un groupe de villages voisins étaient associées par des liens économiques et sociaux. Le système Jajmani solidarisait les castes les plus élevées comme les plus basses par un lien solide de dépendance mutuelle. M.N. Srivanas a fait remarquer que, dans la période pré-britannique, la terre étant plus abondante que les hommes, la première préoccupation de la plupart des Jajmans était de « se rallier et de conserver leurs partenaires locaux ». Cette contrainte les obligeait à se montrer généreux en matière de nourriture, de boisson et même de loyers lorsque c'était nécessaire. Il ajoute que le climat tropical rendait difficile un stockage prolongé des aliments et que ce fait, combiné avec les « idées de la grande tradition », encourageait la distribution des surplus.

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Dharma Today

 

Le concept d'établissement d'un Gouvernement, basé sur des élections, a son origine en Inde. Le Rig Veda dit : "la république vous élit comme roi. La royauté peut tomber par votre mauvaise conduite." L'Atharva Veda : "Que tous aient le même but et le même esprit sous un gouvernement commun dans un esprit d'amitié."

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Dharma Today

Brahmastram, Nagastram, Pasupathastram, de telles armes mystérieuses et fantastiques sous forme de puissants mantras (ondes sonores) dans un lointan passé (il y a 5000 ans pendant la guerre de Kurukshetra, période du Mahabharata) furent les précurseurs de la guerre atomique nucléraire moderne.

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Dharma Today

La technologie moderne du clonage, qui crée une forme animale, humaine grâce à des cellules humaines, a été une pratique courante pendant la période du Mahabharata (naissance des 5 Pandavas et des 100 Kauravas).

 

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India Heritage Research Foundation

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Satsang du 28 janvier 2006

 

Maturité émotionnelle

(suite)

Swami Dayananda Sarasvati

 L’EGALITE DU MENTAL

Îsvara est le Karmphala dâta

 

Quand je tape des mains, cela produit un son. Je n'ai aucun choix quant à la production de ce son. Il ne faut pas que je m'attende à un résultat qui n'est pas inhérent ou contenu dans l'action. Autrement, mon attente ne sera pas satisfaite et je devrais tirer, dans ce cas, une leçon de ce résultat et être plus éclairé à l'avenir. Mais une fois que j'ai tapé des mains, je ne peux pas exiger que ce son ne soit pas produit. Je peux apprendre quelque chose de ce résultat et devenir plus avisé que je ne l'étais auparavant. Une action produit un résultat qui est inhérent à l'action et donc, j'ai le choix ou la liberté d'accomplir une action mais pas celle de décider de son résultat. Ceci doit être bien compris, très intimement.

 

Puis le Seigneur dit : Mâ karmaphala hethuh bhûh.  ne te prends pas pour la cause (hethuh ) du résultat (phala) de l'action (karma). Tu es la cause de l'action mais pas la cause du résultat de l'action.

 

Quand je lâche cette fleur que j'ai dans la main, elle tombe. Lâcher une fleur est une action, et je suis la cause ou l'auteur de cette action. Mais je ne suis pas l'auteur de sa chute. La chute de la fleur résulte de certaines conditions que je n'ai pas créées. Je peux lâcher la fleur mais il est possible qu'elle ne tombe pas si ces conditions ne sont pas réunies. Dans un vaisseau spatial, dans la zone de gravité zéro, une fleur ne tombera pas si on la lâche, mais pourra peut être se déplacer horizontalement. C'est la loi gouvernant le résultat qui est la cause du résultat et non pas la personne qui accomplit l'action. Même l'exécution d'une action est déterminée par certaines lois. Je peux lever la main seulement selon ces lois, mais je me considère malgré tout comme un kartha ou l'auteur de l'action de lever la main car je peux également décider de ne pas la lever. J'ai le choix de lâcher ou de ne pas lâcher la fleur, mais une fois que je l'ai lâchée, son destin sera gouverné, pris en charge par des lois qui sont universelles.

 

Qui a créé ces lois ? Ni vous, ni moi. Les lois font partie du monde et le monde n'a pas été créé par vous. Il a été créé par Îsvara et il n'est pas séparé de Lui. Par conséquent quand la fleur tombe, qui la conduit vers le sol ? Îsvara la conduit vers le sol. Ainsi Îsvara est le karmaphala hetu alors que vous êtes le karma hethu. Le résultat produit par une action provient d'Îsvara, qu'il soit au delà, en deçà, égal ou contraire à votre attente. C'est de cette manière qu'Îsvara est apprécié, compris comme étant le karmaphala dâta, et c’est en cela que consiste la maturité.

Prâsada

 

Une fois établie qu'Îsvara est karmaphala dâta, nous pouvons voir comment cela se traduit dans notre vie quotidienne, au niveau de notre culture religieuse. Disons que vous êtes invités chez un de vos amis et qu'il vous offre une fleur, en signe de bienvenue, quand vous arrivez chez lui. Vous acceptez la fleur et vous la sentez pour en apprécier le parfum. Maintenant supposez que cet ami ait chez lui un autel du Seigneur Ganesha et qu'il l'offre d'abord au Seigneur Ganesha avant de vous l'offrir. Comment allez-vous la recevoir dans ce cas ? Rappelez-vous que vous êtes nés en Inde et que vous avez été élevés dans la culture Hindoue. Dites-moi, comment allez-vous recevoir la fleur ? Allez-vous la sentir ? Non. Vous allez la poser sur vos yeux. La fleur est la même ; la personne qui vous l'a offerte est la même ; vous, qui la recevez, êtes aussi le même, mais la fleur a subi une transformation. Maintenant, elle provient d'un autel qui est consacré à Dieu. Les yeux voient la même fleur mais l'esprit la voit différemment et vous placez donc la fleur sur vos yeux car elle est aussi sacrée que les yeux. Cela implique bhâvana, une certaine attitude. C'est pourquoi nous disons que la religion Hindoue est basée sur bhâvana, une attitude qui provient de la compréhension, de la vision d'Îsvara. Vous avez en face de vous bien plus qu'une fleur. La fleur provient d'un autel divin et elle porte donc le nom de prasâda. Prasâda apporte le prasannatâ, une acceptation heureuse de votre part. Dès que vous prenez conscience que la fleur vient d'un autel, elle est transformée en prasâda. Il n'y a en français aucun mot équivalent à prasâda.

 

Tout peut être prasâda. Une feuille de tulasi peut être prasâda, une pétale de fleur peut être prasâda, un morceau de sucre peut être prasâda, un ladhu (confiserie indienne en forme de boule) peut être prasâda ou même des cendres peuvent être prasâda. Je suis sûr qu'il doit y avoir quelques personnes qui s'appellent Prasâda dans le public. S'il vous plaît, levez la main. Oui, il y a quatre prasâda dans le public. Chaque enfant est prasâda  parce qu'il est donné, et ce qui est donné est prasâda. Tous les jours, la nourriture qui est préparée est d'abord offerte à Dieu et donc elle est aussi prasâda. Prasâda n'est pas un objet. Prasâda est purement issu de notre compréhension. La compréhension de la réalité est la base de prasâda.

 

On a offert un jour un ladhu à un homme et il a refusé poliment car il avait le diabète. II était connu pour son amour des ladhus mais le médecin lui avait recommandé d'éviter de manger des sucreries, et il ne put donc accepter le ladhu. Puis on lui a dit que ce ladhu venait du temple de Tirupati. " Oh ! Vraiment ? "  Et tout est devenu différent. L'homme accepta le ladhu ! Pourquoi ? Parce que ce n'était plus un simple ladhu, c'était un prasâda. Dés que l'on sait qu'un certain objet vient d'un autel consacré, il est transformé en prasâda. C'est là l'éducation que nous avons reçue.

 

Le Seigneur Krishna dit " Ne te prends pas pour l'auteur de karmaphala (le résultat de l’action), car c'est moi qui en suis l'auteur, la source ". Et en conséquence, que le karmaphala soit au delà, en deçà, égal ou contraire à notre attente, il est prasâda car il vient de Dieu. Ainsi tous les karmaphala sont considérés comme étant des prasâda venant de Dieu. C'est cela samacitatvam, l'égalité du mental vis à vis de karmaphala. L'égalité du mental est donc issue de notre compréhension et elle ne peut pas s'acquérir par la contrainte. Elle apparaît toujours quand nous nous éveillons à une certaine connaissance de la réalité. C'est pourquoi j'ai dit que nous devrions être pleinement conscients de la réalité suivante : nous sommes kartha, l'agent ou l'auteur de l'action, et Dieu est celui qui donne les résultats. Ainsi, même quand je n'obtiens pas ce que j'attends, j'accepte tout de même le résultat et comme je suis devenu plus avisé, mieux informé, je travaille plus dur. Je n'ai aucun regret.

 

Les gens posent souvent la question suivante, " Swâmiji, si j'accepte tout comme prasâda,  est-ce  que je  ne vais pas devenir quelqu'un de passif, de soumis ? " A cela, je vous demande : si vous n'acceptez pas les résultats comme prasâda, alors comment allez-vous les accepter ? Quand un résultat n'est pas accepté avec joie, il est accepté avec un sentiment de regret et de déception, de refus et de désespoir. Comment cela peut-il faire de vous quelqu'un d'actif, de fort ? II est faux de penser que l'on devient faible ou passif en acceptant les situations comme prasâda. En réalité, vous n'êtes fort, dynamique que lorsque vous acceptez les résultats comme prasâda, car dans ce cas vous serez capables d'accepter les résultats tels qu'ils sont et vous pourrez continuer à agir. "Monsieur, le navire a coulé! " "Bien, et alors ? ", c'est cela prasâda. Une personne devient plus sage grâce à l'attitude de prasâda.

 

Supposons que votre ami se marie et que l'on vous ait confié la mission d'accueillir les gens à la réception de mariage. Vous vous tenez à l'entrée et souhaitez la bienvenue aux gens au fur et à mesure qu'ils entrent dans le hall de réception. Vous recevez tous les invités avec un sourire que vous les connaissiez ou non. Même si un de vos amis entre en tant qu'invité, vous l'accueillez de la même manière et vous le priez d'entrer à l'intérieur. Vous n'avez pas le temps de bavarder avec lui puisque d'autres invités arrivent en même temps et vous devez les accueillir eux aussi. Voici qu'arrive un homme qui est votre ennemi déclaré. Comment allez-vous le traiter ? Vous devez vous souvenir que vous représentez actuellement votre ami, et que par conséquent vos préférences et aversions personnelles ne devraient pas entrer en jeu. Vous réussissez donc, tant bien que mal, à décrocher un sourire et accueillez aussi cet homme comme vous le feriez pour un ami. Cette attitude, c'est samatvam, l'égalité du mental. Vous accueillez joyeusement tout ce qui vient à vous. Votre vie toute entière devient un champ d'expérience et d'apprentissage.

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Inauguration d’une statue Hindoue

Samedi 28 janvier 2006, à Kuala Lumpur : Il y aura une spectaculaire représentation demain aux caves de Batu.

 

Des fleurs seront versées par un hélicoptère sur la nouvelle la statue du Seigneur Murugan mesurant 42,7 mètres au temple de Sri Subramaniar et il y aura des chanteurs de l’Inde. La cérémonie était initialement prévue le 11 février pour Thaipusam.

Cette grande statue est entrée dans le livre des records de la Malaisie de la plus grande statue d’une divinité Hindoue du pays, le ministre Datuk Seri S. Samy Vellu fera l’inauguration à 17h30.

Cette grande statue située au contrefort du temple, est composée de 1 550 mètres cubes de béton, de 250 tonnes de barres d'acier et 300 litres de peinture d'or provenant de Thaïlande.

 

« C’est le travail de plus de 3 ans par 15 sculpteurs indiens », a dit le président de temple R. Nadarajah. Celui-ci ajouta que la cérémonie inaugurale finira dans la nuit avec des feux d'artifices et qu’il s’attend à plus de 100 000 fidèles hindous pour l’inauguration de la statue du Seigneur Murugan.

 

 

Les dirigeants du temple essaient de faire reconnaître cette statue comme le plus grande statue du Seigneur Murugan du monde dans le livre Guinness des records du monde.

Par M.Krishnamoorthy

 

 
 

Traduction : Dharma Today

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28/01/2006

Message du forum Hindu Unity

Why should Hindus be forced to define their religion as polytheism or monotheism? If some academics want to define Hinduism based on ridiculous colonial models, it is their problem. Why should Hindus worry with that?

Let us discuss Hinduism using terms such as brahman, Bhagvan, devata, murti, vigraha etc, and using traditional understanding, and you will quickly see why terms like monotheism or polytheism make no sense at all.

Philological rubbish is of little consequence to practising Hindus, who know better about their traditions than Gora saheb-worshipping brown sahebs.

10:56 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2006

Satsang du 21 janvier 2006

 

PENSEE DU JOUR : 

Nos capacités nous aident à faire face à différentes situations et nous aident à rechercher différentes opportunités. Ceux qui sont aptes à la menuiserie, recherchent les meubles cassés pour les réparer. Ceux qui peuvent guérir, recherchent les os cassés pour les réparer. Ceux qui sont aptes dans le domaine spirituel, recherchent des maîtres qui pourraient les aider dans leur recherche de la sagesse ! Ils servent tous Dieu, à leur manière !

Nous recherchons les matériels et les outils pour nos occupations. Le maréchal-ferrant recherche le bois pour son feu, les plumes des grands oiseaux pour attiser son feu, des pierres plates sur lesquelles il place le métal brûlant et les marteaux pour donner au métal la forme voulue.

Je suis un poète, mon père est un docteur et ma mère une meunière. Avec nos capacités différentes, nous essayons de gagner notre vie, tout comme la vache recherche l’herbe verte. Nous servons tous Dieu, à notre manière !

Rg-Veda.9.112.1-4

 

 

Maturité émotionnelle

(suite)

Swami Dayananda Sarasvati

 

L’EGALITE DU MENTAL

L’égalité envers les résultats

 

Prenons tout d’abord le mot samatvam, qui veut dire égalité. L’égalité est yoga. Mais que veut dire “ égalité ” ? Est-il possible que l’égalité se situe au niveau de l’action ? C’est impossible car les  actions sont différentes les unes des autres : s’asseoir est différent de se lever qui est différent de courir. Même pour Dieu, la création est une action ; la préservation ou le maintien est une autre action, tout comme la destruction. Il ne peut pas y avoir non plus d’égalité par rapport aux désirs car une action est entreprise dans un certain but. J’accomplis différentes actions car je veux aboutir à différents buts. Peut-être que cette égalité se situe par rapport aux résultats ? Étant donné que les actions sont différentes, les résultats vont être différents ;  de plus, même pour une action identique, le résultat peut être différent à des moments différents. A quel niveau peut-il donc y avoir samatvam ? L’égalité est possible uniquement au niveau de notre attitude envers les résultats d’une action.

 

                             Nityam cha samachittatvam ishtanishtopapattisu

    Maintenant toujours une égalité du mental devant le désirable et l’indésirable !

                                                             (Bhagavad-Gîtâ XIII,9)

 

Le résultat est ishtam ou désirable quand il est identique ou supérieur à mon attente. Il est anishtam ou indésirable quand il est inférieur ou contraire à ce que j’attendais. L’égalité envers les résultats désirables et indésirables porte le nom de yoga. C’est ce que j’appelle la maturité émotionnelle. Le yoga de l’action, le karmayoga est tout simplement la maturité émotionnelle. Il n’y a donc rien de spécial à être un karmayogi. Nous sommes tous supposés l’être. Depuis la naissance, il nous faut grandir non seulement physiquement mais aussi émotionnellement. Cela fait partie du programme de la vie. Ainsi, samachittatvam, l’égalité du mental envers le résultat est yoga.

 

Le Seigneur Krsna parle de cette attitude qu’il nous faut acquérir envers la vie dans ce verset bien connu :

 

                               Karmanyevâdhikâraste mâ phalesu kadâcana

                               Mâ karmaphalaheturbhurmâtesango’stvakarmani

 

Tu disposes d’un choix uniquement vis-à-vis de l’action mais certainement pas vis-à-vis des résultats ! Ne te prends pas pour l’auteur du résultat de l’action et puisses-tu ne pas non plus avoir de l’attachement envers l’inaction !

                                                                 (Bhagavat Gîtâ II,47)

 

Tu as le choix au niveau de l’accomplissement de l’action, mais tu n’as absolument aucun pouvoir ou contrôle sur ce que sera le résultat de l’action. Comprenez bien ceci. Comprenez le intimement car ceci concerne votre vie de tous les jours. Vous ne pouvez pas interpréter un shâstra, une Écriture comme la Bhagavad-Gîtâ, qui est l’Écriture sacrée d’une culture religieuse vivante sans réfléchir aux attitudes, rituels, à l’art, etc... Des gens qui vivent cette culture. Il y a de nombreuses choses dans notre culture religieuse qui trouvent leurs racines dans les Shâstras.

 

Le Seigneur dit : « Tu as le choix envers l’action ! » Pourquoi ? Parce que vous avez kartrtva, vous êtes conscient d’être celui qui agit, l’auteur de l’action. Un âne n’a pas kartrtva dans le sens où il ne réfléchit pas ou ne prémédite pas ses actions. Si l’envie lui prend de donner une ruade à quelqu’un, il le fera même si c’est son propriétaire ! Un âne ne peut pas être poursuivi en justice parce qu’il n’agit pas de façon délibérée. Il n’a pas kartrtva, le sentiment d’être l’auteur, l’agent de l’action bien qu’il agisse, car il ne dispose d’aucun choix au niveau de son action. Mais étant un être humain, vous disposez du libre-arbitre et par conséquent, vous avez la capacité de choisir quelle sera l’action que vous allez accomplir. Karmani est le septième cas du mot karman, pas dans le sens de lieu, mais d’objet. La signification du mot karmani n’est donc pas “ dans l’action ”, mais “ en ce qui concerne, en référence à l’action ”. Et le Seigneur dit : « Karmani eva te adhikarah - tu as le choix seulement en ce qui concerne l’action ! » La signification du mot uniquement est ensuite clarifiée par le Seigneur Lui-même, mâ phalesu kadâcana, mais certainement pas vis-à-vis des résultats.

 

Ce verset est souvent mal compris et vous pourrez trouver la définition suivante du karmayoga : “ Agir sans attendre aucun résultat de l’action ”. Comment est-il possible d’agir sans en attendre un résultat ? Même une personne qui écrit un livre sur le karmayoga éditera seulement un  nombre limité d’exemplaires de l’ouvrage. Pourquoi ? Car il ne s’attend pas à vendre plus d’exemplaires que ce nombre. L’auteur accomplit l’action d’éditer le livre en espérant un certain tirage, mais conseille aux gens d’agir sans attendre de résultat de leur action !  On ne se rend pas compte à quel point ce genre d’interprétation peut affecter, endommager la psyché des gens. Il y a énormément de gens qui pensent que le karmayoga veut dire “ accomplir l’action sans en attendre de résultat ”, et ils développent un complexe spirituel parce qu’ils découvrent qu’ils ne sont pas capables de satisfaire cet impératif.

 

Personne ne peut agir sans attendre ou espérer un résultat de son action. Même un fou n’entreprendra rien sans avoir un certain but en tête. Le Seigneur Krsna énonce simplement un état de fait : tu disposes d’un choix uniquement en ce qui concerne l’action que tu accomplis mais aucun vis-à-vis de son résultat. Ce n’est pas un conseil, c’est juste l’affirmation d’un fait, d’une réalité. Vous pouvez agir comme vous pensez qu’il convient d’agir, mais une fois l’action accomplie, vous n’avez aucun choix vis-à-vis de son résultat. Il faut une certaine maturité pour le comprendre.

 

PRIERE :

 

Bénis-moi, Seigneur de Lumière, en m’accordant la prospérité, la célébrité et la majesté, afin que je puisse resplendir comme le soleil dans le ciel !

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Les Hindous en Russie

Les Hindous en Russie sont soumis à la persécution et la discrimination par  l'église orthodoxe russe et l'État. Il y a plus de 5 000 Hindous de l'Inde et 10 000 Hindous convertit de la population russe à Moscou. Il y a deux ans le Maire de la Russie a demandé aux fidèles hindous de quitter leur temple en échange d'un morceau de terre sur laquelle ils pourraient construire un temple plus grand.

 

Cela a tout de suite entraîné des protestations massives orchestrées par l'Église Orthodoxe russe qui n'a pas voulu qu’un terrain leur soit donné donnée pour un temple qui convertissait la population russe chrétienne à l’Hindouisme.

 

Les Hindous ont été menacés et battus. Une campagne de désinformation a été lancée contre tout les Hindous. Finalement le mois dernier, le Maire de la Russie a annulé le prêt du terrain pour la construction du temple Hindou.

Maintenant, les 15 000 Hindous à Moscou n'ont aucun endroit pour prier. Les déités consacrées de Radha et Krishna n'auront aucune maison.

La Russie a une longue liste d’histoires semblables en ce qui concerne le changement de lois judiciaires des minorités religieuses.

 

Traduction : Dharma Today

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Swamy Vivekananda

"Je suis fier d'appartenir à une religion qui a enseigné au monde à la fois la tolérance et l'accueil universel. Nous ne croyons pas seulement dans la tolérance universelle, mais nous acceptons toutes les religions comme vraies. Je suis fier d'appartenir à une nation qui a donné refuge à toutes les religions et à toutes les nations de la terre. Je suis fier de vous dire que nous avons rassemblé en notre sein les restes les plus purs des Israélites qui sont venus en Inde du sud et ont cherché refuge chez nous l'année même où leur temple sacré fut réduit en pièces par la tyrannie romaine. Je suis fier d'appartenir à la religion qui a donné refuge et qui protège encore les restes de la grande nation Zoroastrienne."

 

« Lorsqu'un jeune enfant indien est amené à l'école, la première chose qu'on lui append, c'est la haine de sa culture. »

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20/01/2006

Pour le futur

Un darsana dans l’appartement de Srila Narayana Maharaja

Badger, Californie, 17 Mai 2003

 Lors de ce darsana, quelques dévots aînés vinrent exprimer à Srila Narayana Maharaja leur appréhension quant au futur après son départ de la planète. Ils firent des propositions. Voici quelques points échangés au cours de cette rencontre.

 

Un dévot: nous souhaitons vous présenter nos délibérations et nos espérances.

Srila Narayana Maharaja: je suis âgé maintenant et je peux partir à tout moment. Mais je ne suis pas trop inquiet. Je connais Kala (le temps personnifié). Je veux bien écouter vos propositions. Mais, s’il vous plaît, ne les faites pas dans une attitude de contrôle. Essayez toujours de faire les choses avec amour et affection.

Il vous faut savoir encore une chose. Vous ne devez pas vous faire de souci lorsque certains dévots viennent puis repartent. J’ai entendu dire qu’à l’époque de Srila Bhaktisiddhanta Prabhupada, des milliers de personnes joignaient puis s’en allaient. A l’époque de mon Guru Maharaja, beaucoup de personnes très érudites et très intelligentes arrivaient et repartaient. Vous l’avez vu aussi avec Srila Bhaktivedanta Svami Maharaja: des milliers de personnes l’ont rejoint et continuent à aller et venir. Personne ne peut rien y faire. Nous devons donc essayer de pratiquer avec beaucoup d’effort et de détermination et tâcher de réconcilier les incompréhensions.

Je souhaite que nous organisions des comités pour la distribution et la publication des livres, et aussi pour participer aux œuvres sociales, parce que sans cela, nous n’aurons jamais l’approbation du gouvernement, que ce soit en Inde ou ailleurs. Dans cette vie, nous devrons aussi faire des activités d’ordre social et humanitaire comme nourrir les pauvres, distribuer des vêtements et médicaments aux nécessiteux et créer des écoles. Nous devons faire des propositions.

Un dévot: ce dont vous  parlez au sujet de Kala et son influence a été constaté par la plupart des dévots aînés.

Srila Narayana Maharaja: pas autant que par moi.

Le dévot: il est certain que vous l’avez constaté beaucoup plus. 

Srila Narayana Maharaja: j’ai quelques réalisations. Vous devez savoir que j’en ai des centaines de fois plus que vous et que votre avis n’est pas si important.

Un dévot: certains dévots aînés sont très concernés par le travail que vous avez fait pour notre bien et celui de toute la planète. Nous souhaitons vraiment qu’il soit préservé, maintenant et dans le futur, autant que possible. Kala peut venir et tout bouleverser.

Srila Narayana Maharaja: je sais que vous désirez cela, mais si vous ne développez pas votre propre conscience de Krishna, vous ne pourrez jamais rien faire dans ce sens.  Essayez avant tout de progresser.

Un dévot: nous avons besoin de ce sanga pour progresser. Pendant de nombreuses années, nous avons essayé de pratiquer par nous-mêmes, mais aujourd’hui, nous avons trouvé un foyer avec des dévots ayant le même esprit, c’est pour cela que nous sommes concernés.

Srila Narayana Maharaja: je sais que vous allez essayer de faire ce dont vous parlez et alors vous constaterez que le résultat est décevant, je le sais. Ce monde est contrôlé par Kala et le Kali-yuga. Celui-ci ne vous permettra pas d’aboutir favorablement dans toutes vos bonnes initiatives, c’est sa mission. Vous planifierez quelque chose et en un instant tout sera anéanti.

Le dévot: devons-nous tout de même insister?

Srila Narayana Maharaja: bien sûr, vous devez toujours essayer. C’est cela la bhakti.  Mais je ne veux pas que les règles gouvernent la bhakti, jamais. Certains ont essayé de donner des leçons et de contrôler d’autres dévots en les expulsant de la mission. Je leur ai dit que leur attitude était opposée à la bhakti. Et lorsque j’au vu qu’ils ne tenaient pas compte de mon avis, je leur ai dit qu’il valait mieux pour moi prendre de la distance. Cependant, je les aiderai de toutes les manières possibles. Maintenant je suis satisfait.

Essayez de réaliser tout cela. Pratiquez le bhajana et ne vous engagez pas trop dans toutes ces choses tout comme moi je ne m’y implique pas. Essayez de comprendre ma manière de penser, sinon vous irez au devant de nombreux problèmes. J’ai servi un peu mes gurus et cela me permet de pratiquer un peu le bhajana.

Je peux, grâce à cela, réconcilier toutes ces contradictions et je ne suis jamais désespéré ou affecté. Je ne l’ai jamais été de toute ma vie.

Un dévot: vous dites, donc, que nous pouvons essayer, mais que notre bhakti ne doit pas en souffrir.

Srila Narayana Maharaja: oui, vous devez faire cela et j’en serai très content.

 

Traduction: Krishna-bhakti Dasi

 

 

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19/01/2006

Swami Premananda

Swami Premananda est un grand avatar vivant actuellement en Inde. Physiquement, il est reconnaissable par un sourire radieux, et une énorme chevelure noire rappelant celle de l'autre grand avatar actuellement en vie, Sathya Saï Baba.

 


Son activité d'instructeur spirituel ayant dérangé, des accusations totalement infondées ont entraîné sa mise en prison depuis plus de huit ans. Bien qu'aucune accusation n'ait pu être prouvée, Swami Premananda est encore, à ce jour, condamné à 28 ans de prison. C'est de là qu'il continue imperturbablement son enseignement.

 

 

 

Source : http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/premanan.htm

Site Oficiel de Swami Premananda : http://www.sripremananda.org/

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16/01/2006

Satsang du 7 janvier 2006

PENSEE DU JOUR :

 

L’arbre de la Connaissance

 

Deux oiseaux amis sont perchés sur l’arbre de la connaissance, l’arbre d’immortalité. L’un d’eux mange les fruits sucrés. L’autre regarde sans consommer. Sans cligner des paupières, les oiseaux chantent comment ils partageront l’immortalité avec les sages.

L’oiseau qui mange le sucré, fera son nid et vivra sur l’arbre de la connaissance, l’arbre d’immortalité. Cet oiseau apprendra que le fruit qui pousse au bout de la branche est le plus sucré. Et il apprendra aussi que pour manger ce fruit, il doit connaître le parent de la création !

Rig-Véda.1.164.20-22

 

 

Maturité émotionnelle

(suite)

Swami Dayananda Sarasvati

Il faut comprendre Dieu et non croire en Dieu

 

Ishvara n’est pas un objet de croyance. C’est une réalité qu’il faut comprendre. Ce monde n’est pas un objet de croyance, car vous le percevez. Dieu n’est pas non plus quelque chose en quoi il faut croire, c’est un défi de Le comprendre. Si Dieu est au Paradis, hors de la portée de votre perception ou de votre inférence, alors Il devient un objet de croyance. Dans ce cas, vous acceptez simplement ce que l’on vous dit sans poser de questions. Mais le Dieu des Hindous n’est pas un objet de croyance. Les Hindous ne croient pas simplement en Dieu, ils perçoivent la signification ou la réalité de Dieu.

 

C’est la raison pour laquelle les Hindous adorent même l’espace. Il y a un temple dédié au Seigneur Natarâjâ à Chidambaram, dans le sud de l’Inde. Il y a dans ce temple chidambara rahasyam, le secret de chidambaram. Chit veut dire Dieu omniscient et ambara, l’espace et donc, dans ce temple ils adorent Dieu en tant qu’espace. Quand, jeune homme, je suis allé pour la première fois dans ce temple, j’étais impatient de connaître ce rahasyam. Quand le prêtre a tiré le rideau au moment de montrer l’ârati, j’ai vu qu’il n’y avait aucune forme. Tout ce qu’il y avait, c’était une guirlande de feuilles de bilva suspendue dans l’espace. Le secret, rahasyam, est donc que l’espace lui-même est Dieu. De la même façon, il y a un temple où l’air est adoré comme Dieu et un autre où le feu est Dieu, et ainsi de suite. Seul un vaidika peut adorer les éléments, c’est-à-dire l’espace, l’air, le feu, l’eau et la terre comme étant Dieu. C’est la vision des Vedas.

 

Vous n’avez nul besoin d’un endroit particulier pour prier ou invoquer Dieu. Vous pouvez L’invoquer partout car qu’est-ce qui n’est pas Dieu ? L’ordre qui existe dans l’univers est Dieu, toutes les lois sont Dieu. C’est là le sentiment, la vision d’une personne mûre.

 

La maturité n’est rien d’autre que l’appréciation de ce qui est. La maturité consiste à être objectif, à être pleinement conscient de la réalité. Ce sont là de simples faits. Nous ne croyons en rien. Nous prenons juste les faits avec une certaine discrimination, nous ne prenons pas les choses comme allant de soi. Nous parlons de ce qui est et donc il n’y a là aucune question de croyance. Nous pouvons voir que l’or est différent du cuivre et du plomb car chaque métal a sa propre masse atomique, ses propres propriétés physiques et autres. Mais un physicien sait que tous ces métaux ne sont que de l’énergie, des quanta d’énergie. Ce n’est pas une croyance. Si quelqu’un dit : “ Ce n’est pas ce que je vois ! ”, alors cette personne devra peut-être y croire, mais ce n’est pas le type de croyance avec lequel il faut vivre et mourir, comme la croyance en un Dieu qui est aux cieux. Il s’agit ici de shraddha, une croyance provisoire dans l’attente d’une validation ou d’une découverte personnelle ultérieure. Il y a quelque chose à comprendre. Nous comprenons la différence et aussi la non-différence, ce qui est au-delà de ce que peuvent voir nos yeux. C’est en cela que consiste la vision des Védas : la création tout entière n’est pas séparée d’Ishvara, car Il est à la fois la cause efficiente et matérielle de l’univers.

 

Dieu est appelé “ Il ” du point de vue du créateur, et “ Elle ” du point de vue du matériau, de la substance. En fait, “ Il ” et “ Elle ” sont utilisés indifféremment, et “ Cela ” est utilisé pour indiquer leur Vérité, leur Réalité essentielle.

 

Puisque Dieu est tout, Il est tous les noms et toutes les formes, nous pouvons l’invoquer sous n’importe quel nom ou dans n’importe quelle forme. C’est la conception la plus mature de l’adoration de Dieu. Nous pouvons Le prier dans toutes les langues, car il est omniscient et, de ce fait, devrait connaître toutes les langues. Il devrait même nous répondre avant même que nous ne L’appelions. Ce n’est pas de la tolérance ou je ne sais quoi d’autre, c’est simplement une certaine forme de compréhension. On dit que les Hindous tolèrent les diverses formes d’adoration. Nous sommes tolérants sans doute, mais dans ce cas précis, nous ne sommes pas simplement tolérants. Nous avons une acceptation totale ou une validation absolue de tout ce qui a trait à l’adoration, à la prière. C’est pourquoi on trouve très souvent de nombreuses déités -devatas - dans les salles de pûjâ. Tous les aspects de Dieu y sont représentés. Quand nous considérons le soleil comme étant Dieu, nous avons Suryadevata ; quand nous considérons l’air comme étant Dieu, ce sera Vâyudevata ; pour la terre, ce sera Prthvidevata, et ainsi de suite. Nous adorons le nimitta kârana, la cause intelligente, et l’upâdana kârana, le matériau devient le symbole qui la représente. C’est Dieu omniscient et omnipotent que nous adorons à travers le symbole, la représentation de l’upâdâna. Le soleil, la lune, l’air, etc... deviennent les symboles à travers lesquels nous adorons Dieu, et il y a divers devata ou divinités au travers desquelles nous adorons un Dieu unique.

Le seul(ement) Dieu

 

Nous ne disons même pas : “ Il y a un dieu unique ! ” ; nous disons : “ Il y a uniquement Dieu ! ” Quand vous dites qu’il y a un unique Dieu, cela signifie que vous êtes différents de Lui et qu’Il est situé quelque part dans les cieux. Si Dieu est différent de vous, Il ne vous inclut pas, ce qui veut dire que Sa force, Son pouvoir n’inclut pas votre force. S’Il est différent de vous, alors Il est différent de moi et différent de tous les être vivants. Cela signifie que la puissance de Dieu ne contient pas la puissance que vous possédez, que je possède, que les autres dieux et demi-dieux ont, et que les moustiques et les insectes ont aussi. Alors Il doit être seulement puissant mais Il n’est pas Tout-Puissant.  Il est comme mon oncle qui est lui aussi un homme très puissant. Mais même une personne puissante est sujette à des limitations. Même le président des États-Unis est  soumis aux piqûres de moustiques et aux attaques de virus ! De la même manière, ce puissant dieu sera lui aussi soumis à ces limitations.

 

Par conséquent, comprenez bien qu’il n’y a pas un seul Dieu. Il y a seulement Dieu et donc, si certains L’invoquent sous le nom d’Allah, c’est bien ; si d’autres L’invoquent sous le nom de Jésus, c’est bien aussi. Il n’y a aucun problème à cela. Si quelqu’un ne peut accepter le fait que les gens invoquent Dieu avec différents noms et différentes formes, c’est son problème. Nous n’avons pas ce problème parce que nous n’avons pas différents dieux, nous n’avons pas non plus un seul Dieu, nous avons seulement Dieu.

 

Il y a des gens qui pensent que Dieu devrait être invoqué uniquement sous un nom et une forme bien déterminés. Il y a quelques années, j’étais dans un train, en voyage. J’étais assis près de la fenêtre et un  homme était assis sur le siège opposé, près d’une autre fenêtre. Il lisait. Le troisième passager du compartiment observait l’homme qui lisait. Après un moment, il demanda à cet homme :

- “ Que lisez vous ?  ”

- “ Je lis la Gîtâ ! ” répondit-il.

- “ Qu’est-ce que la Gîta ? ”

- “ C’est une Écriture sacrée hindoue. ”

- “ De qui provient cette Écriture sacrée ? ”

- “ Du Seigneur Krsna ! ”

- “ Oh ! Est-ce que Krsna est Dieu ? ”

- “ Oui, Krsna est Dieu ! ”

- “ Et Rama alors ? ”

- “ Rama est aussi Dieu. ”

- “ Et Nârâyana ? ”

- “ Nârâyana aussi est Dieu ! ”

- “ Et Ganesha alors ? ”

- “ Il est Dieu aussi ! ”

- “ Combien de dieux avez-vous ? Vous ne vous y perdez pas ? ”

- “ Je ne m’y perds pas. J’ai des représentations des différentes divinités dans ma salle de prière ( de pûjâ) et je fais l’ârati, je les célèbre toutes et elles s’en réjouissent toutes ! Je m’y retrouve donc très bien ! ”

- “ Comment est-ce possible ? Vous devez être perdus avec de si nombreux dieux ! ” insista l’autre homme, et pour démontrer son point de vue, il entreprit de raconter une histoire. En racontant cette histoire, il regardait de temps à autre vers moi pour s’assurer que je l’écoutais aussi.

 

L’histoire est la suivante :

 

“ Il était une fois deux hommes qui voyageaient ensemble. Ils devaient traverser une rivière. Aucun de ces hommes ne savait nager, mais comme il n’y avait pas beaucoup d’eau dans la rivière, ils ont décidé de la traverser à pied. Alors qu’ils atteignaient le milieu de la rivière, il y eut une crue subite et ils se sont retrouvés en train de se noyer avant de pouvoir réaliser ce qui leur arrivait. Il n’y avait plus aucun moyen de sauver leur vie, et ils ont commencé à appeler Dieu.

 

L’un d’eux était Hindou et il a commencé à crier : “ O Nârâyana, viens, je t’en prie, sauve-moi ! ” Le Dieu Nârâyana entendit ses cris et entreprit de venir à sa rescousse mais avant qu’Il ne puisse lui porter secours, l’Hindou a commencé à crier : “ O Sadâshiva, viens, je t’en prie, sauve-moi ! ” Nârâyana a alors pensé que l’homme ne l’appelait pas, et appelait plutôt le dieu Sadâshiva, et Il est reparti. Sadâshiva qui avait entendu ses prières et s’est dirigé vers l’Hindou en train de se noyer, mais avant qu’il ne l’atteigne, l’homme a changé d’avis et a commencé à appeler le Dieu Ganesha au secours. Alors Sadâshiva s’est éloigné lui aussi et l’homme se noya avant que Ganesha ne puisse le sauver. »

 

L’autre homme qui était chrétien, lui, criait, “ O Jésus, je t’en prie, sauve moi ! ” Et devinez ce qui s’est passé ? Un morceau de bois est arrivé, flottant sur la rivière, il a pu l’attraper, et a donc pu traverser sain et sauf la rivière ! ”

 

“  Voyez vous ce qui se passe quand on a autant de dieux ? ” Le narrateur conclut l’histoire et ayant démontré son point de vue, me regarda triomphalement.

 

Je réfléchis un moment et puis je lui ai demandé : “ Quand cela s’est-il passé ? ” Il ne put me répondre et je dis :

“  Supposons que cet incident soit arrivé un vendredi après-midi à 4 heures, OK ? ”

“  OK ! ”, dit l’homme. Puis je dis :

“  Maintenant, alors que cet homme en train de se noyer appelait Jésus en Inde, une femme à Londres avait un accident et criait : “ O Jésus, je t’en prie, sauve moi ! ” Au même instant, un homme se faisait attaquer au couteau à Johannesburg et criait : “ O Jésus, aide moi, s’il te plaît ! ” Au même moment une femme souffrait dans son travail d’accouchement à New York et disait : “ O Jésus, aide-moi, je t’en prie ! ”

“  Dites moi, s’il vous plaît, où ira Jésus ? Ce sont tous des chrétiens pleins de foi et si Jésus se rend auprès de l’un d’eux, qui va s’occuper des autres ? Voyez, nous les Hindous n’avons pas ce genre de problème. Nos dieux se répartiront le travail : “  Nârâyana, tu vas là ! Ganesha, tu vas là-bas !  ”

 

Je dois admettre que ma logique n’était absolument pas meilleure que la sienne, mais elle a suffi à le réduire au silence. Il eut de la chance car le train était sur le point de s’arrêter à une station, il se leva donc rapidement et partit.

 

Tout cela est absurde. Nous n’adorons pas plusieurs dieux, nous n’adorons pas non plus un seul Dieu, nous adorons le seul(ement) Dieu. Nous L’invoquons avec différents noms et diverses formes. Chaque aspect de Dieu devient un devata. C’est la vision d’Isvara d’une personne mature.

PRIERE :

O Resplendissant Seigneur,

Tu as fait que le soleil,

Etoile sans âge,

Traverse le ciel

Pour donner la lumière

Aux hommes !

O Toi, la Splendeur,

Tu es la Lumière des hommes !

A nos côtés, Tu es cher et proche !

Pense au chanteur, accorde-lui la vie !

Rg.10.156.4

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11/01/2006

Poème Telugu

En cette terre, il n'existe pas un seul être sachant toute chose
Ni personne ayant la tête complètement vide
Tout le monde possède au moins un peu de connaissances...
Mais le seul qui soit absolument omniscient est Sambashiva Lui-même.

01:43 Écrit par Dharma Today | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Unité Familiale

Dans la famille d'Ishvara (Shiva), il y a quatre membres : Parvati, Ishvara, Subrahmanyam et Ganapati, c'est-à-dire les deux fils et leurs parents. Ils ont démontré ce qu'est la vie idéale, sans avoir aucun problème entre les quatre membres de la famille. Aucun désaccord n'existe entre les deux frères, ni aucune disharmonie entre mari et femme. Les quatre ont gouverné à l'unisson l'univers entier. Ainsi, la tâche principale que cette famille a entreprise est celle d'enseigner au monde comment les frères devraient vivrent en accord mutuel et comment mari et femme devraient se conduire idéalement.

 

En ce monde, la famille représente le noyau le plus important ; si la famille vit selon de justes principes, le monde aussi vivra correctement. Mais si l'unité familiale est perdue, le monde entier en souffrira. L'unité est justement ce qui donne aux membres de la famille la force de vivre. Il faudrait donc que chaque famille s'efforce d'établir l'unité, la compréhension mutuelle et d'harmonieuses relations entre ses membres. Chaque famille devrait aspirer à imiter l'exemple de celle de Parvati et Ishvara et de la voir comme un idéal, jouissant de leur naturel joyeux ; chaque famille devrait constituer un exemple pour le reste de l'humanité.

 

Source : http://www.sadhana.ca/030302disc.html

Image : Subrahmanyam

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