10/12/2005

Satsang du 3 décembre 2005

PENSEE DU JOUR :

 Il n’y a qu’un seul Dieu ! La Vérité est son nom ! Il est le créateur de toute chose ! Il ne craint rien et n’est l’ennemi de personne ! Il est immortel et non-né ! Il est son propre être !

Répétez son nom !

Au début, Il était la Vérité, et a toujours été la Vérité à tous les âges ! Ici et maintenant, Il est la Vérité ; et Il sera la Vérité pour toute l’éternité !

Guru Nâkâk

Fondateur du sikkhisme, XVIème siècle

 

 

Maturité émotionnelle

(suite)

 

Swami Dayananda Sarasvati

 

La réaction est un événement  (suite)

 

Vous ne voulez pas être triste, mais vous devenez triste. Maintenant comprenons bien que vous ne devenez jamais triste sans penser. Une seule pensée ne peut vous rendre triste. Prenons un exemple : il se produit une coupure de courant, maintenant. Cela peut être un sujet de plainte, de frustration et de colère. Ou vous pouvez accepter le fait, vous asseoir tranquillement et méditer. Quelque chose devait être fait et nous avons fait ce que nous pouvions. C’est cela que j’appelle l’acceptation. L’acceptation d’une situation ne veut pas dire que vous vous asseyez simplement et observez sans rien faire. L’acceptation consiste à faire ce qui doit être fait sans être emporté. Un fait ou une situation ne peut pas causer de la tristesse, de manière isolée. C’est seulement quand je refuse d’accepter un fait et que je commence à imaginer des choses, comme les répercussions possibles de ce fait sur mon avenir, etc.. que cela s’accumule graduellement, prend de l’ampleur et entraîne de la tristesse. Un certain schéma, un mode de pensée est déclenché par une situation donnée et la tristesse se manifeste. C’est parce que vous êtes déjà triste. Tout le monde est triste d’une certaine manière car nous avons tous de nombreux raga et dvesha qui sont restés inassouvis, non réalisés. Nous pensons que nous les avons abandonnés en grandissant ou qu’ils sont passés avec le temps mais le plus souvent, ce n’est pas le cas. Nous avons simplement renoncé à tenter de les satisfaire car nous savons que nous ne pouvions plus les satisfaire. Ils sont donc là et forment le noyau central de notre personnalité et donnent naissance à de la tristesse, etc... Les gens n’ont généralement pas besoin d’un incident majeur pour devenir tristes. Un processus de pensée se déclenche et cela devient absolument incontrôlable. C’est pour cette raison que la tristesse a un caractère mécanique.

 

De la même manière, la frustration, la jalousie, le désespoir, la haine, sont toutes des choses qui se produisent machinalement. Ce que vous n’aimez pas vous arrive ou vous tombe dessus mais ce que vous aimez doit être consciemment amené à s’accomplir. Comme notre mode de pensée est généralement mécanique, ces réactions se manifestent sans cesse et dès lors, il semblerait que même les moments de joie se produisent aussi mécaniquement car ils sont peu nombreux et espacés les uns des autres. En réalité, la joie n’est pas machinale, c’est un processus conscient. Vous êtes heureux quand vous êtes pleinement éveillés, attentifs à la situation dans laquelle vous êtes, comme quand vous écoutez de la musique. Vous êtes pleinement conscient de la situation et la situation et vous devenez un. Il n’y aucun obstacle ou aucune obstruction entre la personne qui est heureuse et la situation dont elle retire de la joie. Les deux deviennent une unité, un ensemble, un tout. Quand votre mode de pensée est mécanique, au contraire, vous n’avez aucun contrôle du tout. Et à présent, même les moments de joie semblent se produire comme des événements, qui doivent être façonnés par les mains de la chance. C’est comme si nous ne disposions pas non plus de contrôle sur ces moments de joie. Mais ce n’est pas le cas, car on est conscient de soi et de la situation quand on est heureux. Il est important de prendre conscience de la différence entre une action et une réaction de façon très profonde. On doit intimement réaliser si ce qui se produit en nous est une réaction ou non. Le chagrin est une réaction. La colère, la jalousie, la haine, la dépression, la frustration, sont toutes des réactions. La non-acceptation est aussi une réaction. S’il y a le moindre murmure, la moindre souffrance ou la moindre colère, c’est qu’une réaction est en cause. Vous pouvez gérer une situation si vous faites la distinction entre une action et une réaction.

 

PRIERE

 

Nous T’implorons, Seigneur des peuples,

Sage parmi les sages,

Le plus célèbre de tous,

Le Roi suprême de la Connaissance !

O Seigneur de Sagesse !

De grâce, écoute-nous toujours

Y compris dans les lieux d’adoration !

 

Ôg Veda.2.23.1

 

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