16/12/2005

Satsang du 10 décembre 2005

 

PENSEE DU JOUR :

 

Où est la porte de Ta maison – la maison d’où Tu veilles sur toutes les choses ? Combien d’instruments de musique sont joués dans cette maison ? Combien de chanteurs chantent pour Toi ? Le vent, l’eau et le feu chantent pour Toi ! Les anges chantent pour Toi ! Les sages Te glorifient ! Les vertueux et les patients chantent Tes louanges ! Les guerriers héroïques chantent pour Toi ! Les philosophes Te glorifient ! Les belles jeunes femmes chantent pour Toi ! Les continents que Tu as créés de Tes propres mains Te glorifient ! Le monde entier Te glorifient !

 

Ils T’implorent, Toi le vrai Seigneur, dont le nom est Vérité ! Tu fis le monde tel qu’il est et tel qu’il sera ! Tu ne Te sépareras jamais du monde. Personne ne peut Te forcer à partir ! Tu créas tous les êtres et toutes les choses, donnant à chacun d’eux leurs couleurs et leurs formes respectives ! Ton œuvre est le témoignage de Ta grandeur ! Tu fais ce qu’il Te plaît ! Personne ne peut Te contrôler ! Tu es le roi des rois ; le monde entier est sujet à Ta volonté !

Guru Nâkâk

Fondateur du sikkhisme, XVIème siècle

 

 

 

Maturité émotionnelle

(suite)

Swami Dayananda Sarasvati

Cherchez de l’aide

 

Il est impossible de gérer ou de maîtriser une situation à moins de savoir ce qui est exactement en train de se passer. On laisse les réponses intérieures survenir, se présenter à nous pour en prendre conscience et les connaître de manière adéquate. Notre but est d’être capable de gérer chaque réaction de façon appropriée afin de ne pas nous abandonner aux mains des raga et dvesa, à la colère, à la frustration, etc... Quand la colère survient, nous devrions être capables de la voir, de reconnaître son mode de fonctionnement, ses racines. C’est pour obtenir cette aptitude que nous faisons ce travail sur nous-mêmes.

 

Actuellement, je suis totalement désemparé, impuissant quand une réaction se produit en moi. Il semble que je n’ai aucun pouvoir sur cette colère. Comprenez, je vous en prie, que cela demande beaucoup de courage d’accepter cette impuissance. A moins d’avoir le courage d’accepter mon impuissance, je ne pourrais jamais m’en affranchir. Je ne tenterai pas de trouver de l’aide même si elle est disponible quelque part. C’est comme l’histoire de cet homme alcoolique à qui on a demandé : “ Pourquoi bois-tu  de l’alcool tous les jours ? ”, et il a répondu : “ Je ne suis pas alcoolique, je peux arrêter de boire quand je veux. ” Cette réponse provient plus de l’alcool que de l’être humain. Un homme qui veut arrêter de boire se doit tout d’abord d’accepter qu’il n’a aucune emprise sur l’alcool. De la même manière, je dois intimement prendre conscience que je n’ai aucun pouvoir sur ma colère, mon chagrin, ma dépression, ma frustration.

 

Certaines personnes donnent des conseils aux autres : “ Ne soyez pas déprimé ! ”. Bien souvent, les enseignants religieux deviennent des donneurs de conseils. Un individu ne devient pas déprimé par choix, cela se produit en lui et cet individu ne choisit donc pas de devenir déprimé. Et il n’est pas justifié de suggérer à quelqu’un de ne pas se rendre triste. Si nous conseillons à quelqu’un de ne pas se mettre en colère, il se met encore plus en colère car ce n’est pas volontairement qu’il  se met en colère, mais la colère surgit, arrive. Réalisez ce fait : vous n’avez aucun pouvoir sur la colère, sur la souffrance, sur tout type de pensée mécanique. Pourquoi ? Car elles sont mécaniques, machinales. Si vous aviez un quelconque contrôle sur ces pensées, elles ne se produiraient pas en vous. Quand vous comprenez cela, il y a quelque chose qui s’ouvre pour vous.

 

Quand je dis que tout nous est donné, une question se pose naturellement : y a-t-il un Donneur et s’il y en a un, quelle est Sa nature ? Si je suis impuissant à contrôler mes réactions, je peux peut être demander de l’aide à ce Donneur, puisque les autres sont tous dans la même situation que moi. Si je suis triste et que mon compagnon est aussi triste que moi, deux personnes tristes mises ensemble ne vont pas améliorer leur sort ! Quand une personne en train de se noyer s’agrippe à une autre qui se noie elle aussi, les deux se noient dans le même mouvement. Par conséquent, je devrais peut-être me rapprocher du Donneur et Lui demander de l’aide : “ O Seigneur, je suis désemparé et sans aide. Donne-moi la maturité d’accepter avec grâce ce que je ne peux changer, la volonté et la force de changer ce que je peux changer , et la sagesse de connaître la différence entre les deux. ”

 

Tous nos problèmes existent parce que nous refusons d’accepter les situations, les faits tels qu’ils sont, et bien souvent, nous nous inquiétons à propos de choses que nous ne pouvons pas changer. Nous ne savons pas ce qui peut être changé et ce qui ne le peut pas. Si nous le savions, nous pourrions économiser nos efforts et réorienter l’énergie dont nous disposons. Nos efforts peuvent alors tendre dans une certaine direction.

 

PRIERE

 

Grâce à Tes conseils,

Tu guides l’homme et le protèges !

Aucun danger ne menace

Celui qui T’offre ses offrandes !

Tu punis celui qui rejette la connaissance !

Tu humilies la colère du violent !

Suprême est Ta grandeur, ô Seigneur Suprême !

Ôg Veda.2.23.4 


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