19/07/2005

Ayodhya partie1

Tout au long de la polémique autour de Ram Janmabhoomi-Babri Masjid, certains ont proposé que l'on construise le nouveau temple sur le terrain adjacent, et que l'on oublie l'ancien site de Ram Janmasthan, sur lequel une mosquée s'élève aujourd'hui ? L'hindou moyen est doux de caractère, il n'est que trop volontiers prêt au compromis. Mais il y a des sujets qui demandent de la clarté et de la fermeté. Le problème d'Ayodhya en est un. Nous avons besoin d' « Une Inde qui soit capable de dire “Non” » à la pseudo-laïcité.

Pendant des siècles on a désacralisé et détruit un nombre incalculable de temples en Inde. Ce qui a fait naître un sentiment aigu d'injustice au sein de la société hindoue. Il y a quelques années à peine le VHP décidait que trois des sites déconsacrés les plus importants – Ram Janmasthan à Ayodhya, Krishna Janmasthan à Mathura et Kashi Viswanath à Varanasi – devaient être rendus au hindous afin de générer un état d'esprit d' « oubli et de pardon » qui permettrait une grande « réconciliation nationale ». Mais il n'y eu aucun répondant du côté musulman. Et aucun du côté « laïque » non plus.

Il faut bien comprendre que lorsque les envahisseurs détruisirent les temples ou les convertirent en mosquées, il s'agissait non pas d'actes religieux, mais bien d'actes politiques – ils voulaient montrer par là qu'ils pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient à l'Inde et aux Indiens. Il est indispensable de détruire de tels stigmates de l'agression si l'on veut que les vieilles blessures cicatrisent complètement et une fois pour toutes.

Au début du 19ème siècle, lorsque la Russie occupa la Pologne, elle construisit une cathédrale orthodoxe russe au cœur de la Varsovie catholique romaine. Après la Première Guerre mondiale lorsque la Pologne retrouva sa liberté, un de ses premiers gestes fut de se débarrasser de ce symbole de la domination russe. Arnold Toynbee remarquait dans ses Conférences Commémoratives d'Azad en 1960 : « Peut-être que les Polonais ont-ils en réalité été plus généreux en détruisant le monument par lequel les Russes s'étaient déshonorés que vous ne l'avez été en épargnant les mosquées d'Aurangzeb ». Et justement, les nationalistes indiens qui réclament ce geste symbolique de justice historique font plus pour une unité hindo-musulmane que les pseudo-laïques qui, au nom de la religion, veulent maintenir des mosquées construites sur les ruines des temples qui en fait ne font que constituer une offense pour le regard des hindous empoissonnant ainsi les relations hindo-musulmanes.

On verra alors que la bataille pour Ram Janmasthan n'est pas une bataille pour notre intégrité religieuse, mais une bataille pour l'intégration nationale. La bataille pour Ayodhya est vraiment la bataille pour l'Inde. En voulant reconstruire le Mandir historique de Ram Janmathan, le peuple de l'Inde cherche à retrouver sa plénitude, il est en quête de son âme et de son accomplissement.

Après des siècles d'interaction les hindous et les musulmans de l'Inde avaient réalisé une synthèse que l'Empereur Akbar, Sant Kabir et d'innombrables autres incarnèrent. En 1857, les hindous et les musulmans se soulevèrent ensemble pour combattre les Britanniques. Mais ensuite la diplomatie britannique réussit à séparer les musulmans des hindous au sein du Mouvement de Libération. Les séparatistes musulmans, encouragés par les Britanniques, demandèrent que des quotas et des privilèges leur soient accordés et finalement la parité et la partition. Le reste est de l'histoire récente. Sans le désaccord qui aboutit à la partition noyée dans le sang de l'Inde, les hindous n'auraient même pas eu besoin de demander la restitution du site de Ram Janmasthan ; leurs frères musulmans auraient été heureux de leur offrir – comme en fait ils le firent en 1857 lorsque le leader révolutionnaire Amir Ali l'offrit au leader révolutionnaire Baba Ram Charan Das. C'est le désaccord de la période qui suivit qui a fait toute la différence. Les autorités musulmanes ne cessèrent de dire « Non » à tout ce que disaient les hindous, et ils continuent par la simple force de l'habitude. L'hindou a accepté la partition à contre-cœur, en espérant que cela mettrait fin au problème musulman au sein de l'État indien. Mais il se rend compte maintenant que les musulmans ont non seulement taillé des États musulmans au Pakistan et au Bangladesh, mais qu'ils continuent à être tout autant, et même plus que jamais, négatifs en Inde.

Par M. K.R. Malkani (Un des Vice-président du Parti Bharatya Janata)

Extrait de http://www.jaia-bharati.org/index.htm

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