20/07/2005

Ayodhya partie 2

Lorsque l'Hindou regarde la carte du monde, il trouve des sociétés musulmanes s'étendant à l'Est et à l'Ouest, vers le Pacifique et l'Atlantique. Il se sent insécurisé. Pendant ce temps la population musulmane s'accroît plus rapidement que la population hindoue dans toute la péninsule indienne. Avec pour résultat que plus d'un million de musulmans ont inondé l'Inde. Cette constatation faite, le sentiment d'insécurité éprouvé par l'hindou grandit. Comment une minorité musulmane peut-elle se sentir en sécurité lorsque la majorité hindoue elle-même est insécurisée ?

À l'intérieur du pays, le musulman s'oppose à l'hindou au nom de l'Urdu. Il riposte à la protection des vaches par les « droits des bouchers ». Il conteste le « safran » au nom du « vert ». Il conteste le code civil et le planning familial au nom de l'Islam. Il organise une Rahmatnagar à Meenkshipuram au fin fond du Tamil Nadu au nom de la « liberté religieuse ». Il salue les États islamiques dans les pays musulmans mais veut un État laïc dans l'Inde à prééminence hindoue. Il s'oppose même au déplacement de la « mosquée Babri », alors que les États musulmans démolissent des mosquées sans aucun problème dans le simple but d'élargir des routes. Et par dessus le marché il se plaint constamment de son retard économique et culturel – comme si, en quelque sorte, c'était la faute de l'hindou s'il ne va pas à l'école. Au vu de tout cela l'hindou se demande si le musulman ne joue pas au jeu de : « Je gagne et tu perds à tous les coups ».

L'hindou n'a pas l'intention de devenir théocratique et d'instaurer un État hindou. Il s'est engagé à la liberté religieuse et à l'égalité des droits pour tous les citoyens. Mais il ne veut pas se voir opposer de veto sur tous les sujets. L'hindou est laïque par conviction. Il croit au pluralisme. Mais cette diversité se doit d'être harmonisée en une unité. Comment une société peut-elle se maintenir sans consistance ni cohérence intérieures ? L'Union indienne est une seulement parce qu'elle est hindoue depuis les Himalaya jusqu'aux mers, et du Gujarat au Bengale. Et elle restera une seulement si le caractère hindou est reconnu au lieu d'être rongé.

Cela ne signifie pas que le non hindou aura moins de droits ; mais cela signifie que le caractère fondamental de l'Inde ne sera pas mis en question au nom de la laïcité. Même Iqbal, le penseur de la partition, avait salué en Rama l' « Iman-e-Hind ». Que les Indiens musulmans acceptent Rama comme Iman-e-Hind – et même comme les Indonésiens musulmans qui voient en lui le héros par excellence – et tous les problèmes hindo-musulmans s'évanouiront.

Il se trouve des gens bien intentionnés pour penser que l'Inde devrait trouver sa cohérence grâce à la démocratie, à la laïcité et au socialisme – et non grâce à l'Hindutva. D'abord, il n'y a pas de contradiction entre ces trois « ismes » et l'Hindutva. Ensuite la pratique corrompue de ces « ismes » les a complètement discrédités. Mais même si ces ismes fonctionnaient parfaitement, le besoin fondamental d'une culture nationale comme base de l'identité et du développement national n'en demeurerait pas moins. Par exemple, seule une authentique Inde hindoue peut réunir les forces du Swadeshi afin de stopper la mainmise étrangère sur l'Inde au nom de la « globalisation ». À l'Ouest cette base est fournie par l'héritage judéo-grec, en Asie de l'Ouest par l'Islam perso-arabe, en Chine par le Confucianisme, au Japon par le Shintoisme, en Inde ce ne peut être que ce que Sri Aurobindo appelait le « vaste hindouisme ».

Aucun pays ne devrait être privé de son dharma ou caractère, parce que c'est sa vie. En l'absence de son caractère nous n'aurons que confusion, corruption et chaos. Que le Pakistan s'ancre dans l'Islam, que l'Inde s'ancre dans l'Hindutva. Ainsi sécurisés dans leurs racines respectives, les hindous et les musulmans du Pakistan et du Bangladesh redécouvriront le fait que nous sommes peut-être trois États souverains mains que nous sommes tous « Un seul peuple ». De cette manière nous pouvons vivre séparés, mais vivre en paix et en bonne intelligence. Ayodhya est un tournant important dans la marche du pèlerin indien vers l'unité et la paix de la péninsule. Voici sous nos yeux la thèse indo-aryenne, son antithèse et sa synthèse. Ceci est le sens profond d'Ayodhya que ses avocats tout comme ses détracteurs ont besoin de comprendre et de prendre en compte.

par M. K.R. Malkani (Un des Vice-président du Parti Bharatya Janata)

extrait de http://www.jaia-bharati.org/index.htm 

 

image de http://www.hinduunity.org

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